Prix Renaudot 2010, 2è sélection

Pour sa deuxième sélection, le jury Renaudot a sélectionné en roman et essai les titres suivants (3è sélection le 2 novembre, prix le 8 novembre) :

Romans :
– Salim Bachi, « Amours et aventures de Sindbad le marin » (Gallimard)
– Antoine Bello, « Enquête sur la disparition d’Emilie Brunet » (Gallimard)
– Michel Houellebecq, « La carte et le territoire » (Flammarion)
– Robert Solé, « Une soirée au Caire » (Seuil)
– Simonetta Greggio, « Dolce Vita » (Stock)
– Claude Arnaud, « Qu’as-tu fait de tes frères ? » (Grasset)
– Abdellah Taïa, « Le jour du roi » (Seuil)
– Stéphanie Janicot, « Que tous nous veuille absoudre » (Albin Michel)
– Marc-Edouard Nabe, « L’homme qui arrêta d’écrire » (édité par l’auteur)

Essais :
– Mohamed Aïssaoui, « L’Affaire de l’esclave Furcy » (Gallimard)
– Charles Dantzig, « Pourquoi lire? » (Grasset)
– Patrice Delbourg, « L’odyssée Cendrars » (Ecriture)
– Michel Onfray, « Le crépuscule d’une idole » (Grasset)
– Annette Wieviorka, « Maurice et Jeannette, biographie du couple Thorez » (Fayard)

Voir la 1ère sélection.

Prix Femina 2010, 3e sélection, vraie et définitive

Le Prix Femina sera attribué le 2 novembre parmi ces titres :

Romans français :
Claude Arnaud, Qu’as-tu fait de tes frères ? (Grasset)

Philippe Forrest, Le siècle des nuages (Gallimard)

Patrick Lapeyre, La vie est brève et le désir sans fin (P.O.L)

Olivia Rosenthal, Que font les rennes après Noël ? (Verticales)

Violaine Schwartz, La tête en arrière (P.O.L)

Antoine Volodine, Écrivains (Seuil)

Romans étrangers :
Alberto Barrera Tyszka, La maladie (Gallimard)
Audur Ava Olafsdottir, Rosa candida (Zulma)
Sofi Oksanen, Purge (Stock)
Kate O’Riordan, Un autre amour (Joëlle Losfeld)
Gonçalo M. Tavares, Apprendre à prier à l’ère de la technique (Viviane Hamy)

Essais :
Mohamed Aïssaoui, L’affaire de l’esclave Furcy (Gallimard)
Raphaëlle Bacqué, Le dernier mort de Mitterrand (Grasset)
Evelyne Bloch-Dano, Le dernier amour de George Sand (Grasset)
René de Ceccatty, Alberto Moravia (Flammarion)
Pierre-Olivier Sur, Dans les yeux du bourreau (Lattés)
Jean-Didier Vincent, Elisée Reclus (Fayard)

Voir, Prix Femina 2e sélection et 1ère sélection.

La “Polarnésie” contamine les lecteurs de Papeete (Livres-Hebdo)

Dans un reportage d’Anne-Laure Walter à Papeete, la lettre quotidienne du magazine professionnel Livres-Hebdo relate l’engouement des Polynésiens pour le salon Lire en Polynésie qui « pour sa dixième édition s’est tenu du 14 au 17 octobre sur le thème du polar, (et) prend un tournant en parvenant à fédérer le public, les institutions locales et toute la chaîne du livre.

Cette manifestation, organisée par l’Association des éditeurs de Tahiti et des îles (AETI) à la Maison de la culture avec un budget de 65 000 euros, a pris pour ses dix ans un virage important, parvenant à sensibiliser tous les acteurs locaux.

(…)

Une appropriation du salon par le public qui s’est notamment faite grâce à la création avec la mairie d’un “Parcours polar” dans la ville suivi par plus de deux cents personnes.

“Nous souhaitons faire la liaison entre le livre et la notion de détente, poursuit Christian Robert. Nous avons un travail important à faire sur ce point en Polynésie car pour la majeure partie de la population, la lecture est associée à l’école.”
 
(…)

Cette mise en avant du roman noir correspond aussi à une tendance éditoriale en Polynésie où tous les éditeurs ont, depuis peu, monté leur collection de polars du Pacifique.

Au Vent des îles, pionnier il y a dix ans avec la collection “Thriller polynésien”, a créé l’an passé la série “Noir pacifique”. Le Motu a publié son premier thriller, Les Mers australes ont inauguré en 2008 la collection “Récif noir”, et Haere Po a lancé pour le salon “Corail noir” avec On rit jaune à Tahiti de Philippe Prudhomme.

Du côté des ventes, les résultats ne sont pas aussi bons que l’an passé, avec néanmoins de bonnes surprises en jeunesse et pour les romans des auteurs présents au salon.  

(…)

Le mot nègre

 

 

 

412eda3tzdl_ss500_.1287523074.jpg

 

Mot

Parmi moi

de moi-même

à moi-même

hors toute constellation

en mes mains serré seulement

le rare hoquet d’un ultime spasme délirant

vibre mot

j’aurai chance hors du labyrinthe

plus long plus large vibre

en ondes de plus en plus serrées

en lasso où me prendre

en corde où me pendre

et que me clouent toutes les flèches

et leur curare le plus amer

au beau poteau – mitan de très fraîches étoiles

vibre

vibre essence même de l’ombre

en ailes en gosier c’est à force de périr

le mot nègre                                                         

sorti tout armé du hurlement

d’une fleur vénéneuse

le mot nègre

tout pouacre de parasites

le mot nègre

tout plein de brigands qui rôdent

de mères qui crient

d’enfants qui pleurent

le mot nègre

un grésillement de chairs qui brûlent

acre et de corne

le mot nègre

comme le soleil qui saigne de la griffe

sur le trottoir des nuages

le mot nègre

comme le dernier rire vêlé de l’innocence

entre les crocs du tigre

et comme le soleil est un claquement de balles

et comme le mot nuit un taffetas qu’on déchire

le mot nègre

dru

savez-vous

du tonnerre d’un été

que s’arrogent

des libertés incrédules

 

                                              Aimé Césaire

Extrait de Cadastre (éditions du Seuil, 1961).

