A suivre : » Koffi Kwahulé. Une voix afro sur la scène française contemporaine « , thèse de doctorat soutenue par Virginie Soubrier, agrégée de Lettres classiques et enseignante, sous la direction du professeur Denis Guénoun.
La soutenance est prévue le samedi 19 septembre, de 14h à 18h, Amphithéâtre Descartes, Sorbonne, 1, rue Victor Cousin 75005 Paris.

Qu’écrit la doctorante sur l’écriture de Koffi Kwahulé ?
« L’écriture de Kwahulé est (…) une écriture déambulatoire qui contraint celui qui voudrait en témoigner à une reconstruction a posteriori. Mais, en dehors de ces extravagances de la fable, construites le plus souvent par les mises en abîme, qui brouillent sa linéarité, la font digresser et instaurent ainsi un ton d’écoute, un personnage singulier nous paraît à même de mettre en lumière ce qui, dans l’écriture de Kwahulé, crée un effet d’improvisation et rappelle « cette coopération étroite entre l’improvisé et le composé » qui caractérise le jazz.
Personnage paradoxal, il relève à la fois de l’ailleurs, du dehors, et de l’intimité des autres personnages : dans ces milieux cloisonnés où se déroulent les pièces de Kwahulé (cellule familiale dans La Dame du Café d’en face, cage de verre dans Big Shoot, ascenseur suspendu dans le vide dans Blue-S-cat, prison de Misterioso-119…), saturés par des passés lourds de viols et d’incestes, il arrive comme un intrus… »
Ce personnage, nous avons choisi de l’appeler « l’improviste », en empruntant ce néologisme à Jacques Réda. Agent rythmique, il crée une alternance de tensions et de détentes qui, effaçant toute causalité dramatique et toute cheville logique, contribue à la déchronologisation de la fable : plus d’avant ni d’après, ni de symétrie.
(Source : La Maison des auteurs, Les Francophonies en Limousin)
A lire :
Le tout dernier numéro de la revue Africultures (n° 77-78) avec un dossier consacré au théâtre: » Fratries Kwahulé : Scène contemporaine choeur à corps « ,
coordonné par Sylvie Chalaye et Virginie Soubrier.
Sur Big Shoot, lire Papalagui, 6/04/08.
Dernier texte paru, né d’un atelier pour un groupe d’adolescents de Rodez et sa région (joué le 26 septembre à Rodez) :

