Catégorie / Théâtre
Césaire au théâtre des Déchargeurs
« Une saison chez Césaire » réunit des extraits des quatre pièces d’Aimé Césaire (1), un choix élaboré par Michèle Césaire, dramaturge et fille du poète, dans une relation aux articles de la Déclaration des droits de l’homme de 1948.
C’est au théâtre des Déchargeurs, du 1er mars au 09 avril 2011 à 21h45.
(1) * Et les Chiens se taisaient, tragédie: arrangement théâtral. Paris: Présence Africaine, 1958, 1997.
* La Tragédie du roi Christophe. Paris: Présence Africaine, 1963, 1993.
* Une Tempête, d’après La tempête de Shakespeare: adaptation pour un théâtre nègre. Paris:
Seuil, 1969, 1997.
* Une Saison au Congo. Paris: Seuil, 1966, 2001.
http://culturebox.france3.fr/player.swf?video=33781
Découvrez « Une saison chez Césaire » au théâtre les Déchargeurs sur Culturebox !
Une saison chez Césaire (mise en scène Ruddy Sylaire)
Une saison chez Césaire. Première mardi 1er mars 2011. La déclaration universelle des droits de l’homme annotée par Aimé Césaire
Texte : Aimé Césaire Dramaturgie : Michèle Césaire Mise en scène : Ruddy Sylaire Lumières : Marc-Olivier René Costumes : Catherine Matis Décors : Kanel Brosi Avec : Gladys Arnaud, Eric Delor, Jean-Bernard Ekam-Dick, Astrid Mercier
Théâtre les déchargeurs, Paris.
Au théâtre : « Déplacer nos questions d’aujourd’hui par des réponses situées ailleurs » (Philip Boulay)
Philip Boulay : « Au théâtre, on ne remonte pas le temps. Il s’agit de déplacer nos questions d’aujourd’hui par des réponses situées ailleurs. Au théâtre, on va à l’étranger, on se dépayse. C’est une question d’espace. »

Centenaire Jean Genet
Jour centenaire de la naissance de Jean Genet. Voir Papalagui 9/12/10. Voir aussi le site Jean Genet, le seul, en langue française, celui de la S.A.L.G (Sociéte des Amis et Lecteurs de Genet ) mis en place par Patrice Bougon depuis 1998.
La dernière interview de Jean Genet (Dieudonné Niangouna, Catherine Boskowitz)
http://culturebox.france3.fr/player.swf?video=30760Découvrez 2010, année du centenaire de Jean Genet sur Culturebox !
Vu à l’espace Confluences, maison des arts urbains, boulevard de Charonne à Paris, la pièce de Catherine Boskowitz : « La dernière interview de Jean Genet », où l’auteur du Journal du voleur est devenu personnage et interprété par Dieudonné Niangouna. Représentations jusqu’au 15 décembre.
Selon le dossier de presse et Catherine Boskowitz : « Il s’agit d’une variation sur une interview (réelle) que Jean Genet a donnée à Nigel Williams pour la BBC à Londres pendant l’été 1985 (publiée chez Gallimard dans le recueil L’ennemi déclaré).
A partir de cette interview, un dialogue imaginaire entre Dieudonné Niangouna et Jean Genet prend naissance sur le plateau entre performance théâtrale et installation visuelle et sonore.
C’est cela que je me propose de mettre en scène avec Dieudonné Niangouna, auteur et acteur performer, Benoist Bouvot, concepteur sonore, Laurent Vergnaud créateur lumière, Jean-Christophe Lanquetin à la scénographie et
moi-même. »
Extrait :
JEAN GENET
Je crois que sur mon casier judiciaire, il y a quatorze condamnations pour vol. C’est vous dire que j’étais en effet un mauvais voleur, puisque je me faisais toujours prendre.
J’étais en prison, j’étais enfermé, je vous ai dit hier que le procès de la relégation m’avait été fait. Je ne devais plus sortir de prison. Donc, j’étais persuadé que personne ne lirait mon livre. Je pouvais dire ce que je voulais, puisqu’il n’y aurait pas de lecteurs. Mais il se trouve qu’il y a eu des lecteurs.
