Vingt artistes vendent leurs œuvres, de 180 à 1 600 euros, en solidarité pour Haïti, à Paris, le week-end des 15 et 16 novembre. Détails sur le site du Collectif 2004 Images.
Catégorie / Haïti
Solidarité Haïti
Après le passage des ouragans Gustav, Hanna et Ike, une soirée de solidarité pour Haïti est organisée à Paris par le Collectif 2004-Images et Action contre la faim (AICF), ce jeudi 9 octobre, 20h, au restaurant Mizmiz, 6 rue Moret, Paris 20e. Infos : Caroline.Estime@yahoo.com ou 06 25 47 02 71.
Bientôt, La couleur de l’aube
Sabine Wespieser éditeur annonce la sortie du tout prochain roman de Yanick Lahens, La couleur de l’aube… Sortie prévue début novembre. On en parle bientôt.
Création 1 / Langue de bois 0 (Frankétienne)
La création face à la langue de bois… beau sujet de philosophie ou de café littéraire. Quand il s’agit de l’appliquer à l’œuvre de Frankétienne, un colloque s’impose. Il était signalé ici le 18 mai dernier. Vous avez été patients, vous le méritiez : la réflexion de Marie-Edith Lenoble est dorénavant en ligne.

L’universitaire nous propose un texte d’une grande lisibilité, un belle analyse, que l’on verrait bien en préface ou postface de l’Oiseau schizophone, édité il y a dix ans cette année par Jean-Michel Place. A remarquer, en particulier, les « stratégies lingusitiques de résistance », que sont le collage ou » le retournement de l’euphémisme « . » À toutes les langues de bois, et à leur rigidité maladive, Frankétienne aura ainsi opposé une langue de feu, capable de les dévorer et de les réduire en cendre et ce faisant de produire un éclat incomparable. «
Introduction :
» Les discours d’un régime dictatorial, comme celui d’Haïti au temps des Duvalier, s’approprient la langue, les mots et les vocables, pour les mettre à son service. Face à une ou des langues totalitaires, comment le poète peut-il encore s’exprimer, vers quelle idée, vers quelles valeurs peut-il se tourner alors que tous les mots sont corrompus, toutes les phrases mensongères, toutes les déclarations vides de sens ? C’est à cette question que se confronte Frankétienne dans l’Oiseau Schizophone, œuvre indéfinissable, à la croisée du roman et du poème, « spirale » – dans le courant du spiralisme dont il est avec Jean-Claude Fignolé et René Philoctète l’un des chefs de file. Il développe une poétique de résistance où la quête esthétique devient une manière de lutter contre l’oppression des dictateurs aussi bien que contre une forme de fatalité qui semble frapper Haïti depuis près de deux siècles : la résignation, le renoncement… »
La suite sur le site du Rusca.
A lire aussi, du même auteur, Marie-Edith Lenoble, Frankétienne, maître du chaos, dans Trans, revue de littérature générale et comparée, n°6 : Ecriture et chaos.
Livres solidaires pour Haïti
Dimanche 5 octobre 2008 à Paris, 11h à 18h, Vente exceptionnelle de livres neufs et d’occasion en bon état, organisée par l’AMC (Association Monique Calixte – France/Haïti)
Lieu: Le petit balcon, angle rue du Liban et rue des Maronites, 75020 Paris – Métro Menilmontant
Portail des bibliothèques de 14 pays francophones
Consultez sur son écran les journaux de 14 bibiliothèques francophones ? Ce sera sera bientôt possible, selon le site de l’Agence universitaire de la francophonie (AUF).
Bibliothèque et Archives nationales du Québec a présenté au Congrès mondial des bibliothèques de l’information, réuni à Québec en août 2008, le prototype d’un portail du patrimoine des bibliothèques d’au moins 14 pays francophones. À travers ce portail, les bibliothèques du Québec, de France, de Belgique, de Suisse, du Luxembourg, d’Haïti, du Cambodge, de Madagascar, du Maroc, d’Égypte, du Sénégal, de Tunisie, du Mali et du Vietnam mettront en ligne différentes collections de journaux, de revues, de cartes et de livres.
La version finale du portail du Regroupement francophone des bibliothèques nationales numériques (RFBNN) sera mise à la disposition des usagers lors du XIIe Sommet de la Francophonie qui se tiendra dans la ville de Québec du 17 au 19 octobre 2008. Un prototype est déjà consultable sur le site du RFBNN. L’accent est mis sur les journaux. «
Haïti en bribes poétiques

