Modernités plurielles de 1905 à 1970, première impression

Ou comment retrouver un rapport plus équilibré avec les expressions artistiques périphériques, de l’île de Pâques, poto-mitan du Pacifique, au Nigeria rarement vu sous forme d’un combat au ralenti sous l’égide d’un escargot géant, de Gotène (peintre du Congo) à Pollock, de Picasso à Kandisky, de l’Algérie de Baya à l’Amérique philippine d’Ossorio, dont une œuvre constitue l’affiche de l’expo, et la formidable vitrine qui présente une pièce musée entière d’André Breton… Plus d’une quarantaine de salles à visiter avec patience.
Modernités plurielles de 1905 à 1970, Exposition du 23 octobre 2013 au 26 janvier 2015, de 11h00 à 21h00 Musée – Niveau 5 – Centre Pompidou, Paris.

Alfonso Angel Ossorio, Red Egg [Oeuf Rouge], 1942, Aquarelle et encre de Chine sur papier collé sur carton, 61,8 X 35 cm, Photo © Coll. Centre Pompidou / B. Hatala / Dist. Rmn-Gp, D.R.

Shibboleth, schibboleth, le retour et détour par l’art contemporain

Heureux de l’idée de Libération spécial FIAC 2013 de rapprocher l’actualité avec des œuvres d’art contemporain. C’est une performance de journal, une performance de lecture, inspirée, nous dit Gérard Lefort, par Alexis Jakubowicz et Jean-Brice Moutout, fondateurs de la revue NonPrintingCharacter.

Pour la Une Le concept de Cordelia, Détail, œuvre signée Benoît Maire (2010), choisie par Vincent Honoré, accompagne le titre sur Pôle Emploi et le chômage : « L’art de (ne pas) trouver un job »

Parmi les bonnes associations, je tombe sur Shibboleth, de Doris Salcedo (2000), proposée par Albertine de Galbert, directrice du réseau artesur.org, pour accompagner dans le Libé des Livres, une critique philosophique signée Robert Maggiori à propos des ouvrages d’Awel Honneth, notamment Un monde de déchirements. Théorie critique, psychanalyse, sociologie, édité en français par La Découverte.

Les déchirures du social sont ainsi rapprochées de la crevasse (de 167 m) creusée, exposée, dans le sol de la Tate Moderne, de Londres.

Et me renvoie aux mots schibboleth rencontrés aux Congo [Papalagui, 25/09/13].

Et montre que la critique d’art contemporain, son exposition par le texte, peut être une pensée élaborée, en phase avec les tremblements du monde.

 

« L’insulte faite au poète », Césaire dans son pays

On ne fait pas n’importe quoi avec les œuvres. Mais certains font n’importe quoi avec. Il y a peu, une performance artistique à Paris massacrait Glissant [Papalagui, 6/10/13]. Aujourd’hui, il s’agit de l’exposition Césaire à l’Espace Aimé Césaire de l’aéroport international du Lamentin (Martinique). Le photographe martiniquais Jean-Luc de Laguarigue s’élève contre « l’insulte faite au poète » :

« Outre l’agencement ridicule de cette salle, qui mélange pêle-mêle fauteuils et plantes (probablement dans une volonté de créer une illusion d’intimité), quelques phrases extraites du Cahier et divers portraits dont la réalisation est proche du néant artistique, on ne sait plus très bien si l’on contemple une triviale réalisation d’écolier, ou bien la tragique matérialisation d’un sous-développement culturel endémique, ou encore l’incurie de ceux qui ont autorisé cet ensemble disparate et vulgaire, éclaboussant de toute sa médiocrité. »

Lire sa philippique sur Gens de pays.

Délivrés des mots, les enfants valises

Parler, c’est habiter une langue. Bien ou mal, c’est l’habiter. Qu’elle soit taudis, cabane, palace, labyrinthe ou rêve. Pour les Enfants valises, titre du film, beau et bancal, de Xavier de Lausanne, c’est habiter une langue et une classe. La classe de madame Legrand, dans un quartier de l’Est parisien, qui regroupe ces élèves étrangers arrivés depuis peu, appelés en jargon associatif « primo-arrivants ».

