Après d’amères batailles, les responsables de la revue de littérature en ligne Périphéries, Thomas Lemahieu et Mona Chollet, nous invitent joliment à » la reconquête de l’imaginaire, mère des batailles « . Ajoutons… la reconquête des imaginaires, ne pouvant nous passer… ni du passé ni des pluriels à venir.
Mois / septembre 2009
Premières sélections 2009 Goncourt, Renaudot, Femina
Première sélection du Goncourt 2009 (décerné le 2 novembre) :
Edem Awumey, Les pieds sales, Seuil
Sorj Chalandon, La Légende de nos pères, Grasset
Daniel Cordier, Alias Caracalla, Gallimard
David Foenkinos, La Délicatesse, Gallimard
Eric Fottorino, L’homme qui m’aimait tout bas, Gallimard
Jean-Michel Guenassia, Le club des incorrigibles optimistes, Albin Michel
Yannick Haenel, Jan Karsky, Gallimard
Justine Lévy, Mauvaise fille, Stock
Laurent Mauvignier, Des hommes, Minuit
Serge Mestre, La Lumière et l’oubli, Denoël
Marie NDiaye, Trois femmes puissantes, Gallimard
Véronique Ovaldé, Ce que je sais de Vera Candida, L’Olivier
Jean-Philippe Toussaint, La vérité sur Marie, Editions de Minuit
Delphine de Vigan, Les heures souterraines, JC Lattès
Première sélection Renaudot 2009
Vincent Message, Les veilleurs, Seuil
Olivier Sebban, Le jour de votre nom, Seuil
David Foenkinos, La délicatesse, Gallimard
Alain Blottière, Le tombeau de Tommy, Gallimard
Anne Wiazemsky, Mon enfant de Berlin, Gallimard
Gérard Pussey, Les succursales du ciel, Fayard
Eliette Abécassis, Sépharade, Albin Michel
Jean-Marc Parisis, Les aimants, Stock
Jean-Pierre Milovanoff, L’amour est un fleuve de Sibérie, Grasset
Frédéric Beigbeder, Un roman français, Grasset
Patrick Poivre d’Arvor, Fragments d’une femme perdue, Grasset
Marie-Hélène Lafon, L’annonce, Buchet Chastel
Bruno de Cessole, Le moins aimé, la Différence
Véronique Ovaldé, Ce que je sais de Vera Candida, Éditions de l’Olivier
Premières sélections du prix Femina 2009 (décerné le 9 novembre) :
Romans français :
Gwenaëlle Aubry, Personne, Mercure de France
David Foenkinos, La délicatesse, Gallimard
Brigitte Giraud, Une année étrangère, Stock
Yannick Haenel, Jan Karski, Gallimard
Eric Holder, Bella ciao, Seuil
Dany Laferrière, L’énigme du retour, Grasset
Francine de Martinoir, L’aimé de juillet, Jacqueline Chambon
Catherine Mavrikakis, Le ciel de Bay City, Sabine Wespieser
Laurent Mauvignier, Des hommes, Editions de Minuit
Laurence Plazenet, La blessure et la soif, Gallimard
Noëlle Revaz, Efina, Gallimard
Lidye Salvayre, BW, Seuil
Romans étrangers :
Gil Adamson, La veuve, Bourgois
Nadeem Aslam, La vaine attente, Seuil
Sebastian Barry, Le testament caché, Joëlle Losfeld
Neil Bissondath, Cartes postales de l’enfer, Phebus
Abha Dawesar, L’Inde en héritage, Héloise d’Ormesson
Junot Diaz, La brève et merveilleuse vie d’Oscar Wao, Plon
Elena Ferrante, Poupée volée, Gallimard
Paolo Giordano, La solitude des nombres premiers, Seuil
Carol Ann Lee, La rafale des tambours, Quai voltaire
Anna Luisa Pignatelli, Noir toscan, La différence
Mathias Zschokke, Maurice à la poule, Zoé
Marie Ndiaye et les mots d’écrivains

