Z’avez pas vu le it-bag de la it-girl ?

Elle s’appelle Magnifique. Ça ne s’invente pas. C’est son nom de scène et de soirée. On la reconnait entre toutes. Une it-girl, chic, élégante, toujours trend, charmante et sexy. Elle aime les coups de cœur d’un jour, même d’un instant.  Se rêve Néo-Parisienne. On parle d’elle dans les revues à la mode bien qu’elle n’ait aucun mérite sinon quelques astuces et ruses de fashinosita, tips branchés et tendance.
Si elle ne vous lance pas son it-bag au visage, c’est qu’elle ne vous connait pas. Elle vous balance alors de sa bouche pulpante des « love » à la pelle. C’est pas de l’amour mais de la rage, une sophistication futile et éphémère à la texture vaporeuse.
Son rêve : durer plus que ce que durent les roses.

Ça ne s’explique pas, sauf abonnement spécial : Papalagui.

Mot du jour : it-girl

Une It girl ou It-girl est une charmante jeune femme sexy qui bénéficie d’une couverture médiatique sans lien ou disproportionnée par rapport à ses mérites personnels. Le « règne » d’une « It girl » est en général éphémère ; certaines des It girls montantes vont soit tomber dans l’oubli, soit voir leur célébrité ternie.

Source : Wikipédia.

Ou dans le Dictionnaire d’Oxford :

it girl (also It Girl) : « a young woman who has achieved celebrity, especially suddenly.
ORIGIN coined by American screenwriter Elinor Glyn (1864–1943), with reference to American actress and sex symbol Clara Bow (1905–65), who starred in Glyn’s romantic comedy It (1927). The current usage dates from the 1960s. »

Même source, version anglaise de Wikipédia : « It Bag is a colloquial term from the fashion industry used in the 1990s and 2000s to describe a brand or type of high-priced designer handbag by makers such as Hermès or Fendi that becomes a popular best-seller. »

[Centenaire Césaire ] Mais ses mots sont vivants (Capitaine Alexandre)

« Dédié à Aimé Césaire, maître de la parole tambour qui m’a appris que la poésie était avant tout, respiration de l’homme debout. » nous dit Capitaine Alexandre, du Collectif On a slamé sur la lune, dans Africultures. Extrait :

Fin d’un texte

Et commencement de la fin d’un autre

Aimé Césaire s’est endormi

Et comme Grand-père il ne se réveillera pas demain

Crépitement de flammes

Une bibliothèque brûle au loin

« Au bout du petit matin

La grande nuit est immobile

Et les étoiles, plus mortes

Qu’un balafon crevé… »

Aimé Césaire s’est endormi

Mais ses mots sont vivants, et bien vivants !

Ils frappent à notre porte !

Toc !

Toc !

Toc !

Le « Mot » de Césaire dit par Césaire

« Mot », premier poème du recueil Corps perdu, gravures de Pablo Picasso, Paris, Éditions Fragrance, 1950, réédition RMN Grand Palais-HC éditions, 2011.

Extrait :

 

Parmi moi

de moi-même

à moi-même

hors de toute constellation

en mes mains serré seulement

le rare hoquet d’un ultime spasme délirant

(…)

vibre mot

j’aurai chance hors du labyrinthe

plus long plus large vibre

en ondes de plus en plus serrées

.

en lasso où me prendre

en corde où me pendre

en arc-en-ciel

en ciel en arc

et que me clouent toutes les flèches

et leur curare le plus amer

au beau poteau-mitan de très fraîches étoiles

vibre

vibre essence même de l’ombre

en aile en gosier c’est à force de périr

.

le mot nègre

sorti tout armé du hurlement

d’une fleur vénéneuse

.

le mot nègre

tout pouacre de parasites

le mot nègre

tout plein de brigands qui rôdent

de mères qui crient

d’enfants qui pleurent

le mot nègre

un grésillement de chairs qui brûlent

âcre

et de corne

le mot nègre

comme le soleil qui saigne de la griffe sur le

trottoir des nuages

le mot nègre

comme le dernier rire vêlé de l’innocence

.

entre les crocs du tigre

et comme le soleil est un claquement de balles

et comme le mot nuit un taffetas qu’on déchire

le mot nègre

.

dru savez-vous

du tonnerre d’un été

.

que s’arrogent

des libertés incrédules

Lecture de « Mot » par Césaire :

 

[Centenaire Césaire ] A Dakar… cahier d’un retour au pays ancestral

« Aimé Césaire, cahier d’un retour au pays ancestral », est un colloque international organisé à Dakar, du 19 au 22 mars 2013 en hommage à Aimé Césaire, par l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF) « pour honorer l’œuvre d’un grand humaniste ».

