Le prix Edgar Faure de littérature politique attribué à Abd Al Malik pour La guerre des banlieues n’aura pas lieu (Cherche Midi).
Auteur / Papalagui
A Lyon, une maison Ahmadou Kourouma

A Lyon, la maison située dans le Jardin des Chartreux (1er arrondissement) au niveau du 36 cours Général Giraud, a été rebaptisée « Maison Ahmadou Kourouma » en hommage à l’écrivain ivoirien, lyonnais d’adoption.
Cette maison, créée en 1860, rénovée en 2005, accueille des associations culturelles et les membres d’un conseil de quartier.
Le prix roman France Télévisions, J-1
C’est demain à France Télévisions, le prix du roman 2010 :
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Découvrez Prix Roman France Télévisions, les 6 livres sélectionnés sur Culturebox !
Goncourt 2010, les quatre finalistes
- Apocalypse bébé, Virginie Despentes (Grasset)
- Parle-leur de batailles, de rois et d’éléphants, Mathias Enard (Actes Sud)
- La carte et le territoire, Michel Houellebecq (Flammarion)
- Naissance d’un pont, Maylis de Kerangal (Verticales)
Résultat : 8 novembre, 13h
Abdellah Taïa, le Roi de la syncope, prix de Flore 2010

Oui Le Jour du Roi d’Abdellah Taïa est un « roman en guerre ». Oui c’est bien plus qu’une tempête sous un crâne, une forme marocaine et moderne d’un To be or not to be.
En 1987, entre Rabat et Salé, dans l’attente du cortège du roi Hassan II, les deux jeunes amis Omar et Khalid vont jouer leur vie. Dans son écriture précipitée, aux phrases courtes, coupées-décalées, aux temps télescopés, Taïa déroule une partition syncopée d’une grande richesse de sens, volontairement perturbée, perturbante dès l’incipit : « Je suis devant lui. Je rêve. mais je ne rêve pas. C’est lui. Vraiment lui. Un homme que je connais bien. Trop bien. »
Omar rêve qu’il rencontre le Roi, qu’il doit lui baiser la main, « cette main historique ».
Ces phrases au sujet coupé sont à prendre au pied de la lettre : le culte de la personnalité s’oppose au sujet libre. Style coupé-décalé pour un anti-héros en plein « rêve-réalité », « rêve-cauchemar.
Abdellah Taïa : « Au Maroc, on vit dans la fiction », interview à Bladi.net, en 2008, après la sortie d’Une mélancolie arabe, réédité en poche très prochainement.
Le livre lauréat 2010 du prix de Flore, Le jour du roi d’Abdellah Taïa (Seuil), a été choisi au 2e tour de scrutin par 7 voix contre 5 à Ann Scott pour A la folle jeunesse (Stock).
Dany Laferrière, docteur honoris causa
L’ENS de Lyon a fait Dany Laferrière docteur honoris causa : « En lui décernant un doctorat honoris causa l’École normale supérieure de Lyon est fière d’honorer en la personne de Dany Laferrière non seulement un auteur témoin de son temps, mais un écrivain engagé. S’il se présente lui-même comme « un écrivain primitif » il est avant tout un auteur humain dont les écrits vous prennent aux tripes ou vous font rêver, sourire ou pleurer. »
« Le dictateur m’avait jeté à la porte de mon pays. Pour y retourner, je passe par la fenêtre du roman » (L’Énigme du retour).
La littérature haïtienne contemporaine (colloque à Cergy)
La littérature haïtienne contemporaine, 10 novembre 2010, Les Chênes I – Salle des conférences, Université de Cergy-Pontoise, EA 1392 – Centre de recherche Textes et Francophonies (CRTF), Pôle FLDS
9h : accueil des participants
9h30-10h30 : conférence inaugurale par le professeur Charles Forsdick (Liverpool) : « « Un spectre oublié »: Toussaint Louverture et les enjeux de la représentation transculturelle »
10h30- 11h00 : Antony Soron (Paris IV-IUFM) : De l’obstacle à la transparence : L’énigme du retour de Dany Laferrière ou la réponse limpide de l’écriture vibrante.
11h- 11h 30 : Sylvie Brodziak (UCP) : Bicentenaire ou le Meurtre pour mémoire de Lyonel Trouillot.
11h30 – 12h : Débat
14h-14h30 : Fulvio Caccia (UCP) : Ecritures migrantes et transculture : les écrivains haïtiens de la diaspora et la modernité.
14h30-15h : Paul Fraisse (UCP) : Migrations identitaires : la voix des réfugiés, l’exemple des Fugees.
15h00-15h30 : Nicole Grepat (UCP) Marie-Célie Agnant : « Haïti et l’image de la mauvaise mère ».
15h45- 16h15 : Marie Fremin (UCP) : la réception de Saisons sauvages de Kettly Mars.
16h15- 16h45 : Dominique Fattier (UCP) : Quelques remarques sur le rapport langues/littérature dans une situation de contact de langues : Haïti, de l’Indépendance à nos jours.
16h45- 17h15 : Christiane Chaulet Achour (UCP) : « Littérature haïtienne, une décennie de prix : René Depestre, Evelyne Trouillot, Gary Victor, Dany Laferrière, Lyonel Trouillot, Yanick Lahens ».
Maylis de Kerangal, prix Médicis 2010
Le prix Médicis 2010 a été attribué à Maylis de Kerangal pour son roman Naissance d’un pont (Verticales). Le Médicis étranger revient à David Vann pour Sukkwan Island (Gallmeister). Le Médicis essai a été attribué à Michel Pastoureau pour Les couleurs de nos souvenirs (Seuil).
Renaudot 2010, les finalistes
En attendant la dernière réunion du jury, le 8 novembre, voici les finalistes du Renaudot 2010 :
Six romans :
- Amours et aventures de Sindbad le marin, Salim Bachi (Gallimard)
- Apocalypse bébé, Virginie Despentes (Grasset)
- Dolce Vita 1959-1979, Simonetta Greggio (Stock)
- La carte et le territoire, Michel Houellebecq (Flammarion)
- L’homme qui arrêta d’écrire, Marc-Edouard Nabe (autoédité)
- Une soirée au Caire, Robert Solé (Seuil)
Quatre essais :
- L’affaire de l’esclave Furcy, Mohammed Aïssaoui (Gallimard)
- Pourquoi lire ?, Charles Dantzig (Grasset)
- L’odyssée Cendrars, Patrice Delbourg (Ecriture)
- Le crépuscule d’une idole : l’affabulation freudienne, Michel Onfray (Grasset)
Deux livres de poche :
- Bella ciao, Eric Holder (Points)
- L’origine de la violence, Fabrice Humbert (Le livre de poche)
Le prix Femina 2010 à Patrick Lapeyre
Patrick Lapeyre remporte le prix Femina pour « La vie est brève et le désir sans fin » (P.O.L.), choisi au 6ème tour de scutin par 7 voix contre 6 à Claude Arnaud pour « Qu’as-tu fait de tes frères ? » (Grasset).
Le Femina étranger a été attribué à la Finlandaise Sofi Oksanen pour son roman « Purge » (Stock) et le Femina essais a été décerné à Jean-Didier Vincent pour « Elysée Reclus » (Fayard).
