Les passionnés de plongée sous-marine compteraient dans leurs rangs plus de dentistes que la moyenne.
C’est bien la preuve que plonger dans une carie demande de prendre sa respiration.
Les passionnés de plongée sous-marine compteraient dans leurs rangs plus de dentistes que la moyenne.
C’est bien la preuve que plonger dans une carie demande de prendre sa respiration.
La sortie de son beau livre Les veuves de verre (éditions Maurice Nadeau) en janvier 2010 avait été salué par Papalagui comme il se devait. La résidence d’écriture d’Alexis Gloaguen à Ouessant transforme sa quête poètique en contemplation active, en atelier d’écriture pour les enfants et adolescents de l’île, vécue comme île au trésor, ce trésor étant le paysage, des insulaires façonnés par le paysage.
Pour la première fois une exposition montre les influences d’Aimé Césaire sur le peintre cubain Wifredo Lam, et dans le même temps, les liens avec Picasso. C’est au Grand-Palais.
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Découvrez Les retrouvailles de Césaire, Lam et Picasso au Grand Palais à Paris sur Culturebox !

Extrait d’un entretien de Jean-François Samlong par François Mauger dans Mondomix (17/03/11)
« Dans La crise de l’Outre-mer français (L’Harmattan, 2009), vous écrivez que les Réunionnais n’auront « pas de sitôt un Saint-John Perse, un Aimé Césaire, un Edouard Glissant, un Patrick Chamoiseau, une Simone Schwarz-Bart ou une Maryse Condé ». Pourquoi être si pessimiste ? L’île qui a vu naître Danyel Waro n’est-elle donc pas fertile ?
Jean-François Samlong : Ce n’est pas du pessimisme ni de la fatalité, mais un simple constat fondé sur la réalité d’une littérature réunionnaise qui ne se contente pas de stagner, mais régresse, en perte de vitesse, faute de bons textes. C’est tout. Je ne jette la pierre à personne. J’attire le regard sur un fait qui me préoccupe.
(…)
On consommera « l’année des Outre-mer français », et puis on passera à d’autres projets, nécessairement, ne serait-ce que pour oublier que la Réunion compte aujourd’hui 120 000 illettrés (sur 750 000 habitants), a un taux de chômage exorbitant (plus de 30% de la population active), et une jeunesse diplômée aux abois.
On comprend parfaitement que dans un contexte social si explosif, écrivains et autres intellectuels ont hâte de s’engouffrer aussi bien dans les salons du livre qui se tiennent aux quatre coins de la métropole que dans « l’année des Outre-mer français », ils en redemandent même, plutôt gourmands, car tout cela redonne un sens à leur vie et leur permet de continuer à espérer ; car il leur est impossible de se débarrasser de l’odeur persistante de leur identité, de l’ampleur de leurs spécificités locales et régionales, bref, de leur mal de vivre.
Alors, dans un mouvement désespéré, quelque part risible, oubliant ce qu’est le détachement et la méditation, ils veulent se fondre dans le grand Tout.
Histoire sans cesse réécrite des Outre-mer français qui ont besoin d’une année spécifique, d’un espace autre, d’un auditoire autre, d’un ailleurs autre, dans l’espoir de briller de tous leurs feux.
Cet espoir contient en lui quelque chose de tragique, comme s’il s’agissait de faire coulisser les espaces, de reconstituer le puzzle de sa vie loin de l’ancrage historique, de déplacer les problèmes, d’investir de nouveaux lieux pour de nouveaux lendemains, le lieu originel devenant de plus en plus hostile aux rêves de toute une jeunesse.
Oui, pourquoi pas ? Mais qu’on prenne bien conscience que ce grand écart n’est possible que si les peuples des Outre-mer français, en quête d’un éclairage venu du dehors, rejettent l’éclairage venu du dedans, follement amoureux de ce que Virginia Woolf appelle « le dédoublement dans les miroirs ». C’est ainsi que, par milliers, hommes et femmes de l’Outre-mer s’envolent vers ce grand pays qu’est la France, ce pays sans soleil, ce pays fascinant de la non-identité. »
À bout touchant
se défouraille un bon mot
de sa poche-revolver

Le Petit Larousse illustré est né en 1905. Cent ans plus tard, une version Internet est née et consultable en ligne… Elle sera l’une des attractions de la Journée des dictionnaires ce 16 mars à l’université Cergy-Pontoise.
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C’est aux éditions Bruno Doucey, nées en 2010, et c’est intéressant…

« Comment me vint l’écriture ? Comme un duvet d’oiseau sur ma vitre, en hiver. Aussitôt s’éleva dans l’âtre une bataille de tisons qui n’a pas, encore à présent, pris fin. » René Char, Crésus, in Poèmes militants, Le Marteau sans maître, p. 44, cité par Éric Marty dans René Char, Points, coll. Monographie, p. 29.


Nous avions vu cette exposition au festival d’Avignon 2009, 1947 (photos de Pierrot Men, textes de Raharimanana). Elle est présentée à nouveau à l’université Nanterre dans le cadre d’un ensemble de manifestations « Madagascar 1947, Histoire(s) et mémoire(s) coloniales », du 10 mars au 5 avril 2011 (détails ). Et ce livre édité par Vents d’ailleurs, en avant-première dans l’expo et au salon du livre de Paris.

À noter ce mardi 15 mars, à 17h, la table-ronde : Histoire(s) et mémoire(s). Enseigner l’histoire coloniale en 2011. Avec : Lydia Ait Saadi Bouras : Docteure en Histoire contemporaine du Maghreb, Jamie Byrom : Consultant en éducation, auteur de manuels d’histoire au Royaume-Uni, Laurence de Cock : Professeure d’histoire-géographie au lycée Joliot-Curie de Nanterre, chercheuse en sciences de l’éducation, Université Lyon 2, Marie-Albane de Suremain : Maître de conférences en Histoire, Université Paris Est Créteil – IUFM, membre du laboratoire SEDET, Raharimanana : Écrivain – co-auteur de l’exposition « 47, Portraits d’insurgés ,
Jakob Vogel : Professeur d’Histoire de l’Europe et du colonialisme européen, Université de Cologne, Allemagne.