Que reste-t-il de la Révolution française dans l’imaginaire ?

Belle question que celle-ci : « Que reste-t-il de la Révolution française ? », posée par Sophie Wahnich, Jean-Philippe Domech et Jacques-Henri Michot ce vendredi 13 à l’Université populaire du 18e (question d’arrondissemnt parisien). La première desdits intervenants organise trois journées « d’expériences démocratiques et culturelles intitulées : La révolution dans la poche, jusqu’au 15 novembre.

Franck Pavloff : « le monde est illisible »

Comment reconstruire après guerre un pont historique fait d’une seule arche, où bois et pierre sont alliés, quand les mémoires sont à vif, les haines recuites et les cris des femmes étouffés ?
Sous son apparent réalisme Le pont de Ran-Mositar de Franck Pavloff est le conte cruel de l’homme seul, mystérieux mais de grande noblesse, dans un « monde illisible », thème qu’il développera avec le même talent dans son tout dernier roman Le grand exil.

Franck Pavloff est l’auteur du célèbre Matin brun, allégorie du fascisme étudiée dans les collèges et lycées.

« les limites de ma langue » (André Brink)

Déjà évoquée ici la traduction française par Bernard Turle, ou plutôt son projet, des mémoires d’André Brink. Elles paraîtront le 6 janvier 2010 chez Actes Sud sous le titre de « Mes bifurcations » (A Fork in the road). Sachant que page 51, on lira les lignes suivantes, on n’est pas loin d’en avoir l’appétit très aiguisé :

Extrait :

Quoi qu’il en soit, la bibliothèque du bourg continua d’être le centre de mes enquêtes et excursions les plus fondamentales, le point de départ de tous les voyages imaginaires que j’entreprenais autour et au cœur du globe. A un niveau très pragmatique, longtemps avant que j’aie jamais entendu prononcer le nom de Ludwig Wittgenstein, je découvris, en première main, ce que sa perspicacité lui fait découvrir dans Tractatus : « les limites de ma langue sont les limites du monde ». Les livres pouvaient tous expliquer ou éclairer, sauf, sans doute, l’érotisme.

Parvient-on à enseigner en langues kanak ?

Langues kanak et Accord de Nouméa, 1999-2009 : Quel bilan ? Quelles perspectives ?
Au Centre culturel Tjibaou, conférence de Véronique Fillol et Jacques Vernaudon, Enseignants-chercheurs à l’Université de Nouvelle-Calédonie
ce jeudi 12 novembre 2009 à 18h15
L’accord de Nouméa dispose que « les langues kanak sont, avec le français, des langues d’enseignement et de culture en Nouvelle-Calédonie », engageant la collectivité dans une politique ambitieuse en direction d’un patrimoine linguistique remarquable, fragilisé par la colonisation et la mondialisation.
En 1999, une filière de Langues et cultures régionales ouvrait à l’université, les programmes calédoniens votés en 2005 prévoient l’enseignement des langues kanak à l’école primaire, l’Académie des langues kanak est créée en 2007…
Au-delà de cette progressive reconnaissance institutionnelle, qu’en est-il de la place effective de ces langues dans les familles et à l’école ? L’objectif de double valorisation des langues kanak et du français, contenu implicitement dans l’accord de Nouméa, trouve-t-il un écho favorable dans la société calédonienne contemporaine ? Parvient-on à enseigner en langues kanak ?
Il s’agira principalement dans cette conférence de faire le point sur les ressources et les contraintes de l’introduction des langues kanak à l’école et de rappeler dans le même temps les finalités de leur enseignement.
Cette réflexion sera étayée par les dernières connaissances scientifiques sur le développement langagier, cognitif et socioaffectif des enfants bilingues. Si l’accord de Nouméa a été un puissant levier de promotion des langues kanak à l’école, il importe, pour emporter l’adhésion de l’ensemble des partenaires, de placer cette question sur un terrain résolument pédagogique.
Source : Communiqué de Presse

Trop de murs restent debout (UNESCO)

A l’occasion du 20ème anniversaire de la chute du mur de Berlin, la Directrice générale de l’UNESCO, Irina Bokova, a invité les dirigeants du monde à poursuivre sans répit la quête en faveur des libertés, des droits de l’homme et de la diversité culturelle :

« La chute du mur de Berlin, il y a vingt ans, a constitué un événement d’une importance historique considérable pour la paix du monde et le progrès de la démocratie », a déclaré Irina Bokova.

L’indéniable progrès accompli ne doit pas être tenu pour acquit, a mis en garde la Directrice générale. « Aujourd’hui, nous vivons dans un monde globalisé mais trop de murs restent debout », a-t-elle déclaré. « La mission de l’UNESCO est d’en finir avec ces murs, où qu’ils soient et quelle que soit la forme qu’ils prennent ».

« Si la mondialisation peut être une force libératrice, elle risque aussi de créer un monde plus uniforme, nivelant l’incroyable diversité qui est la véritable source de la créativité humaine, du développement économique et social, et d’ouvrir la voie à de nouvelles formes de répression, d’exclusion et de pauvreté ».

Source : communiqué.

 

 

Vraiment, les murs tombent ?

Identité nationale, identité racine et identité relation… Extrait de Quand les murs tombent, l’identité nationale hors la loi ? (Galaade, 2007)

”La notion même d’identité a longtemps servi de muraille : faire le compte de ce qui est à soi, le distinguer de ce qui tient de l’Autre, qu’on érige alors en menace illisible, empreinte de barbarie. Le mur identitaire a donné les éternelles confrontations de peuples, les empires, les expansions coloniales, la Traite des nègres, les atrocités de l’esclavage américain et tous les génocides. Le côté mur de l’identité a existé, existe encore, dans toutes les cultures, tous les peuples, mais c’est en Occident qu’il s’est avéré le plus dévastateur sous l’amplification des sciences et des technologies. Le monde a quand même fait Tout-Monde. Les cultures, les civilisations et les peuples se sont quand même rencontrés, fracassés, mutuellement embellis et fécondés, souvent sans le savoir. »

Poètes de l’océan Indien et d’ailleurs… vos papiers !

 

Les animateurs de de la revue mauricienne de poésie Point barre lancent un appel à poèmes. Le numéro 8 sera dédié à l’humour (sous toutes ses formes : humour noir, autodérision, satire, parodie, burlesque, cocasserie, traits d’esprit, etc.) et aura pour titre : « … Riez, maintenant ».

Les propositions, en français, anglais ou créole, d’une longueur maximale de 50 vers, seront adressées en pièces jointes au comité de lecture à l’adresse électronique suivante : barre.point@gmail.com. Chaque auteur ne proposera qu’un texte (obligatoirement inédit).

 

La date limite pour les envois est le 15 janvier 2010 (sortie du numéro 8 en avril 2010).

 

Les sommaires des numéros précédents peuvent être consultés en ligne : http://pages.intnet.mu/ykadel.

(Voir Papalagui, 6/05/08).