Sissako, Hamza, Aboubacar, Dalel ont des rêves dans le français qu’ils inventent dans la bulle, le cocon de la classe. Leurs textes sont touchants de sincérité, qu’ils racontent leur vie d’avant, leur ancien président, la France, l’amour, ici, au Congo, en Côte d’Ivoire, au Mali. Leur français tâtonne, premier signe des coups reçus et des coups à prendre. Quand ils vont mieux dans la langue, ils vont mieux tout court. Pour ces adolescents, les mots-valises sont les mots qui voyagent en eux avant de sortir à la surface. Cioran, à la lucidité au couteau, l’avait déjà noté : « On n’habite pas un pays, on habite une langue. Une patrie, c’est cela et rien d’autre. »

[D’autres, appelés « adultes », sont volontaires pour apprendre une nouvelle langue, voire investir une langue à l’alphabet différent, comme l’arabe, l’hébreu. Ou plus encore, une langue sans alphabet, avec dépaysement garanti, tel le chinois ou le japonais. Eux le savent, ils en sont comme grisés : apprendre une langue c’est aussi habiter le corps de la langue, habiter le corps de l’autre. On sent vibrer en soi la langue de l’autre, chaque son découvert, chaque association de mots est une aventure heureuse. L’étranger se domestique. Mais reste étranger dans cette belle ambivalence, cet entre-deux en équilibre instable, enivrant. Car c’est le corps qui apprend la langue, qui la mime, la gestualise, la théâtralise, comme on se le disait un soir avec la poétesse Marielle Anselmo. Se sentir irrigué par les sons de l’autre langue, c’est être différent.]

Les « enfants valises », ces étranges étrangers qui tâtonnent en français, nous réconcilient avec la langue. Ils essaient une langue neuve. Et la rendent neuve. Leur désir de la langue est un désir de vie augmentée. Chez eux, le mot n’est pas « usé par l’habitude et le machinal », comme l’a justement écrit Alphonse Daudet.
Leurs valises à peine rangées, leurs mots sont neufs. Ils sont poètes, dit leur enseignante résolue, madame Legrand. Ils sont Mallarmé pour « Donner un sens plus pur aux mots de la tribu », ainsi lu dans Le tombeau d’Edgar Poe. Ils sont ce souffle qui passe par les mots de Mallarmé, justement un soir de performance et de grâce avec la comédienne Sophie Bourel.

La tribu, c’est eux bien sûr, c’est la langue de tous les jours. Mais dans leur nouvelle langue, ça tangue, ça titube, ça cahote. Ils chassent en terre étrangère, pas encore domestiquée. Leur safari est une conquête, une conquête de soi. Catherine Henri l’avait écrit dans un très bel essai, de langue et d’exil, Libres cours, paru chez P.O.L. en 2010.

Avec le grand arpenteur des mondes en Relation, Édouard Glissant (« J’écris en présence de toutes les langues du monde. »), les enfants valises nous font emboîter la poétique de l’ami Frédéric Dumont, plasticien multilingue, qui fait son miel des langues du monde, et le pas allègre du poète Armand Robin :
« Avec de grands gestes / J’ai jeté pendant quatre ans mon âme dans toutes les langues / 
J’ai cherché, libre et fou, tous les endroits de vérité / Surtout j’ai cherché les dialectes où l’homme n’était pas dompté. 
/ Le martyre de mon peuple, on m’interdisait 
/ En français, /
J’ai pris le croate, l’irlandais, le hongrois, l’arabe, le chinois
 / Pour me sentir un homme délivré . . . »

Pour mémoire : 17 octobre 1961, il y a 52 ans

« Le 17 octobre 1961, des Algériens qui manifestaient pour le droit à l’indépendance ont été tués lors d’une sanglante répression. La République reconnaît avec lucidité ces faits. Cinquante et un ans après cette tragédie, je rends hommage à la mémoire des victimes », a déclaré le Président de la République dans un court communiqué en 2012. » (AFP)

Voir Papalagui, 17/10/12.

