Eugène Nicole, prix Joseph Kessel 2011

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Découvrez L’oeuvre des mers d’Eugène Nicole récompensé au festival Etonnants voyageurs sur Culturebox !

Le jury, présidé par Olivier Weber et composé de Tahar Ben Jelloun, Jean-Marie Drot, Pierre Haski, Michèle Kahn, Gilles Lapouge, Michel Le Bris, Erik Orsenna, Patrick Rambaud et Jean-Christophe Rufin a attribué le Prix Joseph Kessel 2011 à Eugène Nicole pour son livre L’Œuvre des mers (Éditions de l’Olivier).
Le Prix Joseph Kessel, créé en 1991, est doté de 4.500 € par la Scam (Société civile des auteurs multimédia), société de gestion collective, représente les auteurs d’oeuvres écrites audiovisuelles et radiophoniques à caractère documentaire.. Yves Courrière, Serge Daney, Régis Debray, Jean Hatzfeld, Pierre Haski, Sorj Chalandon, Florence Aubenas figurent parmi les lauréats des années précédentes.

Le prix a été remis en présence de l’auteur, le samedi 11 juin à 18h15 au Festival Étonnants Voyageurs à Saint-Malo.

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Découvrez L’intégrale de l’Oeuvre des mers d’Eugène Nicole sur Culturebox !

Jorge Semprún est mort

Jorge Semprún est mort mardi à Paris à l’âge de 87 ans. Ecrivain et ancien ministre de la Culture espagnol, membre de l’Académie Goncourt, il est mort mardi à Paris. Enfant espagnol en exil en pleine guerre civile, déporté durant deux années indélébiles à Buchenwald (matricule 44 904), ancien membre du Parti communiste, ministre de la Culture d’Espagne de 1988 à 1991, Jorge Semprún est mort ce mardi à Paris à l’âge de 87 ans, selon les médias espagnols citant la famille et le ministère de la Culture. (source Livres-Hebdo). Voir El País : « La mort de Jorge Semprún, une mémoire du XXe siècle ».

(c) El País

Littérature et divertissement

Parmi les propos de présentation de leur livre sélectionné pour le Prix du livre Inter (décerné lundi 6 juin 2011), les finalistes sèment quelques devises personnelles :

« La littérature est le contraire exact du divertissement. » Olivier Adam, Le cœur régulier (L’Olivier).

« On peut tous devenir le fantôme de son propre père. » Philippe Forest, Le siècle des nuages (Gallimard).

L’émerveillement Dennis Nona à Rochefort

Prodigieuse, l’exposition d’estampes et de sculptures de l’artiste des îles du Détroit de Torres Dennis Nona qui présente ses œuvres à Rochefort (Charente-Maritime) au musée Hèbre de Saint-Clément (3 juin-30 septembre 2011), après l’ambassade d’Australie à Paris.

Un bronze monumental accueille le visiteur. Un crocodile de 3,60 m de long, chevauché par un homme hybride couché sur le dos. Ubirikubiri of the Awailau Kasa est son nom. Un couple de raies debout, Gubuka, l’une en aluminium, l’autre en bronze, plaque de nacre sur le poitrail, exécutent une danse amoureuse.

Deux autres techniques sont utilisées. L’une à l’eau-forte, l’autre en linographie sont utilisées.

Ce qui domine dans les 64 œuvres exposées : la richesse de l’imaginaire fondé sur les légendes transmises par le peuple de l’île de Badu où est né il y a 38 ans Dennis Nona. Empreintes de la nature et du cosmos. Animaux terrestres et marins, dugongs, tortues, etc.

Animaux et formes inventés, comme ce chien-dugong, nommé Umar Ar Dhangalau Kuik, le dessin d’un masque de danse inédit : « Il est très important pour notre époque non seulement de s’inspirer des récits anciens, mais aussi d’inventer de nouvelles histoires pour notre génération et les suivantes. »

Ce qui est notable : l’alliance de la mémoire d’un peuple et des techniques d’expressions modernes pour créer un bestiaire souvent monumental, toujours soucieux de mille détails.

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Découvrez Dennis Nona expose l’imaginaire mélanésien du Détroit des îles Torres sur Culturebox !

Prolongation de l’exposition Aimé Césaire, Lam, Picasso

L’exposition Aimé Césaire, Lam, Picasso « Nous nous sommes trouvés » est prolongée jusqu’au 27 juin inclus, au Grand Palais, Galeries nationales. L’exposition qui devait fermer ses portes le 6 juin 2011 sera prolongée « en raison de son succès », annonce la Réunion des musées nationaux.

 

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Découvrez Les retrouvailles de Césaire, Lam et Picasso au Grand Palais à Paris sur Culturebox !

Hébétés, dans la cathédrale de Port-au-Prince, ruine immense habitée et hantée par Frankétienne

« Une étrange cathédrale dans la graisse des ténèbres » de Charles Najman avec Frankétienne, présenté le 30 mai 2011 à l’UNESCO (Paris) porte un titre magnifique pour un film atypique. Les amateurs diraient un OVNI filmique sans genre défini, hybride fiction, documentaire, finalement film littéraire.

Son héros est le plus grand poète haïtien vivant, Frankétienne, auteur de livres tout aussi atypiques, surréalistes, qu’il met lui-même en page dans des typographies hors-normes, tel L’oiseau shizophone, livre à plusieurs voix.

Frankétienne, à la fois l’écrivain et le personnage principal erre dans le ventre de la cathédrale en ruines de Port-au-Prince. Son verbe dantesque se déroule comme une longue introspection sur la finalité de l’existence ou en dialogue burlesque avec le comédien Gardel Innocent sur les questions d’un G8 grotesque.

De temps à autre, apparaissent des habitants de la cathédrale, c’est le côté documentaire du film, une mère juchée sur les décombres allaite son enfant, des hommes cisaillent les tiges en fer du béton démembré.

Dans d’autres scènes, Frankétienne figé debout dans un cercueil ouvert au cœur des racines d’un banian continue sa profération dans le chaos et la désolation.

Film littéraire par excellente, Une étrange cathédrale dans la graisse des ténèbres conjugue deux démarches celle de Najman et celle de Frankétienne, qui se rejoignent quelquefois, qui se superposent souvent, et laissent le spectateur hébété.

A suivre, le discours de Frankétienne après la projection :

Franketienne Discours UNESCO from geomuse.fr on Vimeo.