Antonio Tabucchi (1943-2012)

Nous l’avions rencontré en 2000 à Aix-en-Provence invité avec Edouard Glissant par les Écritures croisées, avec en mémoire ces mots recueillis par Catherine Argand (Lire, été 1995) : « La littérature doit dépasser le bout de la rue, montrer ce qu’une caméra ne voit pas, illuminer les coins obscurs de la vie, de la réalité, insinuer les doutes dans la tête des gens. Elle ne peut pas, elle ne doit pas entrer en compétition avec les autres médias, utiliser leur langage, leur méthode. La littérature a un rapport différent avec le monde. »

Lire l’hommage du tiers-livre.

« L’écrivain italien Antonio Tabucchi est décédé à Lisbonne à l’âge de 68 ans des « suites d’une longue maladie », selon des informations communiquées dimanche 25 mars par son traducteur en français, Bernard Comment.

Ce Toscan francophone avait une seconde patrie : le Portugal. Tabucchi était le traducteur et le spécialiste de l’un des plus grands écrivains de ce pays, le poète Fernando Pessoa. Tabucchi était aussi un écrivain engagé, connu en Italie pour son opposition radicale à l’ex-chef de gouvernement Silvio Berlusconi. L’auteur aimait les histoires courtes – « une forme fermée comme le sonnet » – et ses nombreux romans écrits d’une écriture limpide avaient pour sujet des personnages sans envergure dont le destin bascule avec un voyage ou une rencontre. » Lire la suite de l’article du Monde.

 

2011, un coup d’œil culturel dans le rétro…

Deux mille onze en hommage à Edouard Glissant, poète martiniquais du Tout-Monde, disparu le 3 février, 50 ans après son compatriote Frantz Fanon.
En révérence à Cesaria Evora, chanteuse du Cap-Vert, éteinte le 17 décembre.
2011, c’est un Printemps arabe, comme au festival d’Avignon avec la compagnie tunisienne Familia productions de Fadhel Jaïbi et Jalila Baccar, Yahia Yaïch / Amnesia.
Et un autre Printemps d’anthologie, celui des poètes, en livre chez Bruno Doucey
ou en solennités officielles avec une plaque apposée au Panthéon pour Aimé Césaire, le « rebelle irrécupérable » selon Françoise Vergès.
2011, un festival de prix littéraires. À Eugène Nicole de Saint-Pierre et Miquelon, à Yahia Belaskri d’Algérie, au Cubain, Leonardo Padura pour l’excellent L’homme qui aimait les chiens (Métailié), au premier roman d’Alexis Jenni, L’art français de la guerre chez Gallimard.

2011 a son mot fétiche : le mot EXHIBITION.
Une année placée sous le signe de Vénus, en rappel à la Vénus hottentote, avec cinq spectacles au moins, en Avignon, à Marseille, à Paris. Plus une exposition d’expositions, au
musée du Quai Branly : Exhibitions, l’invention du sauvage.

2011 a son artiste atypique : Colonel Reyel, chanteur guadeloupéen de dansehall, un disque de platine, c’est-à-dire un gros succès de vente et quelques controverses.

Plus discret, l’Océan Indien s’est distingué par l’ouverture d’une librairie en plein quartier latin, et par une belle création théâtrale Moroni Blues avec sur la même scène le musicien mahorais Baco et l’auteur comorien Soeuf el Badawi.

Haïti a trouvé les moyens d’être présent pour la première fois à la Biennale de Venise et pour la première fois au Louvre grâce à Jean-Marie Le Clézio qui avait aussi invité les Chicanos et leurs drôles d’autos customisées.

En 2011, même les films ont fait leur cinéma. Djinn Carrenard né en Haïti, passé par la Guyane a créé la surprise avec un film à 150 euros, Donoma.

Quant au film de Matthieu Kassovitz, L’Ordre et la Morale,  sur le drame d’Ouvéa en 1988, il a été boudé par les Français de l’Hexagone, alors que tout le monde en parlait en Nouvelle-Calédonie, où il continue de faire salle comble, du moins pour celles qui veulent bien le projeter.