« Seront associés Léon-Gontran Damas et Léopold Sédar Senghor. Ensemble, ils ont apporté une contribution considérable au rayonnement de la langue française. »

Présentation de « La tragédie du Roi Christophe » d’Aimé Césaire le 19 avec la présence de délégations venues de la Martinique, de la Guadeloupe, de la Guyane et d’Haïti.

A voir et écouter Hamidou Sarr, Conseiller du Secrétaire Général de l’OIF :

Prix du livre France Culture – Télérama (sélection 2013)

Le jury du 8e Prix du livre France Culture – Télérama a pré-sélectionné les dix romans et récits suivants :
Vie et mort de Paul Gény de Philippe Artières (éd. du Seuil)
Une vie brève de Michèle Audin (éd. Gallimard)
Mélo de Frédéric Ciriez (éd. Verticales)
Le chat de Schrödinger de Philippe Forest (éd. Gallimard)
Les nuits de Vladivostock de Christian Garcin (éd. Stock)
Roma/Roman de Philippe de la Genardière (éd. Actes Sud)
Aux frontières de la soif de Kettly Mars (éd. Mercure de France)
Un notaire peu ordinaire de Yves Ravey (éd. de Minuit)
Alias Ali de Frédéric Roux (éd. Fayard)
Le roman d’Adèle de Julie Wolkenstein (éd. P.O.L.)

Alain Julien Rudefoucauld (Le dernier contingent, éd. Tristram) a été lauréat en 2012.
Critère de pré-sélection : une œuvre littéraire écrite en langue française et publiée en janvier, février ou mars. Doté de 5 000 euros, le prix sera remis au Cinéma du Panthéon, le mardi 19 mars à 20h00.

Le jury de l’édition 2013 du Prix est composé, pour Télérama, de Michel Abescat, Nathalie Crom, Christine Ferniot, Gilles Heuré, Marine Landrot et Fabienne Pascaud, et, pour France Culture, de Caroline Broué, Arnaud Laporte, Olivier Poivre d’Arvor, Augustin Trapenard, Sandrine Treiner et Alain Veinstein.

[Centenaire Césaire] À Fort-de-France, samedi 9 mars

À Fort-de-France, samedi 9 mars à 10 h 30, devant la bibliothèque Schœlcher, un « happening poétique » transformera la rue de la Liberté en rue de la poésie pour un hommage à Aimé Césaire, par Suzanne Dracius, présenté ainsi : « À travers un long tube venez vous faire susurrer à l’oreille par des comédiens professionnels des mots « macumba », des mots « couresse » , des mots « Shango » en hommage au chantre de la Négritude, pour lequel l’association Paris Métis en Écriture commence par la ville de Fort-de-France, le premier de plusieurs événements qui auront lieu tout au long de l’année 2013 ici et ailleurs, pour le centenaire de la naissance d’Aimé Césaire. »

[Centenaire Césaire] La Carte du printemps est toujours à refaire

Théâtre Paris-Dauphine (à l’université du même nom, Amphi 9) présente le 21 mars à 20h30 : La Carte du printemps est toujours à refaire, poèmes d’Aimé Césaire. Mise en espace : Richard Soudée. Avec: Pierre Puy, Philippe Cantinol, Salma Belemhani, Paul Flye Sainte-Marie, Hakim Meziani, Arnaud Nguyen, Manitra Rajaonarivelo, Abdallah Saffidine, Inès Skandrani. Entrée gratuite. Contact : 01.44.05.44.23 et contact@theatreadauphine.fr

 

Concours de poésie en langue créole de la Caraïbe

Le concours de poésie en langue créole de la Caraïbe (4e édition), Prix Gilbert Gratiant, est organisée par l’association Kalbas Lò Lakarayib (KL2), présidée par Daniel Boukam, qui invite à participer jusqu’au 15 juillet 2013 « tous les créolophones de la Caraïbe (Martinique, Guadeloupe, Guyane, Haïti, Sainte-Lucie, Dominique) ».
Un prix jeunesse est organisé pour la première pour les collèges et lycées.
La remise des prix aux trois meilleurs poètes est prévue en octobre 2013 lors de la Journée internationale du créole.
Contact à Fort-de-France (Martinique) :  Agence Tag, tél. : 0596.73.28.89 – Courriel : takeoff2@orange.fr