Rentrant chez lui avec sa ration quotidienne de pain, de légumes et quelques fruits, il remarque le nombre important de faire-part de décès collés à l’entrée des immeubles qu’il longe. Il se dit : La mort est en forte croissance ces derniers temps, que Dieu nous préserve.
Il franchit les derniers pas qui le séparent de son immeuble. À l’entrée, il tombe sur un faire-part de décès, apparemment ancien. Il se met à le lire et quand il a fini, il s’étonne de se voir mort en martyr depuis bientôt un mois.
Triste, il fait demi-tour et prend la direction du cimetière. Il doit y arriver avant le coucher du soleil, sinon, il trouvera le passage fermé. Il restera ainsi éveillé toute la nuit et ne parviendra à sa tombe pour y dormir que le lendemain matin.
Niroz Malek,Le Promeneur d’Alep, Le Serpent à plumes, 2015, trad. Fawaz Hussain. Titre original : تحت سماء الحرب « Tahta sam’il harb » (Sous le ciel de la guerre).
Existe en arabe, français, suédois ; à la fin 2016 en allemand…
Dans son exposition For the wall, for the world, au Palais de Tokyo (Paris), Babi Badalov, artiste azerbaïdjanais réfugié politique à Paris, nous présente son « journal intime de la vie quotidienne » : « J’écris peut-être de la poésie mais je ne me suis jamais considéré comme un poète. Ce que je fais consiste surtout pour moi en une succession d’erreurs grammaticales. » Ces erreurs sont en écho à « la confusion d’une vie nomade » où Babi Badalov opère par glissements de mots et de langues. Badalov conçoit cette installation comme un hommage au « multiculturalisme parisien ». Jusqu’au 11/09/2016.
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Exposition Araki Nobuyoshi, Musée Guimet (Paris) jusqu’au 5 septembre 2016
« Ne t’est-il jamais arrivé de découvrir quelque chose de très beau, et, soudain, de souffrir très fort, et si vite que tu t’en aperçois à peine, parce que ce fragment de beauté que tu contemples, tu devrais le partager avec quelqu’un et qu’il n’y a que l’absence ? » Jacques Abeille, Les jardins statuaires, p. 365
Ce romancier surréaliste a écrit Les jardins statuaires comme premier épisode (de plusieurs centaines de pages quand même) du Cycle des contrées dont le ressort est une « attente des barbares », et où le thème de la création est considéré comme préexistant au créateur (l’œuvre contient son propre dessein, le créateur ne fait que l’accompagner).
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Au moins 44 civils ont été tués et des dizaines d’autres blessés, mardi 19 avril, par des frappes, vraisemblablement de l’armée de l’air syrienne, sur deux marchés de la province d’Idlib, dans le nord-ouest de la Syrie, contrôlée par le Front Al-Nosra. La branche syrienne d’Al-Qaida est exclue, comme l’organisation Etat islamique (EI), de la trêve entrée en vigueur à la fin de février entre régime et rebelles.
Au moins 37 civils ont été tués dans des frappes sur un marché à Maaret Al-Nouman et au moins sept autres ont péri dans des raids sur un autre marché, à Kafr-Nabl, selon l’Observatoire syrien des droits de l’homme (OSDH). Réagissant à ces attaques, parmi les plus sanglantes depuis le début du cessez-le-feu, la Coalition syrienne de l’opposition, qui regroupe les principales formations politiques en exil, a condamné des « massacres ». (Le Monde)
شهادةٌ
لا يَنْطِقُ الرَمْسُ بضنى ثِقَلِهِ
إلا حينما يَصطدِمُ بسقوطِهِ
كَفَنُ البريءْ
Témoignage
La terre ne révèle son pénible fardeau
que lorsqu’elle heurte, dans sa chute
le cercueil de l’innocent.
