« Beaucoup de grands poètes d’aujourd’hui sont aussi des universitaires » , écrit Gabriel Vittorio dans cet article du blog Littérature Portes ouvertes.
Après une série de portraits concis (Jean-Michel Maulpoix, Béatrice Bonhomme, Jean-Yves Masson, Patrick Quillier, Michèle Finck, Yves Charnet, Claude Ber, Jean-Claude Pinson, Pierre Vinclair), il attire notre attention sur l’université comme lieu de discussion de la poésie (cf les séminaires de littérature notamment d’Helene Cixous (lien) ou d’Arno Bertina, cette année à l’EHESS) et sur le revers de la médaille : l’entre-soi.
« La figure du poète-universitaire révèle finalement une évolution profonde de la poésie contemporaine. Dans une société où la poésie a perdu sa centralité sociale, l’université est devenue l’un des rares lieux où elle peut encore être étudiée, transmise, discutée avec intensité.
Mais le danger existe aussi : celui d’une poésie écrite principalement pour un milieu déjà convaincu, circulant dans des cercles restreints, parlant parfois davantage aux spécialistes qu’aux lecteurs ordinaires. Le risque d’endogamie esthétique n’est pas imaginaire. Il faut éviter que les poètes-universitaires ne se lisent qu’entre eux, ne s’étudient qu’entre eux, ne s’invitent et ne se publient qu’entre eux. »
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