Bouquins solidaires… pour aller à la mer… en leporello

Communiqué de presse (dont on est forcément solidaire !)

Ce mercredi 24 août, 5 000 enfants en vacances avec le Secours populaire français ; chacun rentrera avec un livre de Rue du monde.

Sur la plage de Cabourg, 5 000 enfants oubliés des vacances vont vivre une journée de rêve, baignade, jeux, musique, nouveaux copains… leur seule journée de vacances, de dépaysement et de découvertes.

Les éditions Rue du monde sont associées depuis huit ans maintenant à cette initiative avec leur Été des bouquins solidaires. La vente de trois titres sortis en juin (pour deux livres vendus, un livre offert au Secours populaire) permet d’offrir un livre à chaque enfant.

Cette année ce seront 5 200 livres qui seront ainsi offerts, dont l’album Au même instant, sur la Terre... sorti à cette occasion.

Chacun pourra ainsi rentrer de cette journée exceptionnelle avec son livre, une autre manière de s’évader et de voyager encore, une autre occasion d’avoir quelque chose à raconter lors de la rentrée.

[Ce livre se déplie en accordéon, façon leporello :]

 

Une anthologie de poésie, Grand prix du livre insulaire d’Ouessant

À Ouessant, l’anthologie de poésie Outremer, trois océans en poésie, aux éditions Bruno Doucey a remporté le Grand prix du livre insulaire.

 

Présentation du livre lors de sa sortie, lors du Printemps des poètes :
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Découvrez L’anthologie « Outre-Mer, trois océans en poésie » à l’honneur du Printemps des poètes sur Culturebox !

Sur le Salon du livre insulaire (20 au 24 août) et autres friandises littéraires en terre bretonne, lire l’excellent Iles et Rias de Bretagne infos.

Voici l’ensemble du palmarès 2011 (Jean Métellus, président du jury) :

Grand prix du livre des îles du Ponant 2011
Christian Poslaniec et Bruno Doucey
Outremer, Trois océans en poésie
Éditions Bruno Doucey

Prix Beaux-livres
Matthieu Dorval et Chloé Batissou
Land’s end -Terres d’infini .2
Françoise Livinec Éditions

Prix essai, deux lauréats :
Mimerose P. Beaubrun
Nam Domi, le récit d’une initiation vodou
Editions Vents d’ailleurs
et
Louis Cozan
Un feu sur la mer, Mémoires d’un gardien de phare
Editions Les oiseaux en papier

Prix sciences, deux lauréats :
Christophe Serra Mallol
Nourriture, abondance et identité, Une socio-anthropologie de l’alimentation à Tahiti
Editions Au vent des îles
et
Teiki Huukena
Te Patutiki, Dictionnaire du tatouage polynésien des îles Marquises – Tome 1
Tiki Édition

Prix poésie
Jean-Luc Raharimanana
Les cauchemars du gecko
Editions Vents d’ailleurs

Prix Études littéraires
Jean-Michel Racault
Robinson & compagnie, Aspect de l’insularité politique de Thomas More à Michel Tournier
Éditions Petra

Mentions spéciales
Fred Theys
Les zazous…  1. L’initiation
Éditions Orphie
et
Elisabeth O’Sullivan, traduit de l’anglais (Irlande) par Hervé Jaouen
Lettres de la Grande Blasket
Édition-dialogues.fr

Prix polar
Raphaël Confiant
Citoyens au-dessus de tout soupçon
Caraïbéditions

Prix Littérature Jeunesse
1. Prix album
Laurence Coulombier et Modeste Madoré
Maki Catta
Éditions Océan

2. Prix roman
Corinne Champougny
Un cadavre dans les douves
Éditions du Petit pavé

 

Fanon et le Printemps arabe

Quel meilleur moyen de célébrer, de commémorer Les Damnés de la terre de Fanon cinquante ans après sa publication que de le relire à l’aune d’un nouveau syndrome nord-africain : la Révolution — ou au moins une série de révoltes qui continuent à bousculer des régimes à travers l’Afrique du Nord et la région ? se demande Nigel C. Gibson, dans un article en ligne The New North African Syndrome : A Fanonian Commemoration publié dans la Revue de la philosophie française et de la langue française (Vol. 19, N°1, 2011), un numéro qui débute par un article d’hommage à Édouard Glissant, signé John E. Drabinski. Signalé depuis Québec par Schallum Pyè.