Le hip-hop comme un art de la combine

Vu du hip hop comme un ballet boxé avec talent et pour cause il offre le mariage du noble art (la boxe) avec l’art de la rue (le hip-hop) et la musique classique (du Quatuor Debussy). Cette première partie, L’adapté – Autour du spectacle Boxe Boxe, était chorégraphiée par Mourad Merzouki… un ancêtre dans le monde du hip-hop, avec ses 15 ans de pratique, tout comme l’auteur d’une autre proposition tout aussi ambitieuse et réussie…
celle de Farid Berki, dont la palette oscille entre danse, vidéo et formes qui veulent rappeler les tableaux de Kandinsky et porte le titre ésotérique de Vaduz 3036.
La suite au festival H2O à Aulnay-sous-Bois jusqu’au 11 décembre 2011.

L’édition jeunesse entre Métropole et Outre-mer

Au dernier jour du Salon du livre jeunesse de Montreuil, à signaler la rencontre, à 10h : « Création et édition : entre la métropole et les Outre-mer
Quelles sont les conditions de production en outre-mer ? Quels sont les échanges avec la métropole ? Comment les auteurs et illustrateurs transmettent-ils leurs cultures ? Peut-on parler de « littératures ultramarines » ?
Avec Joël Cimarron, auteur-illustrateur, Ernest Pépin, Joëlle Ecormier, écrivains, Claudine Serre, Océan Editions, Juliette Maes, Présidente de Lire en Calédonie, David Louis, éditeur et libraire, éditions Orphie et Dorothée Costa, bibliothécaire et représentante de la Réunion des Livres.
Lieu : Librairie Outre-Mer – k16 – niveau 1″

Lire à 5,5% de TVA ou ne plus lire à 7%, telle est la question ?

Après José Corti et Le Clavier Cannibale, nous nous permettons de relayer cette lettre de Yannick Poirier de la librairie Tschann :

« Cette nouvelle menace risque d’être fatale à la survie déjà fragilisée de toute la chaîne du livre, en France.

Chers Tous,
Le projet de loi de finances rectificative, voté en ce moment à l’Assemblée et déjà en discussion au Sénat met en place la nouvelle TVA réduite à 7%. Elle était à 5,5% jusqu’alors.

Le livre est assujetti à cette TVA réduite.

La rentabilité de la librairie s’établit autour de 0,5% de son chiffre d’affaires avant impôt.
Cette fragilité l’empêche de résister au choc de cette progressivité du taux de 5,5 à 7.
Alerté par l’ensemble des professions du livre, l’État commence à en prendre conscience.
Les députés et sénateurs auront ce mercredi, dans la cadre de la commission mixte paritaire qui se réunira, le pouvoir de proposer un changement de la loi.
Le livre étant aussi un produit de première nécessité, l’affirmer à nos députés et sénateurs est vital ce samedi.
Je vous invite à leur adresser ce message par courriel dès aujourd’hui:

« Madame, Monsieur, nous comptons sur votre appui pour que l’Assemblée et le Sénat s’opposent à l’application de la TVA à 7% pour le livre. Cela menace directement toute la chaîne du livre (auteurs, imprimeries, éditions, librairies, bibliothèques) sur tout notre territoire. » :
1) http://www.assemblee-nationale.fr/qui/communes/recherche_new.asp ou http://www.assemblee-nationale.fr/qui/xml/liste_alpha.asp?legislature=13 ;
2) http://www.senat.fr/elus.html

Et bien sûr, nous comptons sur l’immense force de votre action si vous adressez aussitôt ce courriel à l’ensemble de votre fichier.

Yannick Poirier
Tschann Libraire
125 bd du Montparnasse
F 75006 Paris »

Lire Fanon à Censier, Interroger le présent de Fanon à Chaillot

Le 19 novembre, l’Université Censier (Paris III) organise une journée d’études : Lire Frantz Fanon aujourd’hui.
Le 28 novembre 2011, Médiapart propose le débat : Frantz Fanon, au présent (au Théâtre National de Chaillot, à 20h30).

