« Les Villes assassines », reportage au Salon du livre de Paris

http://culturebox.france3.fr/player.swf?video=34825Découvrez Au salon du livre de Paris, « Les villes assassines », d’Alfred Alexandre sur Culturebox !

Prenez connaissance de l’entretien intégral avec l’écrivain, sur Papalagui, 28/03/11.

Voir également la critique du roman, sur Papalagui du 27/02/11 : « Les villes assassines, le nouveau dress-code de l’île-prison »

Leonardo Padura, ce très grand roman (Le Devoir)

« Ce qui frappe dans ce très grand roman de Padura (et l’attentat mortel contre Trotski en offre l’illustration parfaite), c’est que la terreur stalinienne n’a pas seulement recouvert le sixième du monde, mais bien la planète tout entière. »

Sur le formidable roman de Leonardo Padura, L’homme qui n’aimait pas les chiens, lire la critique de Louis Hamelin, dans Le Devoir du 27/03/11.

Et si mes mots ressemblent à la vie (Frédéric Ohlen)

Et si mes mots ressemblent à la vie,
S’ils ont à voir avec la Justice,
S’ils ont à voir avec le bonheur,
S’ils savent semer et sourire,
Tel un navire qui sait réunir les rives,
Alors seulement, j’aurais réussi.

selon les mots de remerciement de Frédéric Ohlen le 19 août 2010 à Nouméa, à l’occasion de sa remise des insignes de chevalier des Arts et des Lettres.

Frédéric Ohlen figure en bonne place dans Outremer, trois océans en poésie (éditions Bruno Doucey) :

http://culturebox.france3.fr/player.swf?video=33835Découvrez L’anthologie « Outre-Mer, trois océans en poésie » à l’honneur du Printemps des poètes sur Culturebox !

Philippe Lançon, le meilleur

Le Prix Hennessy du journalisme littéraire, doté de 7 000 euros, a été attribué à Philippe Lançon, grand reporter et critique littéraire au quotidien Libération.

Journaliste à Libération depuis 1994, il est grand amateur de littérature latino-américaine.

Les jurés de ce Prix ont choisi Philippe Lançon à l’unanimité pour « l’extraordinaire qualité de ses articles », a souligné Jérôme Garcin, président d’honneur du jury.

(source : AFP)

Le rôle de l’art ? Produire du discernement (Bernard Stiegler)

« Dans l’art et la culture, comme dans tous les domaines, le consommateur a remplacé l’amateur. L’audimat et le marketing ont fait leur entrée dans les musées. Les publics sont devenus des audiences au sens des grands médias de masse. Il est affligeant de constater qu’un visiteur du Louvre consacre en moyenne 42 secondes à chaque œuvre : c’est du zapping. Le rapport aux œuvres devient de plus en plus quantitatif, et les grands musées se focalisent sur leur fréquentation. Ce consumérisme est à l’opposé de cette relation éminemment qualitative et intime qu’un amateur d’art entretient avec les œuvres. (…) 

Nous ne sommes plus dans une économie du désir, mais de la dépendance, nous vivons dans une société grégaire où la croissance est devenue une mécroissance : une société du tout-jetable, de l’infidélité, promue par un capitalisme pulsionnel qui fonce dans un mur. Moins en sait le destinataire des industries culturelles qui orchestrent cette déchéance, plus il est abruti, et mieux cela vaut : ce système détruit les savoirs, c’est-à-dire aussi l’estime de soi et des autres.

(…) Le rôle de l’art en général, c’est d’intensifier l’individuation en produisant du discernement. L’art pense avec les sens et les artefacts, et il discerne du singulier – c’est-à-dire de la nécessité et de l’incomparable – dans ce qui n’est d’abord que de l’artifice et de la reproduction. »

Bernard Stiegler, L’Oeil, mars 2011.