Un rassemblement a lieu à Paris au Pont Saint Michel ce jeudi 17 octobre 2013, à 18h

La troupe du TNP se déplace en Martinique avec Une saison au Congo

C’est un événement : une semaine après la fin des représentations, le TNP de Villeurbanne  met en scène et joue Une saison au Congo à Fort-de-France, en Martinique, les 2 et 3 novembre 2013. « Il me semblait normal dans le cadre d’une célébration de présenter la pièce de Césaire dans la ville qu’il a administrée », se réjouit le metteur en scène Christian Schiaretti, directeur du Théâtre national populaire. C’était aussi la volonté du président du conseil régional, Serge Letchimy. »

La pièce avait été boudée par le théâtre français après sa création par Jean-Marie Serreau dans les années 60. Une saison au Congo a été écrite par Aimé Césaire autour de la figure charismatique et martyre de Lumumba. Elle traite de l’Afrique, de la décolonisation, et du rôle de l’Occident, dans un registre politique et poétique. Une décennie après Discours sur le colonialisme, Césaire choisit de consacrer une pièce de théâtre à la question coloniale, mais aussi à la solitude de l’homme au pouvoir dans un pays neuf (démarche analogue sur Haïti, dans La Tragédie du roi Christophe).

Lumumba est interprété par Marc Zinga qui lui donne une belle justesse de ton et de rythme, tant dans un bar à bières que face à des militaires qu’il réussit à convaincre par la seule puissance du verbe. Un Lumumba ceint d’une impressionnante cohorte de comédiens, la plupart noirs originaires du Congo, du Burkina Faso et d’Europe.

La présence du collectif Béneeré de comédiens burkinabés donne un supplément d’âme à une pièce belle dans sa démesure. Pour la comédienne et metteure en scène Mbile Yaya Bitang, de la compagnie camerounaise Anoora, « Ce n’est seulement jouer le spectacle qui nous intéresse, c’est aussi l’idée qu’elle véhicule à une génération d’Africains : elle nous pousse à mieux connaître notre histoire à nous, et comment passer outre les sectarisations, les communautarismes, les individualismes, les réflexes ethniques, etc. »

En Martinique, la distribution des comédiens sera la même que dans l’Hexagone excepté les figurants du chœur, recrutés sur place. L’ambition de l’homme de théâtre Christian Schiaretti (Molière du metteur en scène 2009) est « d’être à la hauteur du poète, de sa langue et de son projet théâtral. L’implication personnelle de Césaire dans son texte sur Lumumba sera mieux perçue en Martinique [que dans l’Hexagone]. Nous devons être à la hauteur de la langue de Césaire, dans sa sensibilité trempée dans les Caraïbes, dans sa poésie de luxuriance. »

Après la Martinique, la troupe du TNP jouera treize représentations à Sceaux (Hauts-de-Seine), au théâtre Les Gémeaux, du 8 au 24 novembre,

Voir le reportage sur la création au TNT de Villeurbanne, le 14 mai dernier dans Papalagui.

et :

« Indépendance cha-cha, la tragédie de Lumumba », Les Inrockuptibles, 14/10/13
« Césaire ressuscité », Le Nouvel Observateur, 31/05/13
« Une saison au Congo : le grand opéra de l’Afrique », Slate Afrique,  23/05/13

Le DVD de la création, enregistrée au printemps, est disponible, avec bonus et interviews tournés par Christian Tortel, Leïla Zellouma, Bernard Blondeel, Gilles Mazaniello. Distribution COPAT.