L’université Censier (Paris III) organise une journée d’études (10h-17h) ce 19 novembre Lire Frantz Fanon aujourd’hui. En partenariat avec la Fondation Frantz Fanon et l’Université de la Réunion.

Adresse : Université Paris III Censier : 13 rue Santeuil 75005 Paris / Salle Las Vergnas 3ème étage.

Programme :

Matin, président de séance : Daniel-Henri Pageaux

10h : ouverture par Mireille Fanon Mendès France, présidente de la Fondation Frantz Fanon.

10h15 : présentation de la journée par Carpanin Marimoutou.

10h25 : Françoise Vergès, Université de Londres, présidente du CPMHE, « Lire Fanon aujourd’hui », conférence inaugurale.

11h : Seloua Luste Boulbina, Collège international de philosophie et Université Paris VII Denis Diderot : « Une crise de possession ».

11h35 : Elsa Dorlin, Université Paris I, Panthéon Sorbonne

12h10 : Présentation de la réédition par La Découverte des œuvres de Frantz Fanon par Thomas Deltombe

Après-midi, présidente de séance : Françoise Vergès

14h: Matthieu Renault, EHESS : « Frantz Fanon ou le voyage des théories en situation (post)coloniale ».

14h35 : Mourad Yellès, INALCO, Paris : La théorie fanonienne dans le champ littéraire algérien. De la « théorie des trois phases ».

15h10 : Carpanin Marimoutou, Université de La Réunion : « Interroger l’œuvre de Frantz Fanon depuis un espace de créolisation ».

15h45 : Michel Gironde, Université Paris IV : « Peau noire, masques blancs de Fanon et Le Labyrinthe de la solitude de Paz : points de vue croisés sur l’ouverture à l’autre ».

16h20 : lecture de textes de Frantz Fanon

Interroger le présent de Fanon à Chaillot

Débat organisé par Médiapart : Frantz Fanon, au présent, 28 novembre 2011 au Théâtre National de Chaillot, à 20h30. En partenariat avec l’Institut du Tout-Monde, la Fondation Frantz Fanon et le Théâtre National de Chaillot.

Adresse : 1 Place du Trocadéro et du 11 Novembre, 75116 Paris (entrée place du Trocadéro)

Présentation : 50 ans après sa mort, quel usage pouvons-nous faire, aujourd’hui, de la pensée de Frantz Fanon ? En quoi la vie de ce Martiniquais d’origine, inhumé en terre algérienne en 1961, médecin psychiatre, écrivain, théoricien et combattant anticolonialiste peut-elle nous aider dans notre saisie et conduite du présent ?

Participants : Elsa Dorlin, philosophe ; Nicole Lapierre, socio-anthropologue; Pap N’diaye, historien ; Louis-Georges Tin, porte-parole du CRAN. Edwy Plenel présentera cette soirée, le débat sera animé par Joseph Confavreux, journaliste à Mediapart.

Inscriptions : debats@mediapart.fr (merci d’indiquer le nombre de places souhaitées)

 

 

« la dictature du divertissement généralisé »

« Ces livres me devinaient, ils m’écrivaient et me donnaient droit de cité tout en mettant au jour une part commune. Je m’aventurais pour l’étranger pour finalement tomber sur moi-même, m’offrant d’aller dans une complexité à laquelle la dictature du divertissement généralisé a définitivement tourné le dos. Ces livres prenaient soin de moi. »

