Une soirée littéraire en hommage à l’écrivain haïtien disparu le 7 mai 2008 Jean-Claude Charles, animée par Yves Chemla , est annoncée par l’ambassade d’Haïti à Paris, le 25 octobre à 19h au Musée du Montparnasse à Paris, avec pour thème « la reconnaissance des écrivains et la notion d' »enracinerrance » ».
En présence des écrivains Lyonel Trouillot et Syto Cavé.
Entrée libre.
Prix de Flore 2010, 2e sélection
Le jury de Flore a établi sa seconde sélection pour son prix qui couronne les jeunes talents depuis 1994 : Anne Berest pour La fille de son père (Seuil), Marylis de Kérangal pour Naissance d’un pont (Verticales), Ann Scott pour A la folle jeunesse (Stock), Abdellah Taïa pour Le jour du roi (Seuil) et Bernard Quiriny pour Les assoiffées (Seuil).
Décision le 4 novembre 2010.
Je suis cet homme chiffon…
Je suis cet homme chiffon
dessiné pour l’oubli.
extrait du recueil de poésie de Franz Benjamin, Vingt-quatre heures dans la vie d’une nuit suivi de Secousses, édité par Mémoire d’encrier.
Trop chaud soleil d’automne
Les feuilles tombent en crépitant
comme brindilles sous les pas.
Et pétillent et rejoignent l’esprit de la forêt,
englouties dans le vaste horizon du temps.
Artistes kanaks à Rochefort et vice-versa
La culture kanak élit domicile à Rochefort avec une convention signée à Nouméa ce 7 octobre, pour des opérations de jumelage culturel de 2011 à 2013, selon un communiqué de l’Agence de développement de la culture kanak (ADCK) :

1. Résidence d’une artiste kanak à Rochefort : Micheline Néporon. Les œuvres créées pendant cette résidence seront acquises par la Commune de Rochefort pour le Musée d’Art et d’Histoire.
2. Une résidence d’artiste rochefortais en Nouvelle-Calédonie, le photographe Daniel Nouraud. Les œuvres créées pendant cette résidence seront acquises par l’ADCK – centre culturel Tjibaou.
3. La poursuite de la constitution du fonds documentaire sur la culture kanak à Rochefort. L’ADCK – centre culturel Tjibaou s’engage à remettre gracieusement à la Commune de Rochefort un certain nombre de ses productions éditoriales comme les ouvrages « Keen Jila », « Tavaka », la biographie de Jean-Marie Tjibaou, des cahiers de conférence, le catalogue « Across Oceans and time : art of the contemporary Pacific » ainsi que des cassettes d’enregistrement de conférences du centre culturel Tjibaou.
4. La poursuite des dépôts d’œuvres du Fonds d’art contemporain kanak et océanien (FACKO).
La collaboration à l’évolution de l’espace consacré à la culture et à la création contemporaine kanak au Musée d’Art et d’Histoire. L’ADCK – centre culturel Tjibaou propose le prêt de l’exposition intitulée « Robes missions : un art de la rue » ainsi que l’exposition de photographies (impressions sur textile) de Fritz Sarasin.

Vargas Llosa, le paradis du Nobel…
http://culturebox.france3.fr/player.swf?video=28630Découvrez Mario Vargas Llosa, Prix Nobel de littérature 2010, un écrivain engagé sur Culturebox !
Rencontre avec le futur lauréat à Paris en 2003 à l’occasion de la sortie de son roman consacré à Gauguin, Le Paradis un peu plus loin, et du volume des Cahiers de L’Herne, dirigé par son traducteur français Albert Bensoussan.


Furcy force le respect
http://culturebox.france3.fr/player.swf?video=28840Découvrez Mohammed Aïssaoui, Prix du roman historique 2010 sur Culturebox !
Mohammed Aïssaoui recevra vendredi 15 octobre aux Rendez-vous de l’Histoire à Blois le prix du roman historique 2010 pour L’Affaire de l’esclave Furcy (Gallimard). Ce journaliste du Figaro littéraire a enquêté quatre ans pour réunir toutes les pièces d’une affaire jusqu’alors présente dans la mémoire collective orale de La Réunion (l’Île Bourbon de l’époque), mais jamais écrite. Voir la chronique de France Ô et l’interview de l’auteur.

Ce prix augure certainement de bien d’autres. Il est en lice pour les prix Femina essais, Renaudot essais, l’Interallié, le prix du Premier roman, le prix RFO du livre.
En 2005, un lot de pièces historiques est mis aux enchères à Drouot, qualifié ainsi : « Important dossier sur l’affaire de l’esclave Furcy qui réclame en justice sa liberté ». Les Archives départementales de la Réunion l’achètent pour 2 100 euros.
Ces pièces de justice racontent 27 années de procès depuis ce jour d’octobre 1817 où Furcy décide de porter plainte au tribunal d’instance de Saint-Denis pour exiger sa liberté. Du jamais vu dans l’île. L’esclave sera mis en prison par le gouverneur Desbassins. Fait rare dans l’histoire de l’esclavage, Furcy est un esclave lettré.
Mohammed Aïssaoui exhume dans ce livre passionnant le récit d’un esclave présumé, finalement reconnu libre par la Cour royale de Paris le 23 décembre 1843… seulement cinq ans avant l’abolition de l’esclavage.
Ce livre allie récit historique et travail de fiction romanesque. A l’image des marqueurs de parole antillais, Aïssaoui comble les vides de l’histoire par le travail du romancier. En cela, il est important. On pense immaquablement aux livres de Daniel Vaxelaire, dont le plus connu est sans doute Chasseurs de noirs (Flammarion puis Orphie)
L’autre intérêt de l’ouvrage est de mettre en lumière et de restituer à La Réunion et à l’histoire de France une figure de la lutte pour les droits de l’homme.
Troisième qualité : le livre est emblématique du rôle de l’histoire selon le point de vue des victimes et racontée par elles. Aussi, les historiens tiennent de plus en plus compte des révoltes d’esclaves aux côtés des récits des abolitions dites « accordées ».
Pour lire les premières pages du récit, consulter le site Gallimard.
Sur le passage de Mohammed Aïssaoui à La Réunion, lire La Réunion des livres.
Lire l’article de l’universitaire américaine Sue Peabody, dans la revue des Annales (juin 2009) : La question raciale et le « sol libre de France » : l’affaire Furcy.
Lire l’ouvrage coordonné par Myriam Cottias, Alessandro Stella et Bernard Vincent, Esclavage et dépendances serviles (L’Harmattan, 2006), où est évoquée l’affaire de l’esclave Furcy, ou sa version en ligne.

