Andy Saunders et sa 2CV cubiste façon Picasso

Cette 2CV est le fruit de six mois de travail du designer britannique Andy Saunders. La rencontre d’une Deuche et d’un carrossier cubiste.
Initiales : Où j’ai laissé mon âme ? À Cuba !


Le groupement de libraires indépendants Initiales a désigné, mardi 17 mai, ses deux lauréats : Jérôme Ferrari pour Où j’ai aissé mon âme (Actes Sud, 2010) dans la catégorie roman français (voir portrait et entretien dans Papalagui, 10/12/10 ), et Leonardo Padura Fuentes pour L’homme qui aimait les chiens (Métailié, janvier 2011) dans la catégorie roman étranger (voir reportage et entretien dans Papalagui, 4/02/11 ).
« Deux livres qui traitent de la dialectique victime-bourreau », résume Livres-Hebdo :
« Le roman de Jérôme Ferrari, agrégé de philosophie ayant enseigné à Alger, se déroule dans la capitale algérienne en 1957 et met en scène un colonel et un lieutenant qui, victimes lors de la guerre d’Indochine, se transforment en bourreaux. L’ouvrage avait déjà obtenu le Prix roman France télévisions en 2010, et plus récemment le prix Valéry Larbaud 2011.
L’ouvrage du Cubain Leonardo Padura Fuentes, est traduit de l’espagnol par René Solis et Elena Zayas. À Cuba, à la mort de sa femme, Ivan réfléchit sur sa rencontre en 1977 avec un homme mystérieux qui, après quelques rencontres, lui a fait d’étranges révélations sur l’assassin de Trotski. Grâce à ces confidences, Ivan reconstitue les trajectoires des deux hommes et la façon dont ils sont devenus victime et bourreau, et replace ces faits dans le contexte cubain. »
« Un vieux assis voit plus loin qu’un jeune debout » (proverbe burkinabè)
Extrait du livre de Tiraogo Maxime Ily, Maximes africaines, éditions Jouvence .

Brassens’ Worlds
500 jours

L’Homo ecranus a son écran global

Homo ecranis, Homo computerus, l’homme dans la « globalisation écranique »… Gilles Lipovetsky et Jean Serroy, déjà auteurs de La Culture-monde, proposent une nouvelle édition de L’écran global, sous-titré « Du cinéma au smartphone », publié chez Points.
Dans cette seconde édition (la première date de 2007), Lipovetsky, philosophe et sociologue, et Serroy, universitaire et critique de cinéma, examinent « derrière la lumière de l’autonomie et de l’ouverture au monde — qu’illustre Internet —, il y a une face sombre et noire : le côté obscur de la transparence ».
« Une majorité d’employés, de cadres, de dirigeants passent désormais l’essentiel de leur temps devant un écran : l’homme est devenu homo computerus. Pour le meilleur et le pire. Travailler devant un écran ne ressemble plus à descendre au fond de la mine : et pourtant, jamais la thématique de la souffrance au travail n’a eu un tel écho, social et sans doute individuel.
Cela à l’évidence n’est pas dû uniquement à l’ordinateur et relève pour l’essentiel de la mondialisation de l’économie et des exigences de résultats à court terme imposés par le capitalisme financier. Mais cela relève aussi des formes nouvelles du travail, lesquelles génèrent une urgence, créée par l’aspect impitoyable de la compétitivité et relayée par le harcèlement de l’écran, qui génère un stress particulier, engendre une souffrance intérieure d’un genre nouveau.
L’ouvrier fordien esclave de sa machine a fait place au cadre informatisé soumis à son écran et à l’intensivité d’un travail imposant le raccourcissement des délais, l’instantanéité des réactions, l’impossiblité de prendre du recul : un temps nouveau, que l’on croit maîtriser et qui en même temps impose son rythme infernal. La tyrannie du temps réel, direct, instantané. »
L’écran global, un livre qui devrait être remboursé par Facebook.
« Haïti, pays réel, pays rêvé », un documentaire sur une résidence d’écrivains
« Haïti, pays réel, pays rêvé », documentaire (12’) de Christian Tortel sur le lancement en mai 2011 d’une résidence d’artistes en Haïti. À visionner sur le site Culturebox.
Sur la photo, de gauche à droite : Makenzy Orcel, James Noël, Paolo Woods, Jean-Pierre Magnaudet (JRI), Yanick Lahens. Absents de la photo : Marvin Victor, Michel Monnin, Pascale Monnin.
Premières diffusions dans l’hebdomadaire TV Caraïbes sur Outre-mer 1ère, en Martinique vendredi 13 mai à 20h30, en Guadeloupe et en Guyane, dimanche 15 mai à 13 h.
Résumé : Des écrivains haïtiens, autour du poète James Noël, ont créé une résidence artistique et littéraire dans le Sud du pays, à Port-Salut.
Première résidence du genre, Port-Salut – la bien nommée – pourrait devenir un pôle de décentralisation culturelle et une utopie dans un pays dévasté après le séisme du 12 janvier 2010.
Contexte : L’écrivain Dany Laferrière (« C’est la culture qui nous sauvera ») comme l’UNESCO (qui s’est réuni en avril pour proposer cinq programmes d’action sous le label : « Haïti : faire de la culture un moteur de la reconstruction »), tous s’accordent à miser sur un patrimoine hors du commun et sur l’énergie des créateurs, qu’ils travaillent dans ce pays de la Caraïbe ou dans la diaspora.
« Haïti, pays réel, pays rêvé », en hommage à Édouard Glissant.
Haïti en création (1)

« Séparés par quelques dizaines de kilomètres, Fond-des-Nègres et Fond-des-Blancs pourraient bien résumer la singularité de la musique haïtienne: une France rêvée, greffée sur une Afrique idéalisée. En Haïti, il n’existe pas de conservatoire de musique mais la musique rurale est un véritable conservatoire du passé. La tradition coloniale des danses de cour, du menuet à la contredanse, par exemple, est à l’honneur chez les paysans haïtiens.
Plus qu’une imitation servile, une parodie cocasse des danses des colons blancs, la “contre-danse” est devenue une vraie contre-culture, la forme ironique et ludique qu’ont trouvée ces paysans pour intégrer, digérer ce qui leur était hostile ou étranger. Tel un boa, Haïti absorbe sans cesse ce qui l’attaque.
Et cette musique métisse, cette danse de résistance continue de “marronner” dans les montagnes à la manière des esclaves qui fuyaient les plantations coloniales pour vivre en marge de la servitude. »
Texte de Charles Najman à propos de l’exposition photographique d’Emmanuelle Honorin « Fond-des-Nègres / Fond-des-Blancs », Centre musical Fleury Goutte d’Or – Barbara, à Paris.
Haïti : Nous sommes un peuple qui donne

Les Chantiers du Sud au musée du Quai Branly pour la Nuit des musées samedi 14 mai 2011.
