En Calédonie, ombres et lumières du cinéma

En Nouvelle-Calédonie, comme ailleurs, la politique et la poétique ne parlent pas toujours d’une même voix.

L’Ordre et la Morale, film sur un massacre à Ouvéa en 1988, pourrait rester dans l’ombre.
L’œuvre de Mathieu Kassovitz est interdite de diffusion par l’unique exploitant de salles du pays calédonien, décision soutenue par le président (indépendantiste) du Congrès mais critiquée par nombre d’autres hommes politiques, qu’ils soient indépendantistes ou non.

Pendant ce temps, la Province Nord de Nouvelle-Calédonie accueille un « festival de cinéma des peuples« , des documentaires choisis « dans un processus d’émancipation ».

Ce festival a choisi de traduire cinéma par un néologisme poétique, ânûû-rû âboro, autrement dit en langue paicî : « l’ombre de l’homme ».

« L’Ordre et la Morale », film de « réconciliation » (Mathias Waneux)

Mathias Waneux, élu d’Ouvéa et ami de Mathieu Kassovitz, a assuré lundi que le film « L’Ordre et la Morale » prône la « réconciliation », alors que le seul exploitant de Nouvelle-Calédonie l’a jugé trop sensible pour être mis à l’affiche à Nouméa. Source : Les Échos, 24/10/11.

[Mathias Waneux est élu UC-FLNKS de la Province des îles Loyauté.]

Voir Papalagui, 22/10/11 : Censure ou pas censure ?

Mémoire heureuse, héritages douloureux (un colloque à venir)

À signaler le colloque de l’EHESS (École des hautes études en sciences sociales), « Mémoire heureuse, héritages douloureux : des lieux, des arts et des jeux », les 13 et 14 décembre 2011 à Paris, Musée du Quai Branly.

« À partir de situations de guerre, de désastre, de dépossession, d’enfermement (Australie, Haïti, Japon, île de la Réunion, Liban, Palestine, Rwanda…), nous examinerons différentes modalités de transmission de la mémoire collective : film, photo, littérature, peinture, théâtre, serious games en ligne. Nous verrons comment ces productions recréent les «lieux témoins » et peuvent faire émerger une mémoire heureuse. »
Ce colloque international de l’équipe « Anthropologie de la Perception » (LAS), dans le cadre du GDRI « Anthropologie et Histoire des Arts » et du Réseau TransOceanik, est organisé par Barbara Glowczewski et Aïda Kanafani-Zahar.
Au programme, notamment : Représenter et écrire la mémoire (Rwanda, Palestine, Liban), Dynamiques de re-création des lieux (Ile de La Réunion, Haïti), Art et jeux face aux désastres (Japon et cyberespace), Comment sortir de l’enfermement (Australie et France) ? Quels retours sur la mémoire et les « lieux témoins » ?

L’Ordre et la Morale : censure ou pas censure ? Raisons et réactions

[dernier développement : Papalagui, 27/10/11]

Alors que les hommes politiques locaux ont été les premiers à réagir, pour quelles raisons le film de Mathieu Kassovitz, L’Ordre et la Morale, s’est vu refuser une diffusion en Nouvelle-Calédonie (Papalagui, 21/10/11) ?

Les réponses de l’exploitant de l’unique complexe de salles de cinéma de Nouméa et du Président du Congrès se rejoignent.

Douglas Hickson, directeur du complexe de salles Cinécity :

« Nous sommes une entreprise de divertissement alors que ce film est un film polémique qui a été construit comme tel, et donc il nous est apparu que nos salles n’étaient pas le lieu approprié pour le présenter. Ce film est trop polémique pour être diffusé dans une salle commerciale qui sont les nôtres. Le film peut totalement sortir dans d’autres lieux mais nous ne sommes pas le lieu adapté à ce type de film.

Il est très caricatural et je pense qu’il réouvre des plaies qui s’étaient cicatrisées. Je pense que c’est toujours difficile de sortir un film qui touche des individus qui sont encore présents et 20 ans ça peut paraître beaucoup et en fait dans la mémoire calédonienne je pense que c’est très proche.