En Haïti, au sud de la capitale, il existe un village Furcy, assez peu accessible si l’on en juge par cette photo remarquable, extraite du site Le paysan haïtien :

Failles

Mise en vente aujourd’hui de Failles, de Yanick Lahens, chez Sabine Wespieser.
Véronique Tadjo, deux livres, deux Actes Sud contre les frontières opaques
http://culturebox.france3.fr/player.swf?video=28507Véronique Tadjo était de passage à Paris avant son retour à Johannesburg. Voir son site .
Découvrez Nelson Mandela: « Non à l’apartheid », un roman historique de Véronique Tadjo sur Culturebox !
À noter le lien dans les commentaires : « Carnets de voyage » de Miriam sur La Reine Pokou, très beau conte de V.T.
À l’EHESS, l’Ile Maurice post-coloniale et l’Inde
Le Centre d’Etudes de l’Inde et de l’Asie du Sud organise sa 15e Journée d’étude le 12 octobre 2010 à l’EHESS, 105 boulevard Raspail, Paris VI : « l’Ile Maurice post-coloniale et l’Inde : enjeux politiques, économiques et culturels ».
Programme
9h30-10h Ouverture
Accueil des participants : Stéphanie Tawa Lama-Rewal (CEIAS/CNRS), pour la direction collégiale du CEIAS
Introduction: Catherine Servan-Schreiber (CEIAS/CNRS)
10h-11h 15 Session I
Avenir créole ou indianité modernisée ? Quel modèle pour le multiculturalisme mauricien ?
Modérateur : Aurélie Varrel (CEIAS/CNRS)
Julie Peghini (MSH Paris Nord): « Les impasses du multiculturalisme. Politiques, industries et tourisme culturels à l’île Maurice » (The impasses of multiculturalism. Cultural policies, industries and tourism in Mauritius)
Nabil Moolna (Doctorant EHESS) : « Le communalisme et les élections de 2010 » (Communalism and the 2010 elections).
Discutante : Sophie Blanchy (CNRS/Université de Paris X Nanterre)
11h15-11h30 Pause
11h30-12h45 Session II
L’hindouisme créole et son évolution dans le contexte du revivalisme religieux
Modérateur : Faranirina Rajaonah (Université Paris VII)
Mathieu Claveyrolas (CEIAS/CNRS) : « L’hindouisme mauricien : un paysage religieux en chantier » (Mauritius or the invention of a Hindu landscape)
Suzanne Chazan-Gillig (IRD) : « Les cultes populaires hindous et la mondialisation à l’île Maurice » (Popular Hindu cults and globalization in Mauritius)
Discutant : Pierre-Yves Trouillet (Doctorant UMR ADES/CNRS)
12h45 –14h00 : Repas de dholl-puris, samosas et tchai.
14h00-15h15 Session III
L’Etat-nation et ses diasporas
Modérateur : Tristan Bruslé (MSCH/CNRS)
Anouck Carsignol (CSH New Delhi): « L’Inde et sa diaspora : influences et intérêts croisés, au Canada et à l’île Maurice » (India and its Diaspora: reciprocal influences and interests in Canada and Mauritius).
Anthony Goreau-Ponceaud (Université de Périgueux-Bordeaux IV/UMR ADES/CNRS): « Le ‘malaise tamoul’ à l’île Maurice » (The ‘Tamil issue’ in Mauritius).
Discutante : Aminah Mohammad-Arif (CEIAS/CNRS)
15h15-16h30 Session IV
Défis économiques et nouveaux partenariats : modèle indien, modèle chinois
Modérateur : Vasoodeven Vuddamalai (Université d’Evry)
Emmanuel Grégoire (IRD) : « Rivalités politiques et économiques dans l’océan Indien : entre l’Inde et la Chine, le coeur de l’île Maurice balance » (Political and economic competitions in Indian Ocean : Mauritius coveted by India and China).
Pierre Lachaïer (CEIAS/CNRS): Présentation du film de Patrice Dutertre « Trafic mortel, quand les médicaments tuent ».
Discutant : Frédéric Landy (Université de Nanterre/CEIAS/CNRS)
16h30-16h45 Pause
16h45-18h Session V
Emergence d’une littérature indo-française mauricienne
Modérateur : Lise Guilhamon (Université de Versailles Saint-Quentin )
Sylvie Adamo (CEIAS/CNRS): « Le fonds mauricien de la bibliothèque du CEIAS »
Annie Montaut (INALCO/CNRS SEDYL): « Les hommes d’Ananda Devi: de Joséphin le fou au dokteur-dieu »
Discutant : Tirthankar Chanda (INALCO)
Contact : Catherine Servan-Schreiber : kschreib@ehess.fr
