Sélection du prix Roman France Télévisions 2009

Le jury de présélection du prix roman France Télévisions, réuni aujourd’hui, a choisi les livres suivants :

Anouar Benmalek, Le Rapt (Fayard)

Brigitte Giraud, Une année étrangère (Stock)

Dany Laferrière, L’énigme du retour (Grasset)

Marie Ndiaye, Trois femmes puissantes (Gallimard)

Véronique Ovaldé, Ce que je sais de Vera Candida (L’Olivier)

Jean-Philippe Toussaint, La vérité sur Marie (Minuit).

Un jury de vingt-et-un télespectateurs élira le lauréat le 19 novembre.

Bonne nouvelle : Kossi Efoui, lauréat du Prix des cinq continents de la Francophonie 2009

Le Jury du Prix des cinq continents de la Francophonie, réuni à Paris le 28 septembre, a désigné son lauréat 2009 : l’écrivain togolais Kossi Efoui, pour son roman Solo d’un revenant (Le Seuil) – l’histoire d’un retour aux sources dans un pays ayant connu une décennie de massacres. Le prix lui sera remis le 24 octobre à Beyrouth à l’occasion du Salon du livre.

Le jury a distingué « ce texte qui remet en cause des évidences en imposant un métissage des genres – fable, théâtre, poésie –, portant sur la cruauté du monde un regard vif et intransigeant ».

Avec ce roman, Kossi Efoui avait déjà été récompensé du prix Tropiques et du pris Ahmadou Kourouma.
Le jury
Présidente : Lise Bissonnette (Canada-Québec) 
Membres : Monique Ilboudo (Burkina Faso), Paula Jacques (France-Égypte), Vénus Khoury-Ghata (Liban), Pascale Kramer (Suisse), Jean-Marie Gustave Le Clézio (Maurice), Henri Lopes (Congo), René de Obaldia (Hong-Kong), Leïla Sebbar (Algérie), Denis Tillinac (France), Lyonel Trouillot (Haïti). Hubert Haddad (Franco-Tunisien), lauréat du prix 2008, est membre du jury pour la session 2009.

Précédents lauréats :

2008 : Hubert Haddad, « Palestine » (Éd. Zulma)
2007 : Wilfried N’Sondé, « Le Coeur des enfants Léopards » (Actes Sud)
2006 : Ananda Devi, « Eve de ses décombres » (Gallimard)
2005 : Alain Mabanckou, « Verre Cassé » (Seuil)
2004 : Mathias Enard, « La Perfection du tir » (Actes Sud).
2003 : Marc Durin-Valois, « Chamelle » (Jean-Claude Lattès)
2001 : Yasmine Khlat, « Le désespoir est un péché » (Le Seuil).

La culture, ce n’est plus seulement le « tout Ma’ohi »

 » Le discours culturel a changé, il n’est plus aussi exclusif qu’avant. La culture, ce n’est plus seulement le « tout Ma’ohi ». On est plus consensuel. La diversité culturelle est mieux admise, mieux respectée aussi. Hiro’a tend à transmettre ce message : nous parlons aussi bien d’arts traditionnels que d’arts modernes ou classiques, car tous ont leur légitimité dans le paysage culturel polynésien. Notre culture, ce n’est pas seulement le chant et la
danse. L’art contemporain n’a jamais été soutenu car pour beaucoup il ne fait pas partie de ‘notre’ culture. Pourquoi serait-il incompatible pour un Polynésien de faire de la peinture ou du hip-hop ? Pourquoi un Japonais ne pourrait-il pas danser le ‘ori ?
C’est la réalité culturelle aujourd’hui. Pour reprendre Jean-Marie Tjibaou, « Le retour à la tradition est un mythe. Aucun peuple ne l’a jamais vécu. La recherche d’identité, le modèle, pour moi, il est devant soi, jamais en arrière. » La culture est en mouvement et elle est devant nous.  »
(extrait de l’éditorial  » Écrire sa culture « de Heremoana Maamaatuaiahutapu, Directeur de la Maison de la culture de Polynésie, à Tahiti, à l’occasion des deux ans de la revue Hiro’a, salué par Papalagui, à sa création.)