Là on met des images de fiction sur une réalité douloureuse. Le montrer de cette manière là, ça nous paraît difficile. On est dans une période de paix, une période de construction où chacun construit cette paix. Il nous semble que ce film n’apporte pas cette paix qui est nécessaire.

Le film est clairement un film  provocant qui critique assez fortement pour pas dire très violemment toutes les parties prenantes de cet événement que ce soit le FLNKS entre autres ou aussi l’État français. Je trouve que vraiment c’est présenté de manière caricaturale. »

(Propos diffusés par Radio rythme bleu, le 21/10/11 au journal Info Soir de 18h (les cinq derniers journaux sont en postcast).

Alors que « protestations et soupçons de «pressions politiques» se multiplient en Nouvelle-Calédonie après cette décision » (Libération, 21/10/11), Rock Wamytan, président du Congrès de Nouvelle-Calédonie, membre de l’Union calédonienne, composante majoritaire du Front de Libération nationale kanak et socialiste (FLNKS) justifie cette interdiction dans une déclaration à Nouvelle-Calédonie 1ère : « C’est un film qui développe un certain nombre de thèses qui peuvent raviver les tensions. »

Les premiers à réagir ont été les hommes politiques, qu’ils soient indépendantistes ou non-indépendantistes :

Paul Néaoutyine, président de la province nord (indépendantiste), s’est indigné de cette décision « incompréhensible voire scandaleuse », jugeant les Calédoniens « assez mûrs pour s’approprier leur propre histoire ». (Le Monde)

Ainsi, la position du président du Congrès n’est pas partagée par toute la classe politique. Selon l’AFP, « En proie à des divisions internes, le FLNKS n’a pas officiellement réagi vendredi ».  « On souhaite que le film soit vu, même si c’est douloureux. Bien sûr, on peut craindre la réaction de jeunes, qui se sentent marginalisés, il faut expliquer », a déclaré à l’AFP un responsable de l’Union calédonienne (FLNKS). »

Dans la classe politique, l’un des plus virulent pour dénoncer cette interdiction est Philippe Gomès, leader de Calédonie ensemble (non-indépendantiste), membre du Gouvernement de la Nouvelle-Calédonie. Extraits de sa position à lire sur Facebook :

« Le film de Mathieu Kassovitz sur Ouvéa est donc interdit aux Calédoniens. (…) C’est comme pour les radios : on est condamné au gel du paysage radiophonique. (…) Ce sont les deux facettes d’un même totalitarisme porté par les mêmes mouvements politiques, le RUMP de Pierre Frogier d’un côté, l’UC de Roch Wamytan de l’autre.
(…)  C’est en Nouvelle-Calédonie. C’est en 2011. Et c’est la liberté d’opinion, d’information, d’expression, qui est ainsi soumise aux fourches caudines de ceux qui, comme par hasard, se sont alliés pour gouverner le pays.
(…) La question est : quel est le pays que nous voulons construire ? (…) Si nous voulons bâtir ce destin commun auquel l’Accord de Nouméa nous appelle, il nous faut regarder en face notre histoire, accepter d’en débattre, accepter de la partager, accepter de la porter ensemble, avec ses « ombres et ses lumières ».
Parce que nous sommes attachés à la liberté d’expression, parce que nous voulons un pays où la liberté de création artistique et culturelle soit respectée, parce que nous sommes contre tous les totalitarismes de la pensée. »

Malgré le premier communiqué des auteurs du film, Christophe Rossignon, le producteur ne veut pas parler de censure, dans une interview à Première.fr :

« Tout ce que je peux vous dire c’est que le dialogue est ouvert avec les interlocuteurs locaux. L’exploitant a peur de troubler l’ordre public avec le film. Je l’ai eu au téléphone et il s’en explique. Il n’a évidemment pas peur de la réaction des kanaks, mais du petit 1% qui pourrait avoir là-bas des réactions vives, voire violentes. Ce même petit 1% qui nous a empêchés de tourner le film sur place. Donc on discute. C’est pour ça que je crois qu’il ne faut absolument pas parler de censure, ça serait alimenter des rumeurs qui n’ont  pas lieu d’être, de mettre de l’huile du feu. Mathieu a dégainé médiatiquement, avec le ton qui est le sien, mais c’est parce que Douglas Hickson, le patron de Ciné city, nous a annoncé sa décision tel quel, sans arguments. Depuis les choses ont pris une autre tournure, on a fini par pouvoir lui parler. Et oui, c’est encore utile le dialogue, se mettre autour d’une table, chercher un terrain d’entente. C’est ce qu’on fait à l’heure qu’il est. Et croyez-moi on va finir par trouver une solution ».