Eugène Nicole, prix Joseph Kessel 2011

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Découvrez L’oeuvre des mers d’Eugène Nicole récompensé au festival Etonnants voyageurs sur Culturebox !

Le jury, présidé par Olivier Weber et composé de Tahar Ben Jelloun, Jean-Marie Drot, Pierre Haski, Michèle Kahn, Gilles Lapouge, Michel Le Bris, Erik Orsenna, Patrick Rambaud et Jean-Christophe Rufin a attribué le Prix Joseph Kessel 2011 à Eugène Nicole pour son livre L’Œuvre des mers (Éditions de l’Olivier).
Le Prix Joseph Kessel, créé en 1991, est doté de 4.500 € par la Scam (Société civile des auteurs multimédia), société de gestion collective, représente les auteurs d’oeuvres écrites audiovisuelles et radiophoniques à caractère documentaire.. Yves Courrière, Serge Daney, Régis Debray, Jean Hatzfeld, Pierre Haski, Sorj Chalandon, Florence Aubenas figurent parmi les lauréats des années précédentes.

Le prix a été remis en présence de l’auteur, le samedi 11 juin à 18h15 au Festival Étonnants Voyageurs à Saint-Malo.

http://culturebox.france3.fr/player.swf?video=32512

Découvrez L’intégrale de l’Oeuvre des mers d’Eugène Nicole sur Culturebox !

Jorge Semprún est mort

Jorge Semprún est mort mardi à Paris à l’âge de 87 ans. Ecrivain et ancien ministre de la Culture espagnol, membre de l’Académie Goncourt, il est mort mardi à Paris. Enfant espagnol en exil en pleine guerre civile, déporté durant deux années indélébiles à Buchenwald (matricule 44 904), ancien membre du Parti communiste, ministre de la Culture d’Espagne de 1988 à 1991, Jorge Semprún est mort ce mardi à Paris à l’âge de 87 ans, selon les médias espagnols citant la famille et le ministère de la Culture. (source Livres-Hebdo). Voir El País : « La mort de Jorge Semprún, une mémoire du XXe siècle ».

(c) El País

La pythie du grec ancien est morte

Elle incarnait le combat pour l’enseignement du grec ancien. Son parcours exceptionnel en faisait une autorité morale inconstestée sur le sujet : concours général, agrégation, Sorbonne, Collège de France, Académie des inscriptions et belles-lettres, Académie française enfin.

L’académicienne Jacqueline de Romilly, spécialiste de la civilisation et de la langue grecques, est morte  samedi à l’âge de 97 ans. Elle était née le 26 mars 1913 à Chartres (Eure-et-Loir) d’un père professeur de philosophie et d’une mère romancière.

Jacqueline de Romilly incarnait l’enseignement des études grecques classiques en France ainsi qu’une conception exigeante et humaniste de la culture, a écrit, en plus de 60 ans, de très nombreux ouvrages, rappelle Le Monde. En 1988, elle était devenue la deuxième femme élue à l’Académie française, après Marguerite Yourcenar. Elle en était la doyenne  depuis la mort de Claude Lévi-Strauss en 2009.

Elle avait fondé en 1992 une association pour la sauvegarde des enseignements littéraires (SEL).

Voir un double CD d’entretiens avec Pascale Lismonde :

Vivement le 15 juillet !

Dans Libération du 13 juillet : Le ministre de l’Indigénisation du Zimbabwe, Paul Mangwana, a menacé hier de retirer leur permis d’exploitation aux firmes opposées à un projet de loi visant à assurer que la majorité des parts des sociétés cotées en Bourse soient entre les mains de Zimbabwéens noirs.

