Sept livres ont été retenus pour le Prix RFI Témoin du monde qui sera attribué le 18 novembre par le jury présidé cette année par Jean Marie Rouart :
Omri Teg’Amlak Avera, Astéraï, Actes Sud
Alain Fleischer, Courts-circuits, Le Cherche Midi
Rory Stewart, En Afghanistan, Albin Michel
Thierry Falise, Le châtiment des rois, Florent Massot
Abha Dawesar, L’Inde en héritage, Héloïse d’Ormesson
Marie de Varney, Parfois le silence est une trahison, Anne Carrière
Lyonel Trouillot, Yanvalou pour Charlie, Actes Sud
» L’inscription du Maloya au patrimoine mondial est une immense reconnaissance pour tout les créateurs ainsi que pour toutes celles et ceux qui ont œuvré à sa sauvegarde, et à sa transmission.
Le Maloya est classé au patrimoine mondial de l’UNESCO ce jour, le 1er octobre 2009, grâce à un dossier présenté par la Maison des Civilisations et de l’Unité Réunionnaise avec l’aide du PRMA et le soutien de nombreux artistes. La Région Réunion avait en effet proposé l’inscription du Maloya au patrimoine culturel immatériel de l’humanité. «
» Le Maloya est à la fois une forme de musique, un chant et une danse propres à l’île de la Réunion. Métissé dès l’origine, le Maloya a été créé par les esclaves d’origine malgache et africaine dans les plantations sucrières, avant de s’étendre à toute la population de l’île. Jadis dialogue entre un soliste et un chœur accompagné de percussions, le Maloya prend aujourd’hui des formes de plus en plus variées, au niveau des textes comme des instruments (introduction de djembés, synthétiseurs, batterie…).
Chanté et dansé sur scène par des artistes professionnels ou semi-professionnels, il se métisse avec le rock, le reggae ou le jazz, et inspire la poésie et le slam. Autrefois dédié au culte des ancêtres dans un cadre rituel, le Maloya est devenu peu à peu un chant de complaintes et de revendication pour les esclaves et, depuis une trentaine d’années, une musique représentative de l’identité réunionnaise. Toutes les manifestations culturelles, politiques et sociales sur l’île sont accompagnées par le Maloya, transformé de ce fait en vecteur de revendications politiques.
Aujourd’hui, il doit sa vitalité à quelque 300 groupes recensés dont certains artistes mondialement connus, et à un enseignement musical spécialisé au Conservatoire de la Réunion. Facteur d’identité nationale, illustration des processus de métissages culturels, porteur de valeurs et modèle d’intégration, le Maloya est fragilisé par les mutations sociologiques ainsi que par la disparition de ses grandes figures et du culte aux ancêtres. «
Le Jury du Prix des cinq continents de la Francophonie, réuni à Paris le 28 septembre, a désigné son lauréat 2009 : l’écrivain togolais Kossi Efoui, pour son roman Solo d’un revenant (Le Seuil) – l’histoire d’un retour aux sources dans un pays ayant connu une décennie de massacres. Le prix lui sera remis le 24 octobre à Beyrouth à l’occasion du Salon du livre.
Le jury a distingué « ce texte qui remet en cause des évidences en imposant un métissage des genres – fable, théâtre, poésie –, portant sur la cruauté du monde un regard vif et intransigeant ».
Avec ce roman, Kossi Efoui avait déjà été récompensé du prix Tropiques et du pris Ahmadou Kourouma.
Le jury
Présidente : Lise Bissonnette (Canada-Québec) Membres : Monique Ilboudo (Burkina Faso), Paula Jacques (France-Égypte), Vénus Khoury-Ghata (Liban), Pascale Kramer (Suisse), Jean-Marie Gustave Le Clézio (Maurice), Henri Lopes (Congo), René de Obaldia (Hong-Kong), Leïla Sebbar (Algérie), Denis Tillinac (France), Lyonel Trouillot (Haïti). Hubert Haddad (Franco-Tunisien), lauréat du prix 2008, est membre du jury pour la session 2009.
Précédents lauréats :
2008 : Hubert Haddad, « Palestine » (Éd. Zulma)
2007 : Wilfried N’Sondé, « Le Coeur des enfants Léopards » (Actes Sud)
2006 : Ananda Devi, « Eve de ses décombres » (Gallimard)
2005 : Alain Mabanckou, « Verre Cassé » (Seuil)
2004 : Mathias Enard, « La Perfection du tir » (Actes Sud).
2003 : Marc Durin-Valois, « Chamelle » (Jean-Claude Lattès)
2001 : Yasmine Khlat, « Le désespoir est un péché » (Le Seuil).
» Le discours culturel a changé, il n’est plus aussi exclusif qu’avant. La culture, ce n’est plus seulement le « tout Ma’ohi ». On est plus consensuel. La diversité culturelle est mieux admise, mieux respectée aussi. Hiro’a tend à transmettre ce message : nous parlons aussi bien d’arts traditionnels que d’arts modernes ou classiques, car tous ont leur légitimité dans le paysage culturel polynésien. Notre culture, ce n’est pas seulement le chant et la
danse. L’art contemporain n’a jamais été soutenu car pour beaucoup il ne fait pas partie de ‘notre’ culture. Pourquoi serait-il incompatible pour un Polynésien de faire de la peinture ou du hip-hop ? Pourquoi un Japonais ne pourrait-il pas danser le ‘ori ?
C’est la réalité culturelle aujourd’hui. Pour reprendre Jean-Marie Tjibaou, « Le retour à la tradition est un mythe. Aucun peuple ne l’a jamais vécu. La recherche d’identité, le modèle, pour moi, il est devant soi, jamais en arrière. » La culture est en mouvement et elle est devant nous. »
(extrait de l’éditorial » Écrire sa culture « de Heremoana Maamaatuaiahutapu, Directeur de la Maison de la culture de Polynésie, à Tahiti, à l’occasion des deux ans de la revue Hiro’a, salué par Papalagui, à sa création.)
Reçu cette invitation à un vernissage des œuvres du peintre Gilles Subileau, ce lundi à 18h, galerie Lec Lec Tic. On y sera… en pensée. C’est à Nouméa.Quant à la peinture elle-même, à défaut de la voir en live, contentons-nous de cette belle composition qui mêle imagerie coloniale et pop’art, enfin dans une première approche…
Les éditions Lafontaine fêtent leurs 15 ans le 3 octobre 2009. Venez tous dès 10 heures à Case-Pilote, en Martinique. Spectacle gratuit de contes et marionnettes. Venez nombreux aux côtés de Jala, c’est notre victoire à tous. Nou ka fété sa !
Le prochain rendez-vous avec le tribunal de commerce concernant le redressement judiciaire, c’est le 24 novembre 2009. » Mais l’entreprise vivra ! Aucune inquiétude à avoir, car nous savons ce que nous voulons pour nos enfants, nous savons où nous allons. » peut-on lire dans un communiqué.
A l’occasion de la sortie de Yanvalou pour Charlie (Editions Actes Sud), rencontre avec Lyonel Trouillot, librairie Le Comptoir des mots , 239 rue des Pyrénées, Paris XXe, jeudi 24 septembre, 20h.
Lecture de Thérèse en mille morceaux, dont l’adapation est mise en scène au Théâtre de l’Est parisien, du 13 au 24 octobre. Lecture d’extraits de Yanvalou pour Charlie.
A signaler aussi dans la même librairie, une rencontre le 27 avec William Wilson.