En Martinique, les éditions Lafontaine ont 15 ans, Nou ka fété sa !

Les éditions Lafontaine fêtent leurs 15 ans le 3 octobre 2009. Venez tous dès 10 heures à Case-Pilote, en Martinique. Spectacle gratuit de contes et marionnettes. Venez nombreux aux côtés de Jala, c’est notre victoire à tous. Nou ka fété sa !
Le prochain rendez-vous avec le tribunal de commerce concernant le redressement judiciaire, c’est le 24 novembre 2009.  » Mais l’entreprise vivra ! Aucune inquiétude à avoir, car nous savons ce que nous voulons pour nos enfants, nous savons où nous allons.  » peut-on lire dans un communiqué.

Yanvalou et lecture

A l’occasion de la sortie de Yanvalou pour Charlie (Editions Actes Sud), rencontre avec Lyonel Trouillot, librairie Le Comptoir des mots , 239 rue des Pyrénées, Paris XXe, jeudi 24 septembre, 20h.

Lecture de Thérèse en mille morceaux, dont l’adapation est mise en scène au Théâtre de l’Est parisien, du 13 au 24 octobre. Lecture d’extraits de Yanvalou pour Charlie.

 
   
 

A signaler aussi dans la même librairie, une rencontre le 27 avec William Wilson.

Forte est la question de la forme

Découvert le blog de Frédéric Forte, Poète public.

Ce membre de l’Oulipo (Ouvroir de Littérature Potentielle) est adopté par la librairie Le Comptoir des Mots (Paris 20e) pour : a) y écrire un livre de poésie et b) partager avec le lecteur potentiel ma passion pour l’édition de poésie contemporaine.

Dans sa note du jour, nous lisons :

 » J’écris dans les 99 notes préparatoires à Re- que le livre aura des pages paires et impaires, que les pages paires seront en prose et les impaires en vers. Je laisse également entendre dans plusieurs notes qu’une forme fixe sera à l’œuvre. Ce que je ne dis pas, mais qui dans mon esprit est implicite, c’est que cette forme fixe s’appliquera aux pages impaires du livre.

Mais quelle forme fixe utiliser ? « 

Terre-neuvas, noirceur en haute mer

Dans Terre-neuvas, Chabouté épuise le lecteur autant que les marins, nous plonge dans la noirceur de cet isolement en haute mer, sur ces bancs de morues près de Terre-Neuve. Son dessin en noir et blanc, marins barbus, mousse bouc-émissaire, cadrages qui tanguent comme la Marie-Jeanne.

 » Le terre-neuvas est fruste mais fier… il veut qu’on le commande en homme «  dit le doyen des marins, le père Mathu au novice, dont l’apprentissage est un bizutage en règle.

L’album de Chabouté nous fait rouler et tanguer au rythme de la goélette, une histoire de vengeance, meurtres en pleine mer, coincés entre des cases qui vous oppressent comme si vous y étiez.

 

 » Avons quitté le port le 26 février 1913 à la marée du matin à destination des bancs de Terre-Neuve pour une nouvelle campagne de pêche. « 

De profil, le capitaine écrit dans sa cabine. On devine un abri temporaire, seul un rai de lumière perce pour éclairer la scène, le reste de cet espace exigu est couvert de noir, encre envahissante dans l’album de Chabouté, Terre-neuvas.

Exposition d’originaux à la galerie Daniel Maghen, à partir du 3 octobre.

Marie Ndiaye bourse Jean Gattégno 2009

Marie Ndiaye bourse Jean Gattégno 2009 pour son oeuvre de création littéraire, Elena Balzamo, lauréate 2009 pour sa traduction de la correspondance d’August Strinberg, publiée par Zulma.

 » La bourse, d’un montant de 50 000 euros, a pour objectif de permettre aux auteurs ayant déjà publié une oeuvre importante, de se consacrer pleinement à un grand projet d’écriture ou de traduction. »