Vraiment, les murs tombent ?

Identité nationale, identité racine et identité relation… Extrait de Quand les murs tombent, l’identité nationale hors la loi ? (Galaade, 2007)

”La notion même d’identité a longtemps servi de muraille : faire le compte de ce qui est à soi, le distinguer de ce qui tient de l’Autre, qu’on érige alors en menace illisible, empreinte de barbarie. Le mur identitaire a donné les éternelles confrontations de peuples, les empires, les expansions coloniales, la Traite des nègres, les atrocités de l’esclavage américain et tous les génocides. Le côté mur de l’identité a existé, existe encore, dans toutes les cultures, tous les peuples, mais c’est en Occident qu’il s’est avéré le plus dévastateur sous l’amplification des sciences et des technologies. Le monde a quand même fait Tout-Monde. Les cultures, les civilisations et les peuples se sont quand même rencontrés, fracassés, mutuellement embellis et fécondés, souvent sans le savoir. »

Outrenoir

A l’occasion de la rétrospective Soulages au Centre Pompidou, citons sa référence à « l’outrenoir » :

« Le noir est antérieur à la lumière. Avant la lumière, le monde et les choses étaient dans la plus totale obscurité. Avec la lumière sont nées les couleurs. Le noir leur est antérieur. Antérieur aussi pour chacun de nous, avant de naître, « avant d’avoir vu le jour ».  Ces notions d’origine sont profondément enfouies en nous. Est-ce pour ces raisons que le noir nous atteint si puissamment ? […] J’aime l’autorité du noir, sa gravité, son évidence, sa radicalité. Son puissant pouvoir de contraste donne une présence intense à toutes les couleurs et lorsqu’il illumine les plus obscures, il leur confère une grandeur sombre.

Un jour je peignais, […] les différences de textures réfléchissaient plus ou moins faiblement la lumière et du sombre émanait une clarté, une lumière picturale dont le pouvoir émotionnel particulier animait mon désir de peindre […]. Mon instrument n’etait plus le noir mais cette lumière secrète venue du noir. […] Pour ne pas les [les peintures] limiter à un phénomène optique j’ai inventé le mot Outrenoir, au-delà du noir, une lumière transmutée par le noir et, comme Outre-Rhin et Outre-Manche désignent un autre pays, Outrenoir désigne aussi un autre pays, un autre champ mental que celui du simple noir. »

Pierre Soulages, Le Noir. Dictionnaire des mots et expressions de couleur XXe-XXIe siècle Annie Mollard-Desfour, CNRS Éditions.

 

Avignon, Angéline et Angélica (lé gayar !)

Avignon, entrée de la salle B de l’Espace Alya, où va se jouer Angéline et Angélica,  » une petite comédie cruelle », en français et en créole. La compagnie ThéâtreEnfance, venue de Saint-Paul (La Réunion) distribue un  » Petit lexique de créole réunionnais  » :

la kaz la maison

fénoir la nuit

GSM téléphone portable

in kalot (kalote) une claque

domoun (domoune) les gens

lo ki le derrière

zamal cannabis

krankréla cafard

babouk araignée

gazé fou, folle

moin moi

toué toi

kosa (kossa) qu’est-ce que, à quoi

koué quoi

akoz pourquoi

ganié / ginyé (guin-yé) recevoir, avoir

lé mol c’est nul

lé gayar c’est super

« Phoque » ou « Fuck », la culture canadienne en deux mots

Découvert ce clip Culture en péril, en consultant le blog de Thomas Spear.

Le gouvernement canadien de Stephen Harper a annoncé le 8 août dernier la « coupure » [en français canadien] de deux programmes de subvention pour la promotion culturelle. Au total, une quinzaine de programmes – pour un montant de 45 millions d’euros – considérés comme désuets et mal utilisés, ont été abandonnés par le gouvernement depuis avril dernier.

Pourtant, investir dans la culture est financièrement rentable. Du moins, c’est le message de la vidéo « Culture en péril » à laquelle ont participé le chanteur Michel Rivard, le comédien Benoit Brière et l’humoriste Stéphane Rousseau.

Ce film tacle au passage les deux « solitudes » linguistiques du Canada, en mettant en scène un dialogue absurde entre des artistes francophones et des fonctionnaires anglophones obtus chargés d’analyser leurs demandes de subventions.

Le buzz monte sur fond de campagne électorale, les élections fédérales étant prévues pour le 14 octobre. (Source : Les Observateurs, site participatif de France 24).

Pourquoi Darwich est-il absent du Larousse et du Robert ?

Quel grand charroi de mots ce Robert,  » le dictionnaire aux 6000  » fautes « , titre Le Parisien du jour ! Encore un coup marketing d’Alain Rey, l’ancien patron dudit dico ? Avec le talent qu’on lui connaît, il réussit à prendre la langue française à contre-pied et les lecteurs du Parisien doivent en être tout hébétés ou tout esbaudis, c’est selon.

Chariot pourrait s’écrire charriot comme charrette avec deux   » r  » ;

Evénement se tolère en évènement ;

Compte-goutte peut s’écrire aussi au compte-gouttes ;

Quelle répartie ce lexicographe !

 » Un choix militant, dit-il, dans le sens où je suis pour une plus grande démocratisation de l’orthographe, trop raide.  »

Ce qui est nouveau ce ne sont pas ces alternatives (Jerricane/Jerrycan) mais que Le Parisien en parle. C’était déjà dans Le Grand Robert. C’est aussi dans le Petit, version 2009…

Les propos d’Alain Rey sont recueillis par une journaliste du nom de… Claudine Proust. Tout fout le camp !

En revanche, pourquoi Darwich est-il absent du Larousse et du Robert [il y entrera en 2013] ?

Partir (3) :  » Empirogué « , dites-vous ?

Dans le flot des livres de la rentrée littéraire, la collection Continents noirs de Gallimard publie un court roman de 83 pages, signé Abasse Ndione, Mbëkë mi, À l’assaut des vagues de l’Atlantique. Dans un élan lyrique incoercible, l’éditeur va jusqu’à écrire en 4e de couverture pour présenter l’ouvrage de l’auteur sénégalais :  » Le lecteur est emporté par l’espoir, l’immense beauté et cruauté de l’océan, la mort, le viol, la faim, la soif, les hallucinations, il est, lui aussi, le cœur au ventre, suspendu sur les abysses entre deux continents, empirogué jusqu’à l’autre rive…  »

 » Empirogué « , dites-vous ? Bon, on ne s’arrête pas à la 4e de couverture, c’est promis… On lit le livre… et on en reparle…

Il y a 40 ans, l’assassinat de Martin Luther King

Le 4 avril 1968, Martin Luther King est à Memphis, aux Etats-Unis, pour soutenir la lutte syndicale des ouvriers noirs des services de nettoiement de la ville, alors en grève.
James Earl Ray, qui s’est échappé d’une prison du Missouri, se place en embuscade et assassine Martin Luther King. Alors que Ray s’enfuit en Grande Bretagne, muni d’un faux passeport, une vague d’émeutes éclate dans plus de soixante villes.
40 ans après, Martin Luther King demeure une icône pour l’égalité des Noirs dans la société américaine.

I have a dream…

Son discours le plus célèbre fut prononcé sur les marches du Lincoln Memorial pendant la Marche vers Washington pour le travail et la liberté à Washington DC le 28 août 1963 (visible sur les sites de vidéos en partage) :

« Je fais le rêve qu’un jour, cette nation se lève et vive sous le véritable sens de son credo : “Nous considérons ces vérités comme évidentes, que tous les hommes ont été créés égaux.”
« Je fais le rêve qu’un jour, sur les collines rouges de la Géorgie, les fils des esclaves et les fils des propriétaires d’esclaves puissent s’asseoir ensemble à la table de la fraternité.
« Je fais le rêve qu’un jour, même l’État du Mississippi, désert étouffant d’injustice et d’oppression, soit transformé en une oasis de liberté et de justice.
« Je fais le rêve que mes quatre jeunes enfants vivront un jour dans une nation où ils ne seront pas jugés par la couleur de leur peau, mais par le contenu de leur personne. Je fais ce rêve aujourd’hui !
« Je fais le rêve qu’un jour juste là-bas en Alabama, avec ses racistes vicieux, avec son gouverneur qui a les lèvres dégoulinantes des mots interposition et annulation; un jour juste là-bas en Alabama les petits garçons noirs et les petites filles noires puissent joindre leurs mains avec les petits garçons blancs et les petites filles blanches, comme frères et sœurs.
« Je fais ce rêve aujourd’hui.
« Je fais le rêve qu’un jour chaque vallée soit glorifiée, que chaque colline et chaque montagne soit aplanie, que les endroits rudes soient transformées en plaines, que les endroits tortueux soient redressés, que la gloire du Seigneur soit révélée et que tous les vivants le voient tous ensemble.»

Lecture et littérature,  » des mots qui foutent tout en l’air « 

France 4 diffuse La lectrice, film de Michel Deville (1988) où l’héroïne (interprétée par Miou-Miou) loue ses services de lectrice à domicile. A chaque client, une réplique. A une douairière :  » Je suis une lectrice, pas une répétitrice.  » A un PDG pressé, entreprenant :  » Je suis une lectrice, pas une simulatrice. « Elle a passé une annonce. Elle demande à la modifier. Le rédacteur est offusqué par l’ajout d’un mot (c’est 10 francs le mot) :  » Poésie, y’a des mots comme ça qui foutent tout en l’air ! « 

La LectriceUne pétition circule sur Internet contre la suppression annoncée d’une émission littéraire sur RFI, Entre les lignes, animée par Catherine Fruchon-Toussaint depuis cinq ans. Elle ne serait plus dans la grille d’hiver, le 28 octobre. Pour quel motif ?  » Cinq minutes sur la littérature suffisent », lui aurait dit la direction… Comment justifier cet injustifiable ?Y’a des mots comme ça qui foutent tout en l’air.

le Haka c’est fini, vive le Tingo ! (concassage de cocasseries)

Et si les mots, plus encore que la culture, étaient les véritables viatiques – dernier refuge exotique – des peuples de l’eau, des archipels, du Pacifique et des contrées ultrapériphériques ? confins d’où nous est venu le hakaLe Tingo va-t-il lui succéder ? Il faut dire qu’il a droit de figurer en titre d’un livre dans l’édition anglaise d’abord, aujourd’hui dans sa traduction française, lui modeste mot rapa nui, c’est-à-dire de l’île de Pâques, dans : Tingo, drôles de mots, drôles de mondes, de Adam Jacot de Boinod (éditions 10/18, traduction Jean-Baptiste Dupin).

Encore un mot sur le haka, au jour J pour d’un match de rugby entre la France et l’Angleterre. A l’échelle du monde, c’est un derby, mot anglais pour désigner une rencontre sportive entre voisins. Elle ferait presque oublier le haka des All Blacks, qui n’a pas effrayé les Français et le haka des Samoans, assez terrible aussi, mais qui n’a pas plus bouté l’Anglais hors de la compétition.

On a tout dit, croit-on, sur le haka, ses variantes, son inspiration mythologique. On a peu parlé de cette voix maorie, donc polynésienne, cri de guerre tribal, fierté haranguée par ces sportifs, considérés chez eux comme les véritables ambassadeurs d’une mozaïque de peuples qui constituent la Nouvelle-Zélande, aux origines européenne, maorie, samaone, tongienne, etc. On les a vu chanter en langue autochtone, quelle que soit leur couleur de peau.

Exit le haka donc, qui nous a ouvert un monde. Tingo peut nous en ouvrir un autre…

 

L’édition française met à l’honneur, la langue de l’île de Pâques avec ce titre : Tingo, drôles de mots, drôles de mondes. C’est un petit livre qui tombe à point pour nous faire rebondir dans les sons et sens du monde. Publié en français le 18/10 par les éditions… 10/18 (ce qui est assez cocasse), il a été écrit dans sa version d’origine en anglais par Adam Jacot de Boinod. En anglais, ou plutôt en 150 langues… qu’il a visitées pour nous proposer des cocasseries inédites, au sens propre jamais éditées.

Le mot titre, Tingo, est un mot rapa nui (langue polynésienne de l’île de Pâques) pour dire  » emprunter des objets dans la maison d’un ami, un par un, jusqu’à ce qu’il ne reste plus rien chez lui « . Adam Jacot de Boinod est un collectionneur de mots insolites, dont la briéveté masque une définition étrange, à l’instar de Tingo, et qui révèlent une culture, aux mœurs véritablement étranges.

Ce n’est pas tout à fait un… guide de conversation… plutôt un dictionnaire inutile mais scintillant, genre livre de listes, grand concassage de cocasseries, à la mode des Miscellanées de Mr. Schott, livre de listes insolites, succès des librairies il y a tout juste deux ans, avec près de deux cent mille exemplaires vendus…

Tingo, drôles de mots, drôles de mondes, reprend une reliure similaire, avec jaquette, petits paragraphes et listes à profusion, c’est-à-dire à donner le vertige.

On peut douter de ce qui affirmé d’emblée :  » Saviez-vous que parmi les milliers de langues africaines, il n’existe pas de mots pour dire art ?  » Et préférer les balbutiements pour nommer dans notre société les arts premiers, primitifs, aborigènes, nègres, etc.

Ça commence à devenir (moyennement) intéressant quand on lit p. 31 que les Albanais disposent de 27 mots pour dire moustache. On n’aimerait pas être imberbe au pays du Général de l’armée morte.

Le Général de l'armée morte

Jouant à saute-culture comme au irait à saute-mouton, le lecteur passe de l’Albanie au Grand Nord, et pense alors à ces envolées lyriques sur les Esquimaux et leur ribambelle de mots pour dire et décrire la neige (à ce propos voir le site http://www.charlatans.info/esquineige.shtml). On est comblé, lorsque l’on tombe sur le chapitre La pluie et le beau temps. L’addition des mots inuits (du Canada, d’Alaska, du Groenland ou de Sibérie) est salée. Pas moins de deux pages ! Ne pas s’arrêter à qaniit :  » la neige en suspension dans l’air lorsqu’elle tombe « . Détailler Ariloqaq, qui n’est pas mal :  » une neige légère, qui vient de tomber, inutilisable telle quelle mais qui pourra fournir un bon matériau de construction une fois tassée « . Devenir poète avec qali :  » la neige sur les branches des arbres « .

Cette promenade dans les mots du monde et les drôles de mots est donc un guide culturel, où défile la planète mot à mot.

L’auteur britannique Adam Jacot de Boinod fait suivre les variantes de neige par les brumes écossaises et leurs variations infinies, auxquelles seule l’âme d’un poète pourrait survivre. On en ressort complètement drookit (trempé jusqu’aux os)…

Aux couleurs de la neige, aux métaphores de la brume, l’auteur nous convie aux lexiques sans nuance. En dano de Papouasie-Nouvelle-Guinée, les choses sont soit mili (foncées), soit mola (claires). Mais l’archipel peut se consoler avec le record des langues parlées (plus de 850). Alors que l’Europe est de très loin la région du monde la moins diverse linguistiquement (moins de 3% des langues du monde).

On peut regretter l’absence des mots créoles et des nombreuses langues de France, du corse au futunien, du breton à l’ajië de Calédonie, de l’alsacien au paliku guyanais…

Des mots à glaner ouvrent d’autres mystères. Les traductions françaises constituant à elle seules la réussite de ce livres des merveilles :

Un explorateur de la Lune, en estonien : kuuuurija ; parler avec deux langues [mentir] en japonais : nimaijita o tsukau ; être très jeune et pourtant déjà un cas désespéré, en maori des îles Cook : varevare.