Selon Livres-Hebdo du 15/09/09 : » En marge de l’agitation médiatique que déchaînent Frédéric Beigbeder ou Amélie Nothomb, poids lourds annoncés qui tiennent respectivement les 8e et 4e rang du Top 20 Ipsos/Livres Hebdo, la discrète Marie NDiaye réussit pourtant à s’imposer de façon durable parmi les meilleures ventes de livres de la rentrée.Unanimement salué par la critique, notamment dans la presse écrite, le dixième roman de l’auteure française dont on parle le plus en cette rentrée littéraire, Trois femmes puissantes (Gallimard), paru le 20 août, rejoint cette semaine à la 15e place le Top 20, toutes catégories de livres confondues. Il se hisse à la 5e place du classement des meilleures ventes de romans.Initialement tiré à 15 000 exemplaires, ce recueil de trois histoires de femmes entre la France et le Sénégal atteint aujourd’hui un tirage total de 86 000 exemplaires après cinq réimpressions. « Par ailleurs, on peut lire sur le site des Inrockuptibles du 30/08/09 la critique et l’entretien réalisés par Nelly Kaprielian de » l’écrivain Marie Ndiaye aux prises avec le monde » (son roman est dans la première sélection du Goncourt 2009 depuis aujourd’hui), présentés ainsi :Dans Trois femmes puissantes, Marie NDiaye raconte des vies déchirées entre l’Afrique et la France. Une interrogation sur la condition humaine la plus contemporaine : les migrations et les questions d’appartenance. Le livre le plus dérangeant et obsédant de cette rentrée. Decryptage et interview.Sur la construction de son roman, sur ces thèmes de prédiclection, sur ses choix de personnages (où puisez-vous la monstruosité de vos livres ?), sur la France de Sarkozy, sur la Condition noire (livre de son frère Pap Ndiaye, qu’elle avait magnifiquement préfacé par une nouvelle), sur son identité (Afrique ? France ? Berlin ?), lire l’interview.Citons la fin :Marie Ndiaye : En Angleterre ou aux Etats-Unis, beaucoup d’écrivains sont issus d’origines ethniques différentes comme Zadie Smith, Monica Ali, Hari Kunzru, etc.Nelly Kaprielian : En France, nous n’avons pas ce type d’écrivains. Comment l’expliquez-vous ?Marie Ndiaye : En général, les écrivains sont des gens qui ont fait des études, savent manier la langue et peut-être que ça n’est pas encore le cas pour nos minorités, qui se sentent peut-être exclues d’un certain savoir. Lorsqu’on voit d’où viennent les écrivains en France, pour une grande majorité d’entre eux, ils viennent de milieux bourgeois et/ou intellectuels, alors qu’aux Etats-Unis, par exemple, c’est moins le cas, Russell Banks ou Joyce Carol Oates n’ont pas été élevés au milieu de livres. Les parents d’Oates étaient fermiers, le père de Banks était plombier. Bref, il semblerait que les écrivains français viennent tous d’une bourgeoisie éclairée, cultivée, qui est un milieu assez restreint. Ce n’est pas complètement mon milieu : ma mère était prof de sciences naturelles dans un collège, ma famille n’était pas un lieu de livres. Jusqu’à l’âge de 13 ans, j’ai vécu à Fresnes et ensuite ma mère a déménagé à Bourg-la-Reine. C’était une banlieue très modeste, je vivais dans une barre HLM et les HLM dans les années 70 c’était autre chose qu’aujourd’hui. C’était plutôt pas mal, on a eu une enfance dans la rue, d’une liberté totale, sans crainte, ce que les enfants d’aujourd’hui n’ont pas. Quant à mon père, je crois que c’est un homme qui n’a jamais lu un roman de sa vie. Il a fait des études mais il venait d’un milieu misérable au Sénégal. Ma mère lit mes livres. Mon père, je n’en ai aucune idée. J’ai arrêté mes études très jeune pour écrire. Parfois, en interviews, je sens que je n’ai pas les outils pour parler de littérature, n’ayant pas fait Normale sup ou de longues études. Alors je réponds le plus simplement possible. Critique et entretien à rapprocher (sur ce point de l’origine des écrivains de France), des archives de l’INA. L’Institut national de l’audivisuel révèle une sélection de « Mots d’écrivains », classés par auteurs ou par thèmes. Malgré la richesse de ce patrimoine, ô combien délicieux, on ne peut pas s’empêcher de penser aux propos de Marie Ndiaye sur le milieu d’origine des écrivains. Dans la sélection de l’INA, il faut bien chercher pour trouver un Kateb Yacine, un Aimé Césaire, un Amadou Hampatê Bâ, et 19 secondes de Borgès…Alors continuons de fouiller, comme Marie Ndiaye affouille de son style puissant des vies ignorées qui tentent un passage improbable Nord / Sud.
la main d’une éphémère, des yeux d’outremer
Sur France-Inter, entendue Sanseverino chanter L’étrangère.
Paroles: Louis Aragon. Musique: Léo Ferré
1961 « Les chansons d’Aragon chantées par Léo Ferré » © Barclay
autres interprètes: Yves Montand (1968), Sanseverino (2004).
Il existe près des écluses
Un bas quartier de bohémiens
Dont la belle jeunesse s’use
A démêler le tien du mien
En bande on s’y rend en voiture,
Ordinairement au mois d’août,
Ils disent la bonne aventure
Pour des piments et du vin doux
On passe la nuit claire à boire
On danse en frappant dans ses mains,
On n’a pas le temps de le croire
Il fait grand jour et c’est demain.
On revient d’une seule traite
Gais, sans un sou, vaguement gris,
Avec des fleurs plein les charrettes
Son destin dans la paume écrit.
J’ai pris la main d’une éphémère
Qui m’a suivi dans ma maison
Elle avait des yeux d’outremer
Elle en montrait la déraison.
Elle avait la marche légère
Et de longues jambes de faon,
J’aimais déjà les étrangères
Quand j’étais un petit enfant !
Celle-ci par là vite vite
De l’odeur des magnolias,
Sa robe tomba tout de suite
Quand ma hâte la délia.
En ce temps-là, j’étais crédule
Un mot m’était promis si on,
Et je prenais les campanules
Pour des fleurs de la passion
A chaque fois tout recommence
Toute musique me saisit,
Et la plus banale romance
M’est l’éternelle poésie
Nous avions joué de notre âme
Un long jour, une courte nuit,
Puis au matin : « Bonsoir madame »
L’amour s’achève avec la pluie.
Admiration aveugle