Arnaud Cathrine, Nos vies romancées, Stock

« Alejandra Pizarnik note en 1959 dans son journal intime : “Je dois arrêter de lire les auteurs dont je peux me passer, ceux qui pour le moment ne m’aident pas.” Les livres que je voudrais évoquer ici m’ont infiniment aidé. Au moment où je les ai lus, bien sûr, mais aujourd’hui encore. Je les relis à intervalles réguliers. On appelle cela des “livres de chevet”.
Évidemment, il m’a fallu n’en choisir que quelques-uns, sous peine de n’avoir que peu d’espace à réserver à chacun d’entre eux. J’en ai donc retenu six, à partir d’une liste bien plus longue dont j’ai pensé un moment que je ne m’en débrouillerais jamais. Mais, contre toute attente, l’odieux tri s’est fait de lui-même lorsque j’ai “redécouvert” qu’on n’a pas forcément quelque chose de futé à dire de ce que l’on aime. Certains livres sont donc tombés pour cause d’enthousiasme banal, obscur ou impropre à faire l’objet d’un exercice d’admiration.
Carson McCullers, Françoise Sagan, Roland Barthes, Fritz Zorn, Sarah Kane et Jean Rhys : quatre femmes, deux hommes ; quatre étrangers, deux Français. Au total, l’inventaire ne dit pas grand-chose car je n’ai pas cherché d’équilibre. Les choses se sont distribuées simplement. Au gré des objets de mon affection.
Je me suis autorisé à inscrire ces lectures dans un contexte moins intime que personnel. Ce projet est arrivé au bon moment pour moi. Je cherchais ça : une écriture personnelle qui ne soit pas forcément intime. Il m’a importé aussi d’écrire deux ou trois choses que je pense de la littérature et qu’il me semblait prématuré d’écrire jusque-là. »

Haïti et Nantes en Guadeloupe

Au Moule (Guadeloupe), signalons la conférence sur Haïti, proposée à la Médiathèque de la commune aujourd’hui, à 18h, en présence de l’historienne d’art ex-conservatrice au Musée du Panthéon national haïtien (MUPANAH), Marie-Lucie Vendryes, actuellement en résidence à L’Artocarpe, les responsables de l’organisme Les Anneaux de la Mémoire (Nantes) ainsi que des artistes de la Guadeloupe dont les oeuvres accompagnent l’exposition d’Ayiti à Haïti, La Liberté conquise.

La Chronique culture n°4 : le 17 octobre 1961

La chronique n°4 (France Ô, InfoSoir, 18h30, 14/10/11) marque le cinquantenaire du 17 octobre 1961 en cinéma, livres, colloques, etc.

1. En cinéma, le documentaire Ici on noie les Algériens 17 octobre 1961 de Yasmina Adi revient sur la répression sanglante d’une manifestation pacifique d’Algériens à Paris quelques mois avant la fin de la guerre d’Algérie. Il sortira dans une trentaine de salles le 19 octobre.

A signaler la sortie d’Octobre à Paris de Jacques Panijel. Séances.

2. L’édition marque les 50 ans de cette ratonnade à plus d’un titre. Meurtres pour mémoire de Didier Daeninckx, grand polar politique, publié en 1984, Grand Prix de Littérature Policière (1985) fait l’objet par Futuropolis d’une réédition illustrée par Jeanne Puchol (voir son blog BD) :

© Puchol/Daeninckx/Futuropolis/Gallimard

Le 17 octobre des Algériens (La Découverte), de Marcel et Paulette Péju, est un texte inédit qui devait paraître à l’été 1962.

Il est complété par La triple occultation d’un massacre de Gilles Manceron, selon qui « trois facteurs ont contribué à la « dissimulation d’un massacre » : la négation et la dénaturation immédiates des faits de la part de l’État français, prolongées par son désir de le cacher ; la volonté de la gauche institutionnelle que la mémoire de la manifestation de Charonne contre l’OAS en février 1962 recouvre celle de ce drame ; et le souhait des premiers gouvernants de l’Algérie indépendante qu’on ne parle plus d’une mobilisation organisée par des responsables du FLN qui étaient, pour la plupart, devenus des opposants. Trois désirs d’oubli ont convergé. Ils ont additionné leurs effets pour fabriquer ce long silence. »

L’historien Gilles Manceron préface par ailleurs un recueil de textes, circulaires, notes de police, dans Le 17 octobre 1961 par les textes de l’époque, coordonné par l’association « Sortir du colonialisme », postface d’Henri Pouillot, Éd. Les petits matins, 128 p.