NIGEL WILLIAMS
Monsieur Genet, vous êtes né en 1910. C’est vrai ?
JEAN GENET
Oui
NIGEL WILLIAMS
Mais vous ne connaissiez pas vos parents, je crois ?
JEAN GENET
A ce moment là ? Non. Maintenant non plus.
NIGEL WILLIAMS
Vous n’avez pas été élevé dans une famille ?
JEAN GENET
Si, mais pas dans la mienne.
NIGEL WILLIAMS
Est-ce que c’était difficile de vivre dans une famille qui n’était pas la vôtre ?
JEAN GENET
Vous me demandez de vous parler de mes sentiments d’enfant. Pour en parler de façon convenable, je serais obligé de faire une espèce d’archéologie de ma vie, ce qui est absolument impossible. Je peux seulement vous dire que le
souvenir que j’en ai, c’est celui d’une période difficile, en effet. Mais échappant à la famille, j’échappais aux sentiments que j’aurais pu avoir pour la famille et aux sentiments que la famille aurait pu avoir pour moi. Je suis donc tout à fait – et je l’ai été très jeune – tout à fait détaché du sentiment familial. C’est une des vertus de l’Assistance publique française qui, justement, élève assez bien les gosses en les empêchant de s’attacher à une famille. A mon avis, la famille, c’est probablement la première cellule criminelle, et la plus criminelle.
Si vous voulez, maintenant, à mon âge, l’enfant que j’étais, je le vois, mais je le vois au milieu d’autres enfants qui étaient des gamins comme moi, et toutes leurs batailles, toutes leurs humiliations ou tout leur courage, ça me parait un
peu dérisoire, un peu lointain…
J’avais volé en effet avant, mais on ne m’a pas mis à Mettray pour vol. On m’a mis à Mettray parce que j’ai pris le train sans billet. Le train de Meaux à Paris, je l’ai pris sans billet. Et j’ai été condamné à trois mois de prison et à la colonie de Mettray jusqu’à vingt ans.
Injuste : Gustave Akakpo n’est pas dans le Top 50 du JDD
Le « Top 50 du JDD » distingue douze humoristes parmi les 50 personnalités préférées des Français. Le podium est connu : Noah, Zidane, Mathy. Et derrière… que des drôles. Diagnostic du JDD : « Le rire, sous toutes ses formes, est donc omniprésent dans notre classement (le précédent datait de décembre 2009) comme une manière de complicité salvatrice d’une France en proie au stress et au doute : qu’il s’agisse de la complicité sympathique que Mimie Mathy ou Dany Boon entretiennent avec leur public ; de l’humour moderne (sic) de Gad Elmaleh et Jamel Debbouze ; des franches rigolades de Laurent Gerra, Patrick Sébastien et Franc Dublosc. »
Gustave Akakpo n’est-il pas dans la « complicté salvatrice » du « Top 50 du JDD » ? Traduire : comédien d’origine togolaise (plus connu comme auteur dramatique), il ne figure pas parmi les 50 personnalités préférées des Français. Non plus que Barack Obama, Nelson Mandela ou Alka Seltzer. Pourtant, Akakpo serait tendance : le Top 50 distingue douze humoristes, et humoriste il l’est Gustave Akak…Akakpo (« c’est pas français ça », dit-il dans son spectacle au Tarmac de la Villette, à Paris 19e, jusqu’au 7 août).

Il faut dire que cela faisait trois ans qu’il n’était pas remonté sur les planches, un risque assumé par le Tarmac (D’où le titre du spectacle : Chiche l’Afrique). Son talent, on le soupçonnait déjà ce dimanche 3 octobre 2004 avant de l’avoir lu, lorsqu’à Limoges, il reçut le prix SACD de la dramaturgie francophone pour sa pièce La Mère trop tôt (Une petite mère de treize ans conduit sa bande d’enfants perdus à travers une guerre qui n’en finit pas). Lors de la remise du prix, le lauréat avait fait bref et nous avait réjoui par cette citation d’un proverbe togolais : « Que celui qui a la parole ait pitié de celui qui l’écoute ! »
En mai 2009, nous avions découvert sur scène son théâtre avec, dans les Ateliers Berthier du théâtre de l’Odéon, À petites pierres (2005). Une école des femmes à la mode africaine, du Molière de son crû adapté à l’urgence d’une condition faite aux femmes : « la tragédie de la lapidation traitée sous la forme d’une farce : elle était destinée à un autre, mais elle est séduite par un homme qui revient au pays. Le jeune homme est condamné à payer une amende ; la jeune fille elle, doit payer de sa vie : elle sera lapidée. » Une très belle réussite d’une œuvre qui sur le fond raille l’hypocrisie et sur la forme fait rire ou sourire. Et souligne qu’avec Molière on risque sa réputation, et avec Akakpo on risque la répudiation ou la vie.