Gœthe (créateur allemand né en 1749) apprend l’arabe à 60 ans :
» Il découvrit l’islam lorsqu’un soldat allemand qui se battait dans l’une des campagnes espagnoles rapporta une page du Coran pour la lui montrer. Son enthousiasme fut tel qu’à 60 ans il commença à apprendre l’arabe. Il découvrit par la suite le grand poète persan Hafiz, et ce fut la source d’inspiration pour son recueil de poèmes qui traite de l’idée de l’autre, le «Divan occidental-oriental», publié pour la première fois il y a près de deux siècles, en 1819. » (Daniel Bareboïm, La musique éveille le temps, Fayard, 2008).

Volker Schlöndorff (cinéaste allemand né en 1939) court son premier marathon à 60 ans:
» J’en ai couru au moins un par an, souvent deux, depuis maintenant dix ans. Je n’étais pas du tout sportif. Un peu de jogging, jamais plus de vingt minutes. Et puis un jour, à 60 ans, j’ai rencontré dans un dîner une dame qui m’a dit courir le marathon. Je l’ai trouvé élégante, raffinée, pas l’image des gens que je voyais à la fin des courses, emmitouflés dans leur couverture de survie. A cette époque, mes projets de films ne se concrétisaient pas. J’étais déprimé. Et je me suis mis à courir seul, dans les bois autour de mon domicile. Et je crois que la course m’a sauvé la vie. » (Libération, 22/08/09).