Césaire dit son poème ici

La peine de mort s’étend bien au-delà des quatre murs d’une cellule (Caroline Planque)

Aux Buttes-Chaumont, parc de la capitale connue pour ses agréables dénivelés, son lac central et ses périphéries montueuses… Quand les joggeurs du dimanche s’apprêtent, s’échauffent et courrent des tours et des tours, le piéton honnête ne presse pas le pas malgré le vent frais et le frimas piquant. Sur les grilles de l’entrée principale, face à la mairie, les photos de Caroline Planque arrêtent le regard plus sûrement que le sifflet d’une autorité administrative.

En grand format, un visage ou un buste ou une oblique témoigne de l’effet de l’exécution capitale sur les proches des détenus du couloir de la mort : « Une fois condamnés à la peine capitale, hommes et femmes deviennent un simple numéro de matricule qui efface progressivement leur nom, leur passé et bien souvent leur humanité. Et pourtant, derrière chaque numéro se cache un individu avec une histoire, une famille, des proches. La peine de mort s’étend bien au-delà des quatre murs d’une cellule, à commencer par le parloir. »

L’onde de choc provoquée par l’éxécution fatale est visible sur une sœur, un activiste, un aumonier… ou des enfants. A ce propos, on est sidéré par la tranquille détermination du groupe Kids against death penalty, association créée par trois adolescents neveux d’un condamné).

« Il serait naïf de croire que la peine de mort affecte uniquement le condamné : ce sont des familles entières qui s’effondrent, et des individus, autour et à l’intérieur du monde carcéral, qui sont marqués à jamais . »

Nombreuses interviews dans le supplément de Ouest-France consacré à cet engagement.

Voir le site Ensemble contre la peine de mort.

Prix Médicis 2010, 2e sélection

Après la 1ère sélection (17 septembre), voici la deuxième et dernière sélection du prix Médicis, qui sera décerné le 3 novembre 2010 :           

 Romans français :

  • Geneviève Brisac pour « Une année avec mon père » (L’Olivier)
  • Philippe Forest pour « Le siècle des nuages » (Gallimard)
  • Jean Guerreschi pour « Bélard et Loïse » (Gallimard)
  • Claudie Hunzinger pour « Elles vivaient d’espoir » (Grasset)
  • Maylis de Kerangal pour « Naissance d’un pont » (Verticales)
  • Jean Rodier pour « En remontant les ruisseaux » (L’Escampette)
  • Olivia Rosenthal pour « Que font les rennes après Noël ? » (Verticales)
  • Antoine Volodine pour « Ecrivains » (Seuil)

Romans étrangers :         

  • William Boyd pour « Orages ordinaires » (Seuil) – Grande-Bretagne
  • Sofi Oksanen pour « Purge » (Stock) – Finlande
  • Thomas Pynchon pour « Vice caché » (Seuil) – Etats-Unis
  • Gonçalo Tavares pour « Apprendre à prier à l’ère de la technique » (Viviane Hamy) – Portugal
  • David Trueba pour « Savoir perdre » (Flammarion) – Espagne
  • David Vann pour « Sukkwan Island » (Gallmeister) – Etats-Unis

           

A Blois, le prix du roman historique à Furcy

http://culturebox.france3.fr/player.swf?video=29095Découvrez Mohammed Aïssaoui prix du roman historique pour « L’affaire de l’esclave Furcy » sur Culturebox !

(avec les témoignages de deux membres du jury, l’historienne Simone Bertière et l’écrivaine Iraine Frain.)

Lire un dossier plus complet sur Papalagui, Furcy force le respect ;

et le blog d’Alain Mabanckou, Black Bazar ;

et l’interview de Lohammed Aïssaoui au blog Fauteuil Club Sandwich ;

ou encore par Johary Ravaloson alias Arius, d’Arius et Mary Batiskaf (A+MB), Liberté plastiK, installation-performance, mise en scène du Procès Furcy, Musée Léon Dierx, Musée historique de Villèle, Musée Stella Matutina, La Réunion, 1998-1999.

Hommage à Jean-Claude Charles

Une soirée littéraire en hommage à l’écrivain haïtien disparu le 7 mai 2008 Jean-Claude Charles, animée par Yves Chemla , est annoncée par l’ambassade d’Haïti à Paris, le 25 octobre à 19h au Musée du Montparnasse à Paris, avec pour thème « la reconnaissance des écrivains et la notion d' »enracinerrance » ».
En présence des écrivains Lyonel Trouillot et Syto Cavé.
Entrée libre.

Prix de Flore 2010, 2e sélection

Le jury de Flore a établi sa seconde sélection pour son prix qui couronne les jeunes talents depuis 1994 : Anne Berest pour La fille de son père (Seuil), Marylis de Kérangal pour Naissance d’un pont (Verticales), Ann Scott pour A la folle jeunesse (Stock), Abdellah Taïa pour Le jour du roi (Seuil) et Bernard Quiriny pour Les assoiffées (Seuil).

Décision le 4 novembre 2010.