James Noël est un jeune poète haïtien. Il vient d’écrire un poème intitulé Hannah, du nom de l’un des quatre cyclones qui viennent de frapper son pays. Sur son site, Cœuritoire, sa dernière note réunit des contributions de solidarité poétique :
« Faire le faisceau pour dire, pour pointer le doigt sur le malheur, ainsi tenterons-nous de l’exorciser ? Voici des pages qui tremblent sous l’effet des vents contraires, des pages à remplir, de pensées, de poèmes, des extraits de rage et de silences aussi, silences qui ne seront pas signés, par pudeur, devant l’ampleur, la gravité du drame. En attendant d’autres, se joignent à nous plusieurs voix issues de différents horizons, comme Ananda Dévi (Ile Maurice), Fatou Diome (Sénégal), Christian Condello (Canada), Edwige Danticat, Michèle Voltaire Marcelin, Louis Philippe Dalembert, James Fleurissaint (Haïti) et bien d’autres encore… »
Bloncourt : » J’aime ses fantômes en lisière des pourritures-masures «

Sur le blog de Gérald Bloncourt, photographe né à Bainet, en Haïti, le 4 Novembre 1926, d’une mère française et d’un père guadeloupéen, des photos insoutenables des victimes des récents cyclones, et ce très beau texte de 1987, exhumé de ses archives :
» J’aime ce pays dans sa totalité ses habitants et sa merde j’aime ses fantômes en lisière des pourritures-masures j’aime ses mornes et l’odeur amer-sucrée des caniveaux ses regards surdoués de beauté je colle aux murs-fresques qui en disent plus long que tous nos discours à l’avenir-espoir je marche de tous ces pas pieds-nus dans la poussière de ses rues démembrées j’aime ce pays en moi de toujours ourlant mon âme hurlant ma vie dans le ventre de ce pays sur la peau de ce pays j’ai ton nom dans mes os et ta voix dans la mienne j’ai ma main ouverte au monde pour mon pays ma colère corde-à- noeuds pour grimper aux étoiles j’ai ma lutte à contre-courant des habitudes pour mon pays sans doute ai-je vécu trop près en demeurant si loin sans doute emporterais-je ma Sabine-mémoire pour être plus près de mon pays sans doute irais-je au loin dans l’ultime décade me battre pour mon pays emmenant avec moi ses yeux-diamants et ma force invincible d’aimer… «
Aide de la Martinique pour Haïti
Signalé par Gérard Guillaume, directeur des Antennes Télévision de RFO Martinique : la Martinique se mobilise du 12 au 14 septembre pour une collecte de biens de première nécessité en faveur des sinistrés haïtiens des quatre cyclones (Fay, Gustav, Hanna et Ike) qui viennent de frapper le pays.
Selon un bilan communiqué du gouvernement haïtien, le bilan s’établit à 326 morts, 50 disparus, 190 blessés, 170 000 familles sinistrées, 151.000 personnes hébergées.Outre les ponts et routes, 10 800 maisons ont été détruites.
Haïti : aide française de 4 millions d’euros
- Selon l’AFP, la France va doubler en 2008 son aide à Haïti pour la porter à quatre millions d’euros afin d’aider à reconstruire et nourrir le pays frappé par quatre ouragans, a annoncé lundi soir à Port-au-Prince le secrétaire d’Etat français à la Coopération, Alain Jouhandeau.
- Action contre la Faim mobilise son équipe d’urgence
Extrait du communiqué de l’association humanitaire : Des membres de l’ « équipe d’urgence » sont partis de Paris vendredi dernier pour renforcer l’équipe déjà sur place. D’autres personnes (logisticiens et spécialistes en eau et assainissement) les rejoindront mercredi afin d’assister le plus rapidement possible les populations sinistrées aux Gonaïves.
- Selon Alterpress , » La destruction des ponts rend difficile l’acheminement de l’aide et des secours aux familles sinistrées.
Aux Gonaïves, des sinistrés tenaillés par la faim auraient commencé à rendre l’âme. Des correspondants locaux ont rapporté au moins deux cas de décès liés à la famine dans cette ville où plus de 60 000 personnes sont actuellement sans abris.
Dans tout le pays, on dénombre 70 000 personnes placées dans des abris provisoires alors qu’entre 750 000 et un million de personnes sont sinistrées à la suite de ces ouragans, selon le ministre de l’intérieur, Paul Antoine Bien-Aimé. »
