« Quel sens de la transmission pour Edouard Glissant ? », thème du prochain séminaire de l’Institut du Tout-Monde

Le premier séminaire de l’Institut du Tout-Monde après la disparition de son fondateur Édouard Glissant, le 3 février dernier, aura lieu à la Maison d’Amérique latine, à Paris, le 19 octobre à 19h, avec pour intitulé :

Transmission et métamorphoses d’Édouard Glissant : François Noudelmann, « Quel sens de la transmission pour Edouard Glissant? »

François Noudelmann le présentera ainsi :
« Dans la continuité du travail accompli avec Édouard Glissant pendant les quatre dernières années à l’Institut du Tout-Monde et à l’université de Paris 8, ce nouveau séminaire rendra hommage au poète et penseur qui vient de disparaître. Il se déploiera selon les multiples dimensions de son œuvre : la littérature (poésie, roman, théâtre), la philosophie, la politique et l’anthropologie.

Il s’agira moins d’une exégèse de ses textes que d’un prolongement de ses idées et de son écriture, par leurs résonances et leurs métamorphoses dans la pensée et l’art contemporains. Les notions d’archipel, de digenèse, d’opacité, de créolisation, d’identité nomade, de tout-monde, de tremblement, de trace et d’imprévisible seront analysées à la lumière des transformations de la mondialité en cours. Elles seront mises en perspective, en amont dans la mémoire des humanités, et en aval dans le choc des différences à venir. « 

Le Nobel de littérature au poète suédois Tomas Tranströmer

Le comité Nobel a récompensé le poète suédois le plus connu et le plus traduit de sa génération. Tomas Tranströmer, né en 1931 à Stockholm, a été récompensé « car, par des images denses, limpides, il nous donne un nouvel accès au réel », selon l’Académie suédoise. Il a publié une quinzaine de recueils en 50 ans. Il est publié en France au Castor astral et chez Gallimard.

Son style introspectif, décrit par le magazine Publishers Weekly comme « mystique, versatile et triste », détonne avec la vie même du poète engagé dans un combat pour un monde meilleur, et pas seulement au travers de poèmes. (Le Figaro)

Dans La Grande Énigme, cet haïku, traduit par Jacques Outin :

Sur une saillie rocheuse
on voit la fissure du mur des trolls.
Le rêve, un iceberg.

Liens :


Lire en Polynésie en appelle aux « gouvernants » pour soutenir le livre et la lecture

 

Lire en Polynésie réunit sa 11e édition à Papeete (Tahiti), du 6 au 9 octobre, sous l’égide de l’Association des éditeurs de Tahiti et ses îles, présidée par Christian Robert (Au Vent des îles), et la Maison de la Culture/Te Fare Tauhiti nui, avec pour thème la « Nature ».

Autour de l’astrophysicien Jean Audouze, de l’écrivain australien Paul D’Arcy, de l’anthropologue calédonien Jean Guiart (L’idée océanienne de la nature), et de l’auteur américain Pete Fromm, on relève notamment les thèmes du polar vert, de la création du monde par Taaroa nui tahi tumu, de l’édition numérique, de la navigation ancestrale en Océanie, de la montée des eaux en Polynésie française.

Ce salon sera également l’occasion d’évoquer la politique culturelle dans le domaine du livre.
« Alors que les temps ne sont pas des plus prospères, le livre reste et demeure un refuge, un bien culturel qui doit être accessible à tous, écrit Christian Robert dans le journal du Salon.

Pourtant, de nombreuses questions se posent. Pourquoi si peu d’intérêt de nos gouvernants pour ce secteur ? Comment se fait-il qu’aujourd’hui notre système de lecture publique soit si peu développé ? Peut-on rester insensible à la fermeture d’une librairie ? Est ce que le livre numérique est un espoir, un leurre ? Comment développer les bibliothèques de demain ? »

« Nous souhaitons faire reconnaître la littérature polynésienne et générer un véritable marché du livre, viable économiquement » explique le dirigeant des éditions « Au Vent des îles », à Tahiti-Infos.

Signalons la sortie du très attendu n°19 de la revue littéraire Litterama’ohi, intitulé «Autochtonie et peuples autochtones».

