Le Goncourt 2010 va à Michel Houellebecq pour La carte et le territoire (Flammarion) et le Renaudot 2010 à Virginie Despentes pour Apocalypse bébé (Grasset).
Le prix du Renaudot essai à Mohammed Aïssaoui
Bravo à Mohammed Aïssaoui pour son prix du Renaudot essai, décroché pour son livre L’Affaire de l’esclave Furcy (Gallimard). Sept jurés ont voté pour ce livre qui l’a remporté au 1er tour de scrutin. Il a déjà été récompensé du prix du roman historique, à Blois.
Richard Price et ses Voyages avec Tooy

L’anthropologue américain, Richard Price présente son livre Voyages avec Tooy, Histoire, mémoire, imaginaire des Amériques noires (éditions Vents d’ailleurs) à l’École des Hautes études (EHESS) de Paris, 54 bd Raspail, ce lundi 8 novembre 2010, 18h : « Il raconte sa rencontre avec Tooy, capitaine saramaka à Cayenne en Guyane française et nous fait pénétrer dans le monde spirituel de ce prêtre-philosophe-guérisseur à travers ses chansons, histoires, remèdes et langages secrets. »
« Nos ancêtres les Lapitas »

« Nos ancêtres les lapitas », rêve tout haut l’archéologue calédonien Christophe Sand lorsqu’il reconstitue le lien millénaire de la fondation du peuplement de son pays et de certains archipels pacifiques, dont les seules traces laissées consistent en des poteries gravées aux motifs géométriques, les lapitas (Libération , 6/11/10).
Exposition au Quai Branly.
Jérôme Ferrari, prix roman France Télévisions 2010
Le prix roman France Télévisions 2010 a été attribué par un jury de 21 téléspectateurs au 3e tour de srcutin au livre de Jérôme Ferrari, Où j’ai laissé son âme (Actes Sud), contre 6 à Eric Faye, auteur de Nagazaki (Stock) et 3 à Alain Borer, On ne peut plus dormir tranquille quand on a une fois ouvert les yeux (P.O.L.) (voir la sélection des six).
Distingué pour son épaisseur romanesque et philosophique, la tragédie en huis clos, la portée universelle des questions morales que pose la torture pendant la guerre d’Algérie, le dispositif narratif double (une lettre d’un lieutenant à son capitaine ; trois jours consécutifs de mai 1957), la dimension mythique d’une possibilité de rédemption, la hauteur de vue de la création littéraire, la maîtrise de son écriture toujours fluide et pourtant exigeante, la dépossesion de soi qu’entraîne la question de la torture chez un gradé pris de remords, le destin de victimes devenues bourreaux, l’impossibilité de s’échapper d’une tension permanente, l’impossible communication des événements à la famille française éloignée, le charisme d’un héros algérien magnétisant la confidence d’un officier français, les multiples fils qui en découlent : biblique, mythologique, historique, moral, etc.
Abd Al Malik, prix Edgar Faure de littérature politique
Le prix Edgar Faure de littérature politique attribué à Abd Al Malik pour La guerre des banlieues n’aura pas lieu (Cherche Midi).
A Lyon, une maison Ahmadou Kourouma

A Lyon, la maison située dans le Jardin des Chartreux (1er arrondissement) au niveau du 36 cours Général Giraud, a été rebaptisée « Maison Ahmadou Kourouma » en hommage à l’écrivain ivoirien, lyonnais d’adoption.
Cette maison, créée en 1860, rénovée en 2005, accueille des associations culturelles et les membres d’un conseil de quartier.
Le prix roman France Télévisions, J-1
C’est demain à France Télévisions, le prix du roman 2010 :
http://culturebox.france3.fr/player.swf?video=29521
Découvrez Prix Roman France Télévisions, les 6 livres sélectionnés sur Culturebox !
Goncourt 2010, les quatre finalistes
- Apocalypse bébé, Virginie Despentes (Grasset)
- Parle-leur de batailles, de rois et d’éléphants, Mathias Enard (Actes Sud)
- La carte et le territoire, Michel Houellebecq (Flammarion)
- Naissance d’un pont, Maylis de Kerangal (Verticales)
Résultat : 8 novembre, 13h
Abdellah Taïa, le Roi de la syncope, prix de Flore 2010

Oui Le Jour du Roi d’Abdellah Taïa est un « roman en guerre ». Oui c’est bien plus qu’une tempête sous un crâne, une forme marocaine et moderne d’un To be or not to be.
En 1987, entre Rabat et Salé, dans l’attente du cortège du roi Hassan II, les deux jeunes amis Omar et Khalid vont jouer leur vie. Dans son écriture précipitée, aux phrases courtes, coupées-décalées, aux temps télescopés, Taïa déroule une partition syncopée d’une grande richesse de sens, volontairement perturbée, perturbante dès l’incipit : « Je suis devant lui. Je rêve. mais je ne rêve pas. C’est lui. Vraiment lui. Un homme que je connais bien. Trop bien. »
Omar rêve qu’il rencontre le Roi, qu’il doit lui baiser la main, « cette main historique ».
Ces phrases au sujet coupé sont à prendre au pied de la lettre : le culte de la personnalité s’oppose au sujet libre. Style coupé-décalé pour un anti-héros en plein « rêve-réalité », « rêve-cauchemar.
Abdellah Taïa : « Au Maroc, on vit dans la fiction », interview à Bladi.net, en 2008, après la sortie d’Une mélancolie arabe, réédité en poche très prochainement.
Le livre lauréat 2010 du prix de Flore, Le jour du roi d’Abdellah Taïa (Seuil), a été choisi au 2e tour de scrutin par 7 voix contre 5 à Ann Scott pour A la folle jeunesse (Stock).