Vive les nouveaux griots du Togo !

Le Tarmac célèbre le cinquantenaire des indépendances africaines en laissant Gustave Akakpo faire son show, brocardant la crème des présidents à vie d’Afrique (sauf accident). De Biya à Wade, en passant par Kadhafi (le record). Mention spéciale aux présidents françafricains : De Gaulle, Focard (sic), Sarkozy. C’est drôle, plein de trouvailles, quelquefois long. Une matière scénique considérable qui touche juste, à en juger par les rires des spectateurs. Autodérision, dérision forcément, ironie autochtone garantie, genre histoire juive racontée par un humoriste juif. Le dispositif initial est un peu perdu de vue (la bonne idée d’un talk-show où paraissent les présidents accompagnés de leurs militaires). Mais l’ensemble laisse augurer une belle célébration des indépendances, sans chichi ni défilé.
Akakpo, nouveau griot du Togo ? La confirmation que la jeune garde de l’écriture togolaise, à l’instar d’un Edem Awumey, pousse derrière les aînés, déjà reconnus et qu’il faut continuer à lire (Kossi Efoui, Kangni Alem, Sami Tchak notamment). Autant de talents venus de 56 785 km² (le Togo est plus petit que la Guyane), sur des registres aussi divers, de l’humour à la farce, de l’écriture de métamorphose à la sociologie faite littérature…
Extrait de l’interview de Gustave Akakpo par Bernard Magnier pour le Journal du Tarmac : « Il y a des pays en Afrique, comme le Ghana ou le Bénin, qui ont de bonnes raisons de célébrer leur indépendance. Et il y en a d’autres où cette célébration se résume un peu à une fête de plus, organisée par les mêmes prédateurs qui, au pouvoir depuis vingt à cinquante ans, dévorent les entrailles de leurs concitoyens ; et ils invitent pour l’occasion leurs copains. Les populations restent en marge de cette amère orgie. »
À venir la suite de ce festival Sautes d’humour (à saluer cette seconde édition d’un festival à Paris au mois d’août) : Bienvenue O Kwatt, avec Valéry Ndongo (Cameroun), du 10 au 21 août, et Bas les masques, avec Dieudonné Kabongo (République démocratique du Congo).
Sur Chiche l’Afrique, à lire la critique juste d’Anaïs Heluin, dans Les Trois coups.
Cupidon donne des ailes au spectacle vivant
http://www.dailymotion.com/swf/video/xe5oen?additionalInfos=0Gilbert Peyre – L’Interview
envoyé par le_cent_quatre. – Futurs lauréats du Sundance.
Dernière représentation de Cupidon ce soir au 104 (104 rue d’Aubervilliers, Paris 19e). Hier, dans la salle bondée, les spectateurs ont eu tout leur champ de vision occupé par un castelet géant. Comment traduire autrement ce qui emplit l’œil et le sature ? Un théâtre de marionnettes ogresque, dans la pénombre, dont les détails restent encore indiscernables. Le titre lui-même, inspiré de Brassens, laisse auguré d’un spectacle improbable : Cupidon, propriétaire de l’immeuble sur l’enfer et le paradis.
Nous sommes dans du théâtre d’objets (de nos jours les spectateurs improvisés doivent se faire une idée rapide de ce qui leur est proposé, tant l’offre théâtrale prend toutes sortes de formes et de propositions créatives, quelquefois alambiquées).
Confirmation nous est donnée par l’entrée en scène côté jardin d’un premier objet ? robot ? animalcule ? qui traverse tout l’espace visuel, laissant toujours le fond de scène, énormité mystérieuse, peut-être monstrueuse, dans l’obscur. Un deuxième automate, un lapin blanc, fend l’espace, très rectiligne dans son mouvement.