Lampedusa : ce que nous disent les gouffres (Patrick Chamoiseau)

LAMPEDUSA : CE QUE NOUS DISENT LES GOUFFRES

Toute horreur crée son gouffre
ainsi celle de la Traite à nègres qui fit de l’Atlantique
le plus grand oublié des cimetières du monde
(crânes et boulets relient les îles entre elles
et les amarrent aux tragédies du continent)

Le gouffre chante contre l’oubli
en roulis des marées
en mots de sel pour Glissant pour Walcott et pour Kamau Brathwaite
(fascine des siècles dans l’infini de ce présent où tout reste possible)

Celui de l’Atlantique s’est éveillé
clameurs en méditerranée !
l’absurde des richesses solitaires
les guerres économiques
les tranchées du profit
les meutes et les sectes d’actionnaires
agences-sécurité et agences-frontières
radars et barbelés
et la folie des murs qui damnent ceux qu’ils protègent

chaussures neuves et crânes jeunes font exploser les vieilles concentrations !

les gouffres appellent le monde
les gouffres appellent au monde

l’assise ouverte
les vents qui donnent l’humain
l’humain qui va au vent
les aventures des peurs et des désirs
la seule richesse des expériences menées à la rencontre
les solidarités qui se construisent et qui construisent
les coopérations qui ouvrent et qui assemblent
et le suc et le sel de l’accueil qui ose

L’enfant a eu raison de mettre ses chaussures neuves
ce qu’il arpente au delà de nos hontes
c’est le tranchant des gouffres génériques
qui signalent sous l’horreur
et qui fixent sans paupières
l’autre possible ouvert du meilleur de nous

en ombres en foudres en aubes
les gouffres enseignent longtemps

(toute douleur est apprendre et ce chant est connaître)

chant partagé d’une même planète.

Patrick CHAMOISEAU

 

Question critique : Ma libraire est plus rapide qu’Amazon

Le comble du bonheur de lecture : dévorer Critique de la raison nègre, d’Achille Mbembe (éd. La Découverte), puis courir à sa librairie de quartier pour acheter Critique de la raison pure, d’Emmanuel Kant, traduction, présentation et notes d’Alain Renaut, 749 p. pour 9,50 €, ouvrage dans le domaine public, contrairement à la raison elle-même, qui n’est pas encore dans le domaine public…

 

Au Congo : « Vive les corbillards, à bas les ambulances ! ».

Le commerce des Congolais avec la mort a de quoi étonner. Deux affaires récentes relèvent de la farce, sans bien entendu faire oublier les conflits meurtriers de l’est de la RD Congo, où le viol est une arme de guerre et de ce côté-ci du fleuve, à Brazzaville, la dernière catastrophe en date : l’explosion du dépôt de munitions du quartier de Mpila le 4 mars 2012 (300 morts, 2 300 blessés et de nombreux sinistrés).
Les deux affaires qui suivent sont inouïes. Elles auraient pu trouver place dans African Psycho, d’Alain Mabanckou, où Angoualima dialogue avec les résidents du cimetière…
Dans ce qui va être conté ans tarder, point de fiction, tout est réel…

À Brazzaville, le 26 août dernier les amis du danseur Prince Dethmer Nzaba sont bien tristes. Les réseaux sociaux annoncent « le décès de l’artiste danseur Prince Dethmer Nzaba, survenu à la suite d’un accident de moto. Il est vrai que Dethmer avait depuis quelque temps une santé fragile, mais il est resté cette belle personne toujours proche des siens. Puisse Dieu accueillir cette âme qui nous a tant émus. »
Les obsèques ont lieu en grande pompe.
À la mi-septembre, une seconde annonce prend l’allure d’un canular, car « Dieu merci ! Prince Dethmer Nzaba est vivant. » Il a tout simplement été… détenu trois semaines dans une geôle municipale. Pourquoi ? Comment ? On se dit qu’il devait y avoir quelque raison… ou pas.
Plein de bon sens, les réseaux sociaux percutent… « à la congolaise » : « Il faut juste retrouver la famille de l’autre cadavre qu’on a enterré à sa place pour qu’elle rembourse l’enterrement enfin je sais pas comment ça va se passer…mais c’est une histoire dingue ! Bon retour à toi Dethmer et longue vie. »