Salah Al Hamdani,
dans le recueil commun avec Ronny Someck, Bagdad-Jérusalem à la lisière de l’incendie, recueil de deux poètes – l’un arabe, l’autre juif – nés la même année, 1951, dans la même ville, Bagdad, traduit de l’arabe (Irak) par Isabelle Lagny et Salah Al Hamdani, et traduit de l’hébreu (Israël) par Michel Eckhard Elial, éditions Bruno Doucey, 2012
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« C’est bien ô siècle tu m’as vaincu mais je ne trouve dans tout cet Orient nul promontoire où planter le drapeau de ma soumission » Mohammad al-Maghout
En Syrie, où la dictature est une tradition familiale, les poètes sont la voix du vent qui déchire les consciences. Ainsi Mohammad al-Maghout (1934-2006), qui « de sa Syrie natale, a été celui qui a modernisé la poésie de langue arabe, en quelques recueils fulgurants publiés dans les années 1950 et 1960. Il connut la prison et l’exil, restant jusqu’au bout une conscience lucide et rétive, un homme farouchement indépendant. » Lire la suite dans Mediapart
A l’occasion de la réédition de son unique recueil de poèmes traduits en français, en 2013, le critique Salim Jay, dans un enregistrement vidéo, soulignait l’importance de la poésie de Mohammad al-Maghout. Selon lui, La joie n’est pas mon métier a des résonances contemporaines jusque dans le récit de Samar Yazbek, Feux croisés (Buchet Chastel, 2012, cf L’Orient littéraire, avril 2012 qui précède LesPortes du néant chez Stock en 2016) :
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دموعي زرقاءْ
من كثرةِ ما نظرت إلى السماء و بكيتْ
دموعي صفراءْ
من طولِ ما حلمتُ بالسنابلِ الذهبيّةِ
و بكيتْ
فليذهبِ القادةُ إلى الحروب
و العشّاقُ إلى الغابات
و العلماءُ إلى المختبرات
أمّا أنا
فسأبحثُ عن مسبحةٍ و كرسِّ عتيق
لأعودَ كما كنت،
حاجباً قديماً على باب الحزن
ما دامت كلُّ الكتبِ و الدساتير و الأديان
توْكّدُ أنّني لن أموتَ
إلاّ جائعاً أو سجيناً
Le blocus
Mes larmes sont bleues
tant j’ai regardé le ciel et pleuré
Mes larmes sont jaunes
tant j’ai rêvé des épis d’or
et pleuré
Que les chefs partent à la guerre
les amants aux forêts
les savants aux laboratoires
Quant à moi
je vais chercher un chapelet et une chaise ancienne
pour redevenir tel que j’étais
vieux chambellan à la porte de la tristesse
puisque tous les livres, les constitutions et les religions
assurent que je ne mourrai
qu’affamé ou prisonnier
Mohammad al-Maghout (Salamiyyé, Syrie, 1934 – Damas, 2006), « Le blocus », in La joie n’est pas mon métier, trad. Abdellatif Laâbi, La Différence, 1992, cité dans Anthologie de poésie arabe contemporaine, sélection Farouk Mardam-Bey, Édition bilingue, Actes Sud junior, IMA, 2007
كيْفٓ لٓهُمْ أنْ يٓعِدوا
بالجٓنّة في السٓماء
وٓهُمْ يُلْبِسونَ سوادا
على الأَرْضِ النِّساء
Keïfa lahum an ya`idū
Bil-jannah fī as-samā’
Wa hum yulbisūna sawādā
`alā al-ardhi el-nisā’
Comment peuvent-ils promettre
Le paradis là-haut
Quand ils couvrent
Ici-bas les femmes de suie
Tahar Bekri Au souvenir de Yunus Emre (1238-1320)
في حٓضْرٓة يونس إمْرِه
Édition bilingue, Elyzad (Tunis), 2012
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ما زلتُ حيّاً في خِضَمِّكِ (Mā zaltu hiyān fī ḫiḍamiki) : « Je demeure vivant dans ton immensité », Mahmoud Darwich, dans le poème Les leçons de Houriyya (تعاليم حوريَّة).