Le poète Nicolas Grenier se demande : « Faut-il écrire des haïkus au XXIe siècle ? », le haïku, cette « amusette »… « car ils ne sont pas de la poésie, mais des vers de mirliton, comme un sushi que l’on ingurgiterait dans un fast-food chinois », nous dit l’auteur de Quant à Saint-Germain-des-Prés, trente et un tanka sur la main d’après. (2011)
Écrit à Berlin le 25 juin 1922 par Marina Tsvétaïéva (1892 – 1941) et publié dans Insomnie et autres poèmes, édition de Zéno Bianu, Gallimard, NRF poésie, 2015.
Marina Tsvétaïéva met fin à ses jours (par pendaison), à l’âge de 49 ans, le 31 août 1941 à Elabouga, en Tatarie.
… car même dans le dernier hoquet je resterai poète (décembre 1920)
Je sais tout ce qui fut, tout ce qui sera,
Je connais ce mystère sourd-muet
Que dans la langue menteuse et noire
Des humains — on appelle la vie.
[Le ciel brûle, 1913]
Ma dernière cendre sera plus chaude que leurs vies
[Vivre dans le feu, Confessions]
Légère est ma démarche,
– Ma conscience est légère –
Légère est ma démarche,
Ma chanson est sonore –
Dieu m’a mise seule,
Au milieu du monde ;
– Tu n’est point femme mais oiseau,
Alors – vole et chante.
[Le ciel brûle]
Je sais qui je suis : Une danseuse de l’âme.
[Vivre dans le feu, Confessions]
A lire, le beau livre que lui a consacré Vénus Khoury-Ghata : Marina Tsvétaïéva, mourir à Elabouga, Mercure de France