Une nuit d’hommage à Aimé Césaire

A Paris, la Maison de la poésie propose Une nuit d’hommage à Aimé Césaire, lundi 23 juin 2008 à partir de 20h.

Au menu :

● Echange de lettres entre Léopold Sédar Senghor et Aimé Césaire représentée par un dialogue entre Daniel Maximin et Nimrod.

● La Passion du poète, communication d’Edouard Glissant

Cahier d’un retour au pays natal, lu par Pascal N’Zonzi, mise en espace Claude Guerre.

● Ecoute du Discours sur le colonialisme lu par Antoine Vitez en 1989 au Festival d’Avignon.

 

Hommages par Jean-Pierre Siméon, Zéno Bianu, Gabriel Garran, Francis Parny.

 

Maison de la Poésie, passage Molière, 157 rue Saint-Martin, 75003 Paris.

L’été sera [big] shoot

Que Big Shoot, pièce de Koffi Kwahulé, revienne dans l’interprétation de Denis Lavant, à partir du 21 août au Lavoir Moderne parisien et l’on est sûr de patienter l’été jusqu’à plus soif… Voir premières impressions ici .

A partir du 21 août 2008, du jeudi au samedi à 21h – dimanche 16h. Big Shoot dans une mise en jeu de Michèle Guigon, présenté ainsi dans le communiqué de presse d’Isabelle Muraour, qui ne fait jamais les choses à demi :  » Jeux du cirque médiatique où le bourreau se fait artiste et offre à la curiosité malsaine de la société le spectacle de son crime. Interrogatoire poussé, sévices psychologiques de détraqué, folie et sexualité… Tour à tour inquisiteur et tortionnaire, Monsieur invente Stan, sa victime, et fabrique l' »alibi » nécessaire à ses pulsions.  »

Autant le dire nettement : l’été sera shoot. C’est du théâtre vivement conseillé, sans modération.

Aimé Césaire à l’oeuvre, colloque à venir

L’Agence universitaire de la Francophonie (AUF) et l’Institut des textes et manuscrits modernes (ITEM) préparent, sous forme d’un colloque en hommage à Aimé Césaire, des journées scientifiques consacrées spécifiquement aux problèmes d’édition de ses œuvres.

Une édition des œuvres complètes d’Aimé Césaire est en préparation depuis 2003. Aimé Césaire avait été consulté, et le travail a commencé grâce à ses recommandations. L’édition paraîtra prochainement dans la collection « Planète Libre », une bibliothèque d’éditions critiques des grands textes de culture francophone, dirigée par PM de Biasi et Marc Cheymol, publiée par CNRS éditions en partenariat avec l’ITEM et l’Agence universitaire de la Francophonie.

Voir détails sur le site de l’AUF.

Nathacha Appanah, rebelote

Le prix des Lecteurs de L’Express 2008 récompense Nathacha Appanah pour Le dernier frère (L’Olivier).

Ce roman avait déjà reçu le prix Culture et bibliothèques pour tous en mai dernier et le prix du Roman Fnac en 2007 [critique dans Papalagui, 27/08/07].

Le prix de l’Essai, créé cette année, a récompensé Virginie Linhart pour Le jour où mon père s’est tu (Le Seuil).

Ferney et Fabula, littérature finie et lecteurs affamés

L’époque n’est pas qu’épique, elle est à la désespérance littéraire. Impuissance ou pouvoir ? se demandait-on ici il y a quelques jours. Le même site de Fabula nous invite aujourd’hui à réfléchir pour un prochain numéro de LHT (Littérature Histoire Théorie) au thème  » Tombeaux pour la littérature : histoire et rhétorique d’un genre critique « .

Richard Millet stigmatise le Désenchantement de la littérature, Enrique Vila-Matas fait des figures de Bartleby ou de Lord Chandos des modèles, Lionel Ruffel pense notre époque comme Dénouement, William Marx comme Adieu à la littérature, Antoine Compagnon fait le constat d’un « épuisement » de l’espace littéraire que, dans un essai sous-titré La Fin de la littérature, Dominique Maingueneau dénonce avec virulence

Tombeaux… avec ces questions :  » A quoi bon ces récits ? Pourquoi vouloir voir mourir la littérature ? De quoi les antiennes sur la fin de la littérature sont, sur le plan critique comme sur le plan poétique, la possibilité ? « , se demande Alexandre Gefen.

Que des émissions littéraires disparaissent comme l’emblématique Bateau livre de Frédéric Ferney, inlassable interviewer à l’intelligence fine et gourmande, c’est une chose, pas anodine du tout, que les colloques résonnent aussi d’un écho d’une certaine fin, c’est plein d’espoir tout ça…

A cette fin, les lecteurs opposeront toujours leur faim.

L’Acadie fait son Tintamarre

Les Éditions Prise de parole lancent Tintamarre, Chroniques de littérature dans l’Acadie d’aujourd’hui, de David Lonergan.
Cette  » lettre d’amour à la littérature acadienne  » regroupe plus d’une centaine de chroniques publiées pour la plupart dans le quotidien L’Acadie Nouvelle, cet ouvrage propose un panorama de la littérature acadienne des quinze dernières années.

Plus de 120 œuvres d’une soixantaine d’auteurs y sont commentées.

La suite sur Acadie.net

Une ou plusieurs langues, une ou plusieurs cultures

«  Il est drôle de remarquer que la situation de l’Allemagne en tant qu’État autrefois divisé et celle de l’Ex-Yougoslavie sont diamétralement opposées. Les Allemands ont une langue unique mais deux héritages culturels différents. Dans les Balkans, chacun parle une langue diffente. Pourtant, les traditions, les valeurs et les souvenirs se distinguent très peu les uns des autres. » raconte Jurica Pavcic, critique culturel croate et auteur de romans policiers à propos de la littérature balkanique contemporaine. C’était en mars dernier lors de la foire aux livres de Leipzig. C’est rapporté aujourd’hui dans un reportage intitulé  » Arc-en-ciel littéraire à Leipzig  » du Journal Europa .