(voir également la page Facebook du film.)

Pour Pascal Hébert, vice-président de la Ligue des droits de l’homme : « C’est un scandale que ce film ne soit pas diffusé ici. S’il y a eu censure, il s’agit de pratiques d’un autre temps. Si c’est un choix commercial, se pose alors la question du monopole de ce support de diffusion. Ce film va être vu par des milliers de personnes en dehors de la Calédonie, mais pas ici ! Il faudra attendre la sortie DVD, cela n’a aucun sens que les Calédoniens n’aient pas la possibilité de voir ce film ! » Les Nouvelles Calédoniennes, du 21/10/11

Pour Maki Wéa, acteur dans le film, membre du Parti travailliste, figure du village de Gossanah sur l’île d’Ouvéa, « C’est hypocrite de la part de ceux qui détiennent le pouvoir économique et politique. » Dans une interview aux Nouvelles Calédoniennes, le frère de Djubelly Wéa, auteur de l’assassinat de Jean-Marie Tjibaou le 4 mai 1989, a réagi par « un sentiment de colère. Le film fait suite à un long travail de réconciliation. Nous nous sommes engagés parce que c’est l’histoire du pays. Hickson a acheté les droits pour ici, Tahiti et La Réunion, il va le diffuser à Tahiti et pas le diffuser ici ! J’avais dit à Mathieu et Christophe (Rossignon, le producteur) qu’on avait vécu un précédent ici avec Les Médiateurs du Pacifique (Charless Belmont, 1997). Le film de Canal + n’avait pas été diffusé en salle, mais à la FOL [Fédération des œuvres laïques, centre de loisirs]. Les gens qui détiennent le pouvoir politique et économique n’ont pas changé. »

Le Centre culturel Tjibaou qui devait projeter le film en avant-première a réagi par un communiqué à la presse :

« La Médiathèque de l’ADCK – centre culturel Tjibaou dispose de nombreux ouvrages, fonds, articles, et vidéos concernant le drame d’Ouvéa dont vous pouvez trouver les références ici. Ces documents sont consultables dans les cases Ngan Vhalik et Mwà Véé au centre culturel Tjibaou, ouvertes en continu du mardi au dimanche de 9h à 17h. »

 

À consulter en ligne, Le Dictionnaire de la censure au cinéma. Et ce livre tout récent, L’art face à la censure, de Thomas Schlesser (éditions Beaux-Arts magazine) :

 

« L’ordre et la morale », de Mathieu Kassovitz, interdit de salles à Nouméa ?

Après le refus de l’unique exploitant de salles de cinéma en Nouvelle Calédonie de diffuser leur film, « L’ordre et la morale » (sur une prise d’otages meurtrière en 1988 à Ouvéa, vue par Philippe Legorjus, ancien patron du GIGN) le réalisateur et comédien, Mathieu Kassovitz et le producteur, Nord Ouest Films, ont décidé de « reporter » l’avant-première qui devait se dérouler le 29 octobre à Ouvéa et le 30 octobre au centre Jean Marie Tjibaou à Nouméa.

Dans un communiqué, le producteur et le réalisateur ont expliqué que « l’unique exploitant de salles de cinéma en Nouvelle Calédonie [la société Hickson] ne souhaite plus à ce jour diffuser le film, estimant que celui-ci « attise les rancoeurs » et « affaiblit les forces du consensus ». Le film devait sortir dans sa salle à Nouméa le 16 novembre prochain, comme partout en France.

Nous ne comprenons pas une telle décision qui remet en cause la diffusion du film au sein de la population calédonienne dans son ensemble.

Le film n’a pas été fait dans un objectif polémique, nous nous sommes attachés à ne pas suivre un point de vue partisan mais au contraire à respecter la réalité et la douleur des parties en présence.