Dans Libération du 14 juillet : Au Congo, les pygmées sont parqués au zoo. Invités au Festival panafricain de musique de Brazzaville (Fespam) un groupe de vingt pygmées a été logé. dans le zoo de la capitale congolaise, «sous le regard des curieux qui viennent les contempler et les filmer», selon l’Observatoire congolais des droits de l’homme. «Ils dorment sous une tente, sur des matelas à même le sol.» Toutes les autres délégations du festival sont logées dans des hôtels. Les pygmées d’Afrique centrale sont souvent considérés comme des «sous-hommes» par les autres habitants de la région. Réunis mi-avril, au Congo, ils avaient dénoncé le «génocide culturel» dont ils s’estiment victimes. (AFP)

Sur le site du Fespam, on lit ce dimanche 15 juillet : « Après une semaine de fête, la cinquième édition du Festival Panafricain de Musique s’est achevée ce samedi 16 juillet (sic) au stade Eboué de Brazzaville. »

Vivement le 15 juillet !

Pas de quartier pour le 14-juillet

Au festival d’Avignon, la compagnie du Voile déchiré réunit à la Chapelle du Verbe incarné (c’est complet à chaque représentation), une douzaine de danseurs hip-hop de talent. Pas de quartier est le nom de leur spectacle déjà présenté sur d’autres scènes, mais dont l’impact est ici assuré.

Avec un air de famille d’Indigènes, le film de Rachid Bouchareb, Pas de quartier retrace la filiation tirailleurs, immigrés, banlieue. « Un message positif de la banlieue à la nation », nous dit le metteur en scène Eric Checco.

Façon de considérer en ce 14 juillet qu’il y a une autre façon de célébrer la fête nationale, une fête arc-en-ciel, façon hip-hop, breakers, slameurs, beat-boxers…

De danser urbain très sain pas chagrin, ça craint !

Etonnants voyageurs pour « déjouer les attendus »

 Qu’est-ce qui est le plus étonnant à Etonnants voyageurs, réuni à Saint-Malo ce week-end de la Pentecôte ?

la première tempête en dix-huit ans et la ténacité des visiteurs venus s’aérer l’esprit ; Une tempete

une superbe exposition Enki Bilal, en phase avec la tempête sur Saint-Malo

Jean-Claude Carrière, hôte d’honneur des documentaires de la SCAM, citant un auteur oublié : « Une histoire imaginée, on lui demande d’être réelle; une histoire réelle, on lui demande de ressembler à une histoire imaginée. » ;

une soirée Etoiles de la SCAM aux trente réalisateurs récompensés d’un prix de 4 000 euros (soit un joli total de 120 000 euros de prix !) ; soirée assez ringarde dans l’imitation forcenée des « Césars » et autres « Molières »…

une récompense méritée pour l’ami Gilles Dagneau, réalisateur de Tjibaou, le pardon, écrit avec Walles Kotra.

 René Depestre, absent, mais récompensé par un prix de poésie pour ses oeuvres poétiques complètes ; 

l’engouement pour les cafés littéraires ;

des paroles glanées, captées, envolées, des bouts d’histoires, des bribes de pensée, dans les différents lieux d’un festival devenu gargantuesque ;

les copains des copains ;

Jacques Godbout la dispute entre Québécois, autour de littérature-monde (Jacques Godbout et Dany Laferrière). Avec une trentaine d’auteurs, ils cosignent avec notamment Glissant, Condé, Sansal, Rouaud, Mabanckou, Devi, Victor, Trouillot, etc., Pour une littérature-monde ;

le vertige d’une histoire dans un livre, un personnage au nom à peine entendu, l’éclat de rire, salle Maupertuis, à l’anedocte d’Abourahman Waberi racontant qu’il faut « déjouer les attendus », racontant donc l’introduction volontaire dans un de ses manuscrits, non de « chape de plomb », mais de « plomb de chape » (sic), expression qui est passée comme une lettre à la poste, du manuscrit au livre, de l’auteur à l’éditeur, de l’éditeur au libraire ; jusqu’à ce qu’une traductrice pour l’édition allemande lui téléphone pour s’en étonner…

 Cet Abdou est trop fort, « déjouer les attendus », n’est-ce pas, à la contrepêtrie près, « ajouter détente » au flot incoercible d’une production littéraire marketée ?

Etonnants ces écrivains voyageurs.