Un mort aurait-il profiter des obsèques pour se nicher à la coule dans le premier cortège ? On en était là de nos questions pathétiques, lorsque survint l’affaire des corbillards de la capitale.
« La semaine dernière, la mairie de Brazzaville a doté le service municipal des pompes funèbres, de 15 corbillards flambant neufs, écrit La semaine africaine. De marque Toyota BJ 75 (une marque qui s’adapte très bien sur les routes du Congo), ces fourgons noirs ont été livrés à un moment où, effectivement, les Brazzavillois ont eu besoin de nouveaux véhicules pour transporter les cercueils. Signalons qu’à cause du nombre insuffisant de corbillards amortis par l’usage et le temps, les pompes funèbres municipales étaient obligées de prendre, parfois, deux cercueils par course. »

Après l’affaire Dethmer, l’affaire des corbillards confirme que la colocation funéraire se porte bien et que… la réalité dépasse la fiction.
La lecture de l’article, signé S.A. Zanzala, ancien conseiller départemental du Pool, est une telle délectation, que voici d’autres extraits à la saveur de foufou :
« Cette situation était très pénible, non seulement pour les familles éprouvées qui devaient précéder les corbillards aux lieux d’inhumation où elles devaient les attendre, parfois sous un soleil accablant, pendant des heures et des heures, mais aussi et surtout, pour les chauffeurs qui, des fois, étaient obligés de traverser toute la ville pour aller collecter, comme un service de messagerie, les cercueils, ces « colis sans valeur », comme on dit dans le jargon de la messagerie, qui étaient amenés aux domiciles ou dans les lieux de culte.
(…) On apprend que deux familles appartenant à une même tribu se seraient, par inadvertance, échangées les cercueils qu’elles ont enterrés dans deux cimetières différents.
Néanmoins, c’est au moment où l’une d’entre elles a ouvert le cercueil pour saupoudrer le mort avec le soufre et verser l’acide, afin de l’incinérer, qu’elle s’est rendu compte de cette situation malencontreuse qui lui a causé du tort et de l’embarras.
Et, comme la journée était bien avancée, et il était temps pour fermer le cimetière, les croque-morts n’ont pas eu une autre solution que d’enterrer le mort, ranger leurs outils de travail et rentrer chez eux. On ne sait pas si dans l’autre cimetière, l’autre famille s’en était, elle aussi, rendue compte.
C’est donc pour mettre fin aux dures épreuves et à des telles scènes vécues par les familles que la mairie centrale de Brazzaville a acquis quinze nouveaux corbillards qui font la joie de tous [sic].
(…)
Les Congolais font non seulement des hautes spéculations, mais aussi des liens forts entre la construction d’un nouveau pavillon à la morgue municipale de Brazzaville, l’achat des nouveaux corbillards, le commerce des ossements humains et les pratiques magiques dans lesquelles leurs dirigeants seraient devenus de grands maîtres. Car de mémoire d’homme, un tel investissement n’a jamais eu lieu dans l’achat des ambulances, que ça soit du côté du gouvernement ou de celui de la mairie centrale. Pourtant, il s’agit là de sauver des vies humaines.
(…)
Alors que vu le nombre d’évacuations sanitaires enregistrées chaque jour dans les différents centres médicaux ou hospitaliers de Brazzaville, c’est dans l’achat des ambulances et non dans celui des corbillards que les autorités nationales ou municipales devraient investir pour convaincre les Congolais sur leurs efforts dans le développement du secteur de la santé. Sous d’autres cieux où l’amour de l’autre est bien pratiqué, il y a aussi des hélicoptères-ambulances médicalisés.
Et, justement, c’est au cours de l’année 2013, déclarée « année de la santé », que le gouvernement congolais devrait, entre autres, doter d’ambulances tous nos grands centres de santé, afin que les Congolais, souvent pessimistes sur le développement ou l’émergence de leur pays en 2025, ne soient pas tentés de dire : « Vive les corbillards, à bas les ambulances ! ».