J’ai un faible pour kalincak-kelincok, mot balinais d’Indonésie, pays aux 670 langues : le son du va-et-vient d’un objet flottant à la dérive…

A cauchemar du beau langage is dégueulasse (style fleuri)

1. Ce mardi matin sur France-Inter, ça découpe !

Une ministre d’ouverture, connue pour être  » ni pute ni soumise « , qualifie de  » dégueulasse « ,  » l’instrumentalisation de l’immigration « , faisant allusion à un amendement ADN…

Un intellectuel (non membre du gouvernement) qualifie de  » raciste  » le conseiller spécial du président de la République, rappelant un discours de Dakar, en juillet, qu’il est supposé avoir écrit pour ledit président.

Le lendemain, le conseiller spécial choisira un style fleuri pour qualifier à son tour l’intellectuel de  » petit con « .

2. Ce mardi soir, dans un amphi de la Sorbonne, une bonne centaine d’étudiants s’informe de l’atelier théâtre qui s’ouvrira prochainement. C’est la dixième année qu’il est organisé en partenariat entre le Théâtre national de la Colline et l’Université Paris 1. 

Le dramaturge David Tuaillon, s’est fixé un objectif :  » Il ne s’agit pas de bien parler une belle langue, mais de faire du théâtre avec ce que vous êtes « .

 » Cette année a été marquée par une longue campagne électorale, explique-t-il. On nous a beaucoup parlé, mais ce langage était très dégradé, il ne servait à rien. Or, on ne dit rien sans langage articulé. « 

L’homme de théâtre poursuit :  » J’ai cherché des textes sur le langage. Des textes qui posent des problèmes sur le langage dès la lecture. « 

Finalement, il a choisi les textes de Jean-Charles Massera,  » l’objet rêvé pour manipuler le langage comme une matière. « 

 

A propos de France guide de l’utilisateur (P.O.L., 1998), voici la critique signée Mona Chollet et Thomas Lemahieu, de Périphéries http://www.peripheries.net/: 

 » Houellebecq dénonce la contamination de l’intime par le libéralisme ; Masséra, lui, montre ses ravages sur la langue. Ses collages ne sont pas dictés par une syntaxe et une grammaire, mais par la logique intérimaire, par l’air du temps. Ils en sont comme une génération spontanée. Les barreaux du discours commun remplacent ceux de la syntaxe. Transformé en éponge, l’écrivain semble ne plus faire entendre une voix propre, mais régurgiter simplement bout à bout des bribes de discours qui nous assiègent tous, qui refusent de nous laisser en paix, trouent notre conscience, agressent notre intégrité et notre dignité, et qui lui sont restées en travers de la gorge. « 

 

A propos de son recueil de nouvelles, A cauchemar is born, publié chez Verticales en 2007, l’éditeur le présente ainsi : » A cauchemar is born est l’histoire fragmentée d’un vingtième siècle qui devait mal finir. Une trentaine de satires, de ce qu’il faut bien appeler la plongée cool et totalement décomplexée de l’inconscient collectif occidental dans la barbarie ordinaire. Le tout dans des formes écrites que s’est données le vingtième siècle : essais, journaux, manifestes, tracts, discours, articles de presse, dépêches, communiqués, textes de loi, résolutions, recommandations, déclarations, chartes, programmes, rapports, constitutions, dépliants touristiques, plaquettes d’entreprise, prospectus, quiz…  A cauchemar is born nous promet une belle fin. « 

Le Matricule des Anges :  » Alerte et corrosive, la plume de Jean-Charles Massera fourrage dans le prêt-à-penser, dynamite les langues stéréotypées, en libérant le corps des gangues de la raison. « 

Libération :  » Massera massacre joyeusement les tics de l’écriture administrativo-libérale et de la délation ampoulée.

3. Première répétition de l’atelier théâtre de Paris 1 : le 14 novembre. C’est un mercredi, jour du Conseil des ministres. Jour où le langage joue l’ouverture. Jour de la  » pensée cool « .