Avec La police parisienne et les Algériens (1944-1962) (Nouveau monde éditions), l’universitaire Emmanuel Blanchard remonte à 1944 et au « problème nord-africain », selon la terminologie policière, pour éclairer la répression dirigée par Maurice Papon, à l’époque préfet de police de la Seine (condamné en 1998 pour complicité de crime contre l’humanité pour son rôle sous l’Occupation, comme secrétaire de la préfecture de Gironde, dans la déportation des Juifs de Bordeaux).

Commémoration de ce cinquantenaire à Nanterre, ce vendredi avec le documentaire de Yasmina Adi en avant-première et un colloque ce samedi 15. Programme sur le site de la ville de Nanterre.

La Ligue des droits de l’homme et l’association Au nom de la mémoire organisent un colloque intitulé « Le 17 octobre 1961 : 50 ans après, la nécessaire reconnaissance » (avec les historiens Emmanuel Blanchard, Jean-Luc Einaudi, Gilles Manceron, Mohammed Harbi, Jim House, Neil MacMaster, Alain Ruscio, etc.), samedi 15 octobre de 13 h à 17 h, Assemblée nationale, salle Victor-Hugo, 101, rue de l’Université, Pari VIIe. Inscription obligatoire.

Voir aussi le site du quotidien L’Humanité.

Médiapart lance un appel pour la reconnaissance officielle de la tragédie du 17 octobre 1961

Voir la programmation de France-Culture.

Le Collectif 17 octobre 61 demande « Vérité et justice », c’est-à-dire « que les plus hautes Autorités de la République reconnaissent les massacres commis par la Police Parisienne le 17 octobre 1961 et les jours suivants, comme un crime d’Etat« .

Voir le programme du Maghreb des films (16 au 25 octobre 2011 à Paris).

L’AMAL, Association pour la mémoire algérienne, commémore le 17 octobre à l’esplanade de la Défense, lundi à 17h30.

L’histoire coloniale de la France et de l’Algérie sera marquée ce 17 octobre par une soirée à Paris, autour de Frantz Fanon, mort il y a 50 ans, année de la parution des Damnés de la terre, au Duc des Lombards, un célèbre club de jazz qui recevra le musicien martiniquais Jacques Coursil et le rappeur Rocé, lui-même né à Bab El-Oueb, pour une émission de la radio TSF Jazz à 19h.

3. En musique, parmi l’actualité du festival Banlieues tropicales, dans l’Essonne, signalons le concert du groupe guadeloupéen Soft… une « anomalie » dans le paysage musical antillais, qui se produit ce vendredi 14 à Sainte-Geneviève des bois, et ce samedi 15 à Palaiseau.

Glissant et Marchand au Salon de la revue

Au Salon de la revue ce week-end à Paris, du 14 au 16 octobre, 14 rencontres sont programmées dans la salle Édouard Glissant (1928-2011), dont « Comment définir le postcolonial sans tomber dans une pensée binaire distinguant trop schématiquement d’un côté la colonisation et de l’autre l’après-colonisation ? », samedi à 16h30.

L’autre salle est baptisée Jean-José Marchand, critique d’art (1920-2011) et propose 16 tables rondes, dont « Qu’est-ce que l’actualité pour une revue ? », samedi à 14h30. Dans son blog, nous pouvons lire son dernier billet, du 30/08/11, « Vous avez-dit culture ? ».

Pour le producteur des entretiens Les Archives du XXe siècle, pour la télévision : « La culture vraie demeure le fait d’avoir une expérience vécue des œuvres (…) Ce n’est pas en faisant la queue dans les musées ou en écoutant les commentateurs qu’on se cultivera, c’est en imposant silence aux bruits du forum, des télévisions, et en écoutant au plus profond de soi-même. »

Le Salon de la revue est à l’Espace d’animation des Blancs-Manteaux 48, rue Vieille-du-Temple, Paris 4e.