Cette traversée déclenche la parole d’une fillette qui s’extasie devant le passage du lapin blanc. Avec la parole vient la lumière sur le castelet goliath. L’évidence d’une Alice au pays des merveilles est vite démentie par les nouvelles questions que se pose le spectateur enchanté, tant le ravissement le dispute à l’étonnement. Cette Alice est-elle réelle ou androïde ? Une actrice enfant se cache-t-elle derrière cette parole ? Ou Gilbert Peyre, « plasticien électromécanomanique » (comme il est présenté dans l’interview ci-dessus, extrait du site du 104) nous a-t-il concocté un vrai robot imitant à la perfection une comédienne ?
Les ambivalences ludiques composent en une pièce montée millimétrée la délicieuse performance de cet ensemble inouï.
La jeune princesse (dite la Mariée) demande à un petit monsieur sur son trône hydraulique : « Voulez-vous jouer avec moi ? ». Bientôt, elle entonnera la comptine « Une souris verte… » (Corinne Martin, étonnante). Ni Alice ni conte… puis viendront les paroles d’un comédien tronc qui se repaît d’une langue crue sur fond de musique lyrique (remarquable Jean-Yves Tual : voir son blog).
Comme Gilbert Peyre le raconte dans l’entretien vidéo pour le 104 (ci-dessus), le tout forme un opéra, mot que certains hommes de l’art lui ont reproché. Il faut dire (il le dit simplement) qu’il est autodidacte, et que lui l’opéra il le sent en vertu de ses résonances d’art lyrique.
Langue verte et chant lyrique, acteurs immobiles (circonscrits en un cercle pour elle, sur un rail transverse pour lui) ; conte pour enfants et grivoiserie joviale ; étonnante animation des objets hétéroclites du fond et justesse du jeu des deux comédiens-troncs ; bande sonore tantôt synchrone, tantôt savamment désynchronisée à la fin… tout se tisse comme un tricot mental (on comprend tout le profit que Jean-Pierre Jeunet a aimé en tirer pour Micmacs à tire-larigot), dans cette « réécriture polissonne du mythe d’Adam et Ève », comme le résume élégamment le site 20h59.com).
Grand moment cette approche de séduction entre un pantalon et un corsage-jupe suspendus, dans des va-et-vient tellement vraisemblables que l’attention de public est suspendue… Comme si le va-et-vient n’avait jamais été aussi bien illustré.
C’est comme un cabinet de curiosités moins motivé par la collectionnite aiguë de son concepteur que vers le spectateur en mode partagé. Les automates de l’autodidacte facétieux et plasticien électromécanomanique Gilbert Peyre nous offrent un univers gentiment borderline, comme une récréation de l’esprit, jusqu’alors ankylosé par les blockbusters industriels type Shrek (1,2,3). Le spectacle vivant n’a jamais mieux mérité son appellation.
Le résumé de Cupidon est consultable sur le site du 104.
Armelle Héliot en pense du bien, sur son blog, Le Grand théâtre du monde : « Cela brinqueballe et cela grince. La première fois que nous avions vu un spectacle de Gilbert Peyre nous avions écrit qu’il « met en branle » des objets, des êtres, des fantasmes, des images, des histoires. Ici aussi, dans ce nouvel opus… ».
Régis de Closets aussi, sur Bakchich : « Baroque, inclassable et jouissif… »
Et si vous n’en avez pas assez, consultez le site même de Gilbert Peyre, c’est plein de vidéos affriolantes… Et prenez un billet pour Bochum en Rhénanie-du-Nord-Westphalie, dont le festival Fidena programme Cupidon, les 10 et 11 septembre 2010. Pour l’avenir, on espère les programmateurs français aussi chaleureureux que ceux de la Biennale des arts de la marionnette à Pantin en 2009, ou du 104.