 

Dans les faux romans que j’écris (Lyonel Trouillot)

 
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Découvrez La belle amour humaine le dernier roman de Lyonel Trouillot sur Culturebox !
À lire la belle interview de Lyonel Trouillot par Médiapart à l’occasion de la sortie de son roman La Belle amour humaine (Actes Sud)

« On est frappé par la construction de votre livre, une narration au récitatif, cette manière de croiser les voix sur le mode de l’adresse poétique. Pourriez-vous revenir sur ce choix d’écriture ?
Cela correspond à un point de vue général sur l’écriture : ce qui m’intéresse dans les faux romans que j’écris, c’est de donner de la voix à quelqu’un, et même à plusieurs quelqu’un. Et dans ce texte en particulier dont le thème est l’altérité
(…)
Ce que vous écrivez à la fin du roman d’ailleurs, «il faut mettre sa part de voix». C’est une manière de définir la «présence au monde» ?
Oui, que pouvons-nous faire à part capter quelques fragments ? Que dire dans ce grand concert de voix du discours humain ? Pour parler il faut écouter l’autre, être en relation avec ce qu’il ressent, ce qu’il pense. Aujourd’hui, le monde a évolué vers la droite, et j’ai écrit un livre communiste, d’une certaine manière, pas au sens stalinien, au sens noble. C’est pourquoi il est dédié à Jacques Stephen Alexis, un homme politique de gauche que l’on considérerait aujourd’hui comme d’extrême gauche et qui avait ce rêve d’une voix individuelle dans une quête de bonheur collectif.
etc.

Sleep son, en musique, en anglais, en arabe

SLEEP SONG -Mike Ladd & guests from Mathieu Bouvier on Vimeo.

« Dans le cadre de son programme sur la transculturalité musicale et les croisements de langages musicaux, que dirige Frédéric Deval, la Fondation Royaumont met en œuvre le projet poétique et musical de Mike Ladd sur la guerre US en Irak. À partir de témoignages qu’il a recueillis par interviews auprès de vétérans US de la guerre en Irak, le poète et slameur US Mike Ladd, résidant depuis quelques années à Paris, écrit des poèmes originaux d’une force rare, et élabore une rencontre avec des poètes et musiciens irakiens, dans leurs langues et dans leurs langages musicaux.
Comment les sons des langues anglaise (US), arabe (Irak), et les sons des musiques qui les portent, peuvent-ils à nouveau frayer un cheminement humain ? Un cheminement qui part du réel comme cauchemar, de la révulsion et de l’horreur physique de la mort et de la souffrance infligées, et établit, pas à pas, une écoute réciproque et un monde imaginaire où se trouver un réel rêvé.
L’après 11 septembre 2001 peut bifurquer vers l’un ou l’autre. »

Sleep song, au théâtre de l’Odéon (Paris), une soirée paroles et musiques, ce 3 octobre à 20h avec  Mike Ladd, slameur/performeur, Ahmed Abdul Hussein, poète irakien, Maurice Decaul, poète américain, Vijay Iyer, piano, Ahmad Mokhtar, oud, Serge Teyssot-Gay, guitare.

Excepté l’usage excessif du signe « US », la soirée est recommandable.

Grand Prix du Roman Métis 2011 (sélection)

Le Grand Prix du Roman Métis 2011 sera décerné au cours de la première semaine de décembre à l’ancien Hôtel de Ville de Saint-Denis-de-la-Réunion.
Pour sa deuxième édition, sept romans ont été sélectionnés par le jury présidé par Mohammed Aïssaoui.

La Ville de Saint-Denis et La Réunion des Livres ont le plaisir de vous annoncer cette sélection :

Mon petit bunker de Marine Bramly, JC Lattès, 2011

Samba pour la France de Delphine Coulin, Editions du Seuil, 2011

Petite reine de Saba de Rose Nollevaux, Memory Press, 2011

Sur feuille de songe… de Catherine Pinaly, L’Harmattan, 2011

Les Mamiwatas de Marc Trillard Actes Sud, 2011

La belle amour humaine de Lyonel Trouillot, Actes Sud, 2011

Corps mêlés de Marvin Victor, Gallimard, 2011

Le Grand Prix du Roman Métis est né 2010 à L’Ile de la Réunion. Initié par la Ville de Saint-Denis et La Réunion des Livres, il a couronné l’an passé En attendant la montée des eaux de Maryse Condé et Une année chez les français de Fouad Laroui, qui a reçu la mention spéciale.

Prix Roman France Télévisions 2011 (sélection)

21 téléspectateurs, dont certains d’outre-mer, choisiront, le 3 novembre prochain, le lauréat du Prix Roman France Télévisions 2011,  parmi les 6 ouvrages suivants :

–        Bessora, Cyr@no, Belfond

–        Sorj Chalandon, Retour à Killybegs, Grasset

–        Brigitte Giraud, Pas d’inquiétude, Stock

–        Christian Oster, Rouler, L’Olivier

–        Sylvain Tesson, Dans les forêts de Sibérie, Gallimard

–        Delphine de Vigan, Rien ne s’oppose à la nuit, JC Lattès