José Saramago (écrivain portugais né en 1922) ouvre un blog à 86 ans :
Dans son premier billet, le 17 septembre 2008, il écrit : » Physiquement nous habitons un espace, mais sentimentalement nous sommes habités par une mémoire. »
Un an après, jour pour jour, le Seuil publie son dernier roman en date, Le voyage de l’éléphant, qui s’inspire du périple d’un éléphant au XVIe siècle entre Lisbonne et Vienne (entretien à lire sur Books de septembre). « Salomon, objet d’absurdes stratégies, traverse l’Europe au gré des caprices royaux, des querelles militaires et des intérêts ecclésiastiques, soulevant sur son passage l’enthousiasme de villageois émerveillés. »

Bachir Kerroumi écrit son premier roman un peu avant 50 ans, Le voile rouge :
Une belle autobiographie, d’un homme debout, né à Oran, devenu aveugle à l’adolescence à peine arrivé en France, et qui continue en 2009 à s’entraîner sur les tatamis deux fois par semaine. Il est ceinture noire de judo, 3e dan. Collection Haute enfance chez Gallimard.

Livres jeunesse du Mexique
Dernier jour pour cette exposition de livres jeunesse du Mexique, bibliothèque Faidherbe à Paris. L’occasion de continuer l’exploration des livres de ce pays après le Salon du livre de Paris en mars dernier qui avait invité les écrivains mexicains.
Un communiqué : Évocation du dynamisme de la jeune édition mexicaine pour la jeunesse à travers la présentation de livres originaux ou traduits en français. La production d’éditeurs tels que Tecolote ou Petra ediciones voisine avec les très beaux ouvrages de la communauté maya de San Cristobal de las Casas dans le Chiapas.
Les « Bifurcations » d’André Brink

Les mémoires de l’écrivain sud-africain André Brink, déjà publiés en anglais chez Harvill Secker, sous le titre A Fork in the Road, seront disponibles en français chez Actes Sud en 2010.
Haïti chérie des lettres françaises ?
Tout d’abord lire Le Monde des livres qui publie ce jeudi après-midi un éloge des deux écrivains haïtiens de la rentrée littéraire, Dany Laferrière (L’énigme du retour, Grasset) et Lyonel Trouillot (Yanvalou pour Charlie, Actes Sud), tous deux sont sélectionnés pour le Prix Wepler/Fondation La Poste (décision 16 novembre), alors que Laferrière est aussi dans la première liste du Prix Medicis (décision le 4 novembre), et dans la sélection de la rentrée Télérama / France-Culture.

ensuite rendez-vous au musée du Montparnasse, qui accueille dans le cadre de l’exposition André Malraux, le dernier voyage en Haïti, une série de rencontres, » Sur les traces des intellectuels et artistes haïtiens, de l’île à l’ailleurs « , dont la première est organisée avec l’ambassade d’Haïti en France et le collectif 2004 images, ce jeudi à 19h : « Regards croisés sur Saint-Soleil, les peintres paysans de Soisson-la-Montagne » autour de Carlo Célius, critique d’art et Jean-Marie Drot, réalisateur, commissaire de l’exposition autour des films : Tiga, rêve, possession, création, folie d’Arnold Antonin et Le dernier voyage d’André Malraux : Saint Soleil en Haïti, de Jean-Marie Drot.
Enfin, dans la nuit, lire Laferrière et Trouillot, sous les étoiles ou à la bougie, selon le temps.
Koffi Kwahulé n’est pas qu’une hypothèse
A suivre : » Koffi Kwahulé. Une voix afro sur la scène française contemporaine « , thèse de doctorat soutenue par Virginie Soubrier, agrégée de Lettres classiques et enseignante, sous la direction du professeur Denis Guénoun.
La soutenance est prévue le samedi 19 septembre, de 14h à 18h, Amphithéâtre Descartes, Sorbonne, 1, rue Victor Cousin 75005 Paris.

Qu’écrit la doctorante sur l’écriture de Koffi Kwahulé ?
« L’écriture de Kwahulé est (…) une écriture déambulatoire qui contraint celui qui voudrait en témoigner à une reconstruction a posteriori. Mais, en dehors de ces extravagances de la fable, construites le plus souvent par les mises en abîme, qui brouillent sa linéarité, la font digresser et instaurent ainsi un ton d’écoute, un personnage singulier nous paraît à même de mettre en lumière ce qui, dans l’écriture de Kwahulé, crée un effet d’improvisation et rappelle « cette coopération étroite entre l’improvisé et le composé » qui caractérise le jazz.
Personnage paradoxal, il relève à la fois de l’ailleurs, du dehors, et de l’intimité des autres personnages : dans ces milieux cloisonnés où se déroulent les pièces de Kwahulé (cellule familiale dans La Dame du Café d’en face, cage de verre dans Big Shoot, ascenseur suspendu dans le vide dans Blue-S-cat, prison de Misterioso-119…), saturés par des passés lourds de viols et d’incestes, il arrive comme un intrus… »
Ce personnage, nous avons choisi de l’appeler « l’improviste », en empruntant ce néologisme à Jacques Réda. Agent rythmique, il crée une alternance de tensions et de détentes qui, effaçant toute causalité dramatique et toute cheville logique, contribue à la déchronologisation de la fable : plus d’avant ni d’après, ni de symétrie.
(Source : La Maison des auteurs, Les Francophonies en Limousin)
A lire :
Le tout dernier numéro de la revue Africultures (n° 77-78) avec un dossier consacré au théâtre: » Fratries Kwahulé : Scène contemporaine choeur à corps « ,
coordonné par Sylvie Chalaye et Virginie Soubrier.
Sur Big Shoot, lire Papalagui, 6/04/08.
Dernier texte paru, né d’un atelier pour un groupe d’adolescents de Rodez et sa région (joué le 26 septembre à Rodez) :

Sortie en poche de » La condition noire «
Un détail de la très belle oeuvre de Gérard Fromanger, Rue de la mer, série » Le désir est partout « , a été choisi pour la couverture de l’un des essais qui ont marqué l’année dernière : La condition noire de Pap Ndiaye, essai sur une minorité française, sort en poche en Folio ce 10 septembre.
Ce (jeune) travailleur noir, en train de balayer, est traversé par une ligne de couleurs, » couleur » au pluriel. La force paradoxale du tableau convient parfaitement au travail de Pap Ndiaye.
Présenté par les éditions Gallimard comme » le travail fondateur des black studies à la française « , il déploie un travail de terrain sociologique et une analyse anthropologique du fait noir en France. Intéressant par ses réflexions comparées France / Etats-Unis, le livre de Pap Ndiaye est un instrument de référence incontournable pour penser la question noire en France.
Ecrit avant l’avènement d’Obama aux Etats-Unis, cet essai sert d’appui théorique et de mise en situation des questions de la vie quotidienne, que l’auteur place en têtes de chapitres, par exemple :
Pourquoi l’invisibilité des Noirs dans l’histoire et les sciences sociales françaises ?
La mesure du colorisme
Vers une histoire des populations noires de France
Le tirailleur et le sauvageon : les répertoires du racisme anti-noir
Y a-t-il un racisme anti-blanc ?
L’utilité de la mesure des discriminations
La cause noire : des formes de solidarité entre Noirs.
Précisons que la préface de Marie Ndiaye, la soeur de l’auteur, est une nouvelle de toute beauté, intitulée Les soeurs.