Distribution et production :
Cupidon, Propriétaire de l’Immeuble situé sur l’Enfer et le Paradis
sculpturOpéra de Gilbert Peyre
Résidence au CENTQUATRE à Paris du 15 juillet au 6 août 2010 – Répétitions gratuites ouvertes au public de 16h à 17h : 15 au 17, 21 au 24, 28 juillet
6 représentations : 29 au 31 juillet 20h, 1er août 18h, 05-06 août 20h
Conception, sculptures, mise en scène et scénographie : Gilbert Peyre
Comédien : Jean-Yves Tual (Cupidon) ;
Comédiennes : Corinne Martin (La Mariée) ; Morgane Olivier (La Gouvernante)
Soprano : Lydie Morales
Voix : Achille Orsoni, Corinne Martin, Gwénola de Luze, Olga Nikolaeva
Texte : Yves Garnier et divers textes d’après Le Cantique des cantiques
Musique: « Mes béatitudes » (extraits) de Gérard Pesson ; « Mi par d’udir ancora » d’Enrico Caruso ; « Temps arrêté » de Raphaël Beau
Conseiller technicien, assistant scénographie : Vikonte de Bartholin
Ingénieur électronicien : Robert Breton
Electronicien :Marc Gaide
Ingénieur du son : Fabien Caron
Mise en lumière : Flore Marvaud
Costumes : Morgane Olivier
Manipulateurs console : Marc Gaide, Juliette Zanon
Photographe : Suzane Brun
Participants construction : Anne Pinguet, Virginie Chevrier, Claude Orsoni
Techniciens montage : Yann Lelarge, Claude Cottet
Traduction anglaise : Nelly Orsoni
Stagiaire : Elsa Mroziewicz
Production Compagnie P.P. DREAM/Laurence Alfieri
Coproduction Achille Orsoni – LE CENTQUATRE
Avec le soutien de Loupi Electronique et Robert Breton ; le Théâtre de la Marionnette à Paris ; le Théâtre de la Commune – CDN d’Aubervilliers ; la Ville de Pantin ; Paris quartier d’été
Merci à Gérard Pesson ; Emmanuelle Sagnier (Ensemble Cairn) ; Au CENTQUATRE : à Constance de Corbière (Secrétaire Générale) et Julie Sanerot, Valérie Perriot-Morlac, Claudia Petagna, Gilles Carle, Ronan Le Guern, Josselin Ligné, Anna Castro ; Au Festival Fidena : à Annette Dabs (Directrice), Anke Meyer (Assistante) ; Luc Petit (Régisseur Général, Direction du Développement Culturel de Pantin) ; Carole Fierz (Paris Quartier d’été)
Avignon Off : pour l’outre-mer, bilan contrasté
http://culturebox.france3.fr/player.swf?video=26212Découvrez Bilan positif pour le festival d’Avignon 2010 sur Culturebox !
Après décompte, la Chapelle du verbe incarné (13e édition des Théâtres d’outre-mer en Avignon) a enregistré un taux de fréquentation de 54%, loin de son record de 70% en 2003 ou 2005 avec Bernarda Alba et La Mouette.
Seule la pièce Les Monologues voilés a refusé du monde à chaque représentation (la jauge est de 110 places). La première chorégraphie de Soraya Thomas (J’ai pas cherché…) a attiré les spectateurs, ainsi que Makak janbé Croco, de la compagnie Difé Kako, qui a su conquérir le jeune public progressivement. D’autres pièces, les plus littéraires (adaptées de M. Duras, M. Darwich, A. Césaire, J.Glowacki) n’ont pas suscité l’engouement, pour diverses raisons, dont la sévère concurrence d’un festival off qui présentait plus de mille spectacles pendant trois semaines.
Dans d’autres espaces que la Chapelle du verve incarné, les compagnies réunionnaises semblent avoir attiré plus les profesionnels que les amateurs, gage de tournées ultérieures (Sakura, du théâtre des Alberts) ou continuer à attirer un public de fidèles (Mâ Ravan de Taliipot).
Les Comoriens du Boutre de la parole pourraient revenir en 2011, avec une préparation spécifique.
On attend impatiemment cette prochaine édition, où devrait se produire la Compagnie du Caméléon, de Polynésie. Ainsi que (si le calendrier et les producteurs leur permettent) les créations de Jean-René Lemoine (Erzuli Dahomey) et Alain Foix (Rue-Saint-Denis).