Le film a été montré à de nombreux officiels kanak et caldoches, (…)  Nous pensons que ce film est utile et contribuera au devoir de mémoire.

Le report de l’avant-première est donc une décision que nous avons prise, nécessaire afin de dédramatiser la situation et de résoudre intelligemment cette problématique dans le dialogue et le respect des positions de chacun et surtout en évitant toute conséquence indésirable. »

 

[Papalagui s’étonne qu’un tel monopole, dans son anachronisme pesant,  puisse encore faire la pluie (surtout la pluie) et le beau temps sur le cinéma en salles dans un pays de puissante culture comme la Nouvelle-Calédonie. Si l’information était avérée — et comment ne le serait-elle pas ? —, elle devrait susciter quelques réactions parmi les figures intellectuelles du Caillou. On ne peut que souligner la dignité de l’attitude de Mathieu Kassovitz.]

Par curiosité, voir la programmation en cours du cinéma Hickson de Nouméa.

Selon Wikipédia, parmi ses « infrastructures culturelles, on compte « 12 salles de cinéma au sein du multiplexe CinéCity, en bordure du port et du centre-ville, soit un bâtiment de 5 niveaux comprenant un espace de jeux d’arcade, de restauration et la billetterie au rez-de-chaussée, les salles dans les trois premiers étages et enfin les bureaux de la société Hickson qui gère ce cinéma au dernier étage. Toutes les autres salles (celles du Rex, du City, l’autre cinéma Hickson à Nouméa, du Plaza et du Liberty) ont toutes été démolies ou reconverties. Le choix des films reste généralement limité et retardé vis-à-vis des sorties internationales et françaises ».

Un site consacré aux débuts du cinéma en Nouvelle-Calédonie, retrace la généalogie de la famille Hickson depuis l’arrivée d’un ancien jockey australien en 1895.

Le groupe Facebook « marre du monopole de hickson » est « inactif ».

Lire en Polynésie en appelle aux « gouvernants » pour soutenir le livre et la lecture

 

Lire en Polynésie réunit sa 11e édition à Papeete (Tahiti), du 6 au 9 octobre, sous l’égide de l’Association des éditeurs de Tahiti et ses îles, présidée par Christian Robert (Au Vent des îles), et la Maison de la Culture/Te Fare Tauhiti nui, avec pour thème la « Nature ».

Autour de l’astrophysicien Jean Audouze, de l’écrivain australien Paul D’Arcy, de l’anthropologue calédonien Jean Guiart (L’idée océanienne de la nature), et de l’auteur américain Pete Fromm, on relève notamment les thèmes du polar vert, de la création du monde par Taaroa nui tahi tumu, de l’édition numérique, de la navigation ancestrale en Océanie, de la montée des eaux en Polynésie française.

Ce salon sera également l’occasion d’évoquer la politique culturelle dans le domaine du livre.
« Alors que les temps ne sont pas des plus prospères, le livre reste et demeure un refuge, un bien culturel qui doit être accessible à tous, écrit Christian Robert dans le journal du Salon.

Pourtant, de nombreuses questions se posent. Pourquoi si peu d’intérêt de nos gouvernants pour ce secteur ? Comment se fait-il qu’aujourd’hui notre système de lecture publique soit si peu développé ? Peut-on rester insensible à la fermeture d’une librairie ? Est ce que le livre numérique est un espoir, un leurre ? Comment développer les bibliothèques de demain ? »

« Nous souhaitons faire reconnaître la littérature polynésienne et générer un véritable marché du livre, viable économiquement » explique le dirigeant des éditions « Au Vent des îles », à Tahiti-Infos.

Signalons la sortie du très attendu n°19 de la revue littéraire Litterama’ohi, intitulé «Autochtonie et peuples autochtones».

 

« Écrivains autochtones » de Polynésie

Avis aux amateurs :

Une lecture publique sera donnée par les écrivains autochtones de l’association Littérama’ohi le vendredi 19 août de 9h à 10h30 au marché de Pape’ete Mapuru a Paraita. Les textes seront lus par Rai Chaze, Isidore Hiro, Flora Devatine, Heinarii Grand, Aimeho Charousset, Marguerite Lai, