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Découvrez Festival d’Avignon : interview de Daniel Mesguich sur sa pièce Agatha sur Culturebox !
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Découvrez Festival d’Avignon: Maryse Condé, romancière, rêve de théâtre sur Culturebox !
Quels auteurs vivants pour quel(s) théâtre(s) ? Débat animé ce 9 juillet par les Ecrivains Associés du Théâtre (EAT Méditerranée), avec Maryse Condé, Gilbert Desveaux, Yves Ferry, Richard Philcox.
Sur France-Culture, la voix de Laurent Terzieff lit Rilke ce dimanche, 20h50 : « Une existence surabondante jaillit de mon cœur. » Dans la semaine, quelques hommages à l’acteur et metteur en scène :
« Les tricheurs », film de Marcel Carné sera diffusé sur France 3 le mardi 6 juillet à 22h45.
Mercredi à 22h10, France 2 diffusera « L’Habilleur » de Ronald Harwood, une de ses dernières pièces, qu’il a mise en scène et dans laquelle il jouait le rôle d’un comédien au soir de sa vie.
De son côté France Culture diffusera le mardi 13 juillet à 20h « Philoctète », son tout dernier succès au théâtre qui avait été enregistré pour la radio et consacrera plusieurs émissions à Laurent Terzieff.
Au programme aussi, un extrait de Tête d’Or (1959) de Paul Claudel et Zoo story d’Edward Albee (1966, jamais diffusé).
Dès dimanche, dans Les Retours du dimanche à 18h10, la radio évoquera son parcours et rediffusera à 20h l’émission Affinités électives, dont Laurent Terzieff était l’invité en 2004.
Lundi à midi, une émission sera consacrée à Laurent Terzieff. Et du lundi 5 au vendredi 9 juillet à 20h30, sera rediffusée la série d’entretiens A voix nue donnés en 1997 à Bernard Bonaldi.
(source AFP).
« Juillet est là, avec ses pluies et ses plaintes, ses tas de boues et de galets dans tous les quartiers de la ville. Lorsqu’il pleut, c’est un vrai déluge : anba pa monte anho pa desann lanmitan rete sou kote, dit le poète. Coupe Cloue a su dire dans des vers exacts la réalité d’un certain Bel Air que j’ai connu et dont le séisme du 12 janvier a définitivement rayé les traces de la ville. Chaque orage est suivi du décompte douloureux des morts, de scènes de deuil et de prière (…)
L’envasement progressif de la baie a créé cette langue de terre qui croît vers le large et où s’établissent au fur et à mesure de nouvelles demeures, de nouvelles baraques en bois, en carton en plastique, etc. Cela a fini par composer dans le paysage une sorte de chancre visuel qui ourle de corridors insanes et de venelles obscures l’avenue du Bicentenaire, censée être le signe d’une première renaissance de la ville en 1949.(…)
Port-au-Prince est devenue l’une des villes insalubre et les plus chères de la Caraïbe. Depuis que les dollars tombés de l’aide internationale ont donné aux opérations immobilières un coup de fouet artificiel qui a fait grimper considérablement les prix pour les locations et les ventes, la ville est devenue le lieu d’un face à face extrême entre les have et les have not. La hausse des prix pèse sur les plus vulnérables et les chasse de plus en plus loin du centre. »A lire dans son intégralité sur le blog de Jean-Marie Théodat, depuis Port-au-Prince.

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Hubert Védrine, ancien Secrétaire général de l’Élysée (1991) et ministre des affaires étrangères (1997), interviewé par Marie-Laure Delorme pour Le Journal du dimanche, 20/06/10.
Extrait :
« Les hommes politiques sont aujourd’hui, en moyenne, peu cultivés. Ils ne lisent pas parce qu’ils ne trouvent pas le temps. Mais à quoi passent-ils leur temps ? Ils jugent que ce n’est pas prioritaires, pas utile de lire. Cela légitime une sorte d’acculturation moyenne dont aucun écran ne peut combler le vide. Moins ils lisent, moins ils sont capables de faire passer des messages essentiels. Cela contribue à la perte de sens. Si l’on constate comment marche la fabrique des hommes politiques, on n’est pas étonné du résultat. Il n’est pas indispensable d’être très cultivé pour faire l’ENA, encore moins pour être communiquant ! Cela n’a rien à voir avec Normale sup.(…)
Les nouvelles générations ne lisent pas.
Elles passent de plus en plus de temps devant les écrans, où tout déferle en vrac, et ignorent la littérature, raccourci magique vers les compréhensions de l’âme et le sens de la vie. Paradoxe de la communication : des gens, qui passent leur temps à communiquer partout dans le monde par écrans interposés, ne se saluent pas dans l’ascenseur. C’est plus que de l’acculturation, c’est de la barbarisation. On est hystérisés. La lecture est un antidote à cela. Il existe dans la lecture une lenteur et une densité nécessaires à la construction de l’homme. (…) Je crois sincèrement qu’il faut réintroduire l’éblouissement de la lecture dans les vies d’aujourd’hui.


La ville de Baie-Mahault (Guadeloupe) réalise du 12 au 20 juin 2010, en collaboration avec l’atelier Cialos, sa seconde édition d’art contemporain Art Bemao. Elle entreprend ses premiers échanges avec la Caraïbe et l’Afrique, en invitant dix-huit artistes de Martinique, de Trinidad, d’Haïti (Hervé Télémaque), de Côte d’Ivoire (Ernest Dükü) et de Guadeloupe.

« Par cette exposition, j’entends donner les moyens aux créateurs de la Caraïbe et d’Afrique, de décrire les relations qu’ils entretiennent avec le monde », explique Jean‐Marc Hunt, commissaire d’exposition, dans le dossier de presse.
« En Guadeloupe se tient en ce moment la deuxième édition de «Art Bemao», manifestation internationale d’art contemporain, dans laquelle l’implication des autorités et institutions culturelles françaises, dans ce département français des Caraïbes, est d’un niveau tel qu’il a été impossible de lui accorder la moindre ligne de remerciement dans le catalogue.
Pourtant, un an après la grande grève qui a animé les Caraïbes françaises, l’on sent résonner les échos des tensions irrésolues, les rancœurs d’espoirs déçus. A cet égard, « Déséquilibre », le titre retenu pour cette édition de Art Bemao, traduit un sentiment largement exprimé dans les œuvres, ainsi que la précarité des conditions de culture et de vie dans l’île.
Plus encore, bien que la Martinique et la Guadeloupe aient été déclarées «département français» en 1946, leurs rapports complexes avec la métropole, et leurs divisions internes fortes, nourrissent la conviction des peuples caraïbiens que leurs deux terres sont l’une et l’autre restées des «colonies françaises». Autrement dit sous domination… »
La suite de l’article d’André Rouillé, consacré à la deuxième édition de « Art Bemao », manifestation internationale d’art contemporain qui se tient en ce moment en Guadeloupe, est publié sur ParisArt.
C’est de la vrombe vos vuvuzelas,
conques et lambis,
Billabong, méandre mort aborigène
Souffle-douleur,
Vuvuzelas, c’est là, lassé.
L’écrivain et ex-ministre camerounais Ferdinand Léopold Oyono est décédé jeudi 10 juin à l’âge de 81 ans, après avoir été victime d’un malaise.
Né en 1929 à N’Goulémakong, il a été formé dans son pays et en France, où il a notamment étudié le droit et l’administration – il est diplômé de la Sorbonne et de l’Ecole nationale d’administration (ENA) de Paris. Il a été ambassadeur du Cameroun auprès de l’ONU et dans plusieurs pays, puis longtemps ministre chargé notamment de la Culture et des Affaires étrangères dans le régime de M. Biya.
Avant d’occuper ces fonctions, il s’était déjà fait connaître comme écrivain, en publiant de mi-1950 à 1960 trois oeuvres considérées comme majeures dans la littérature africaine: Le vieux Nègre et la médaille en 1956 (10-18), Une vie de boy la même année (Pocket), et Chemin d’Europe en 1960 (Julliard).
Les deux premiers livres sont inscrits au programme scolaire de plusieurs pays africains.
Ferdinand Oyono était ambassadeur itinérant pour la présidence de la République du Cameroun et accompagnait le président Biya dans ses déplacements à l’étranger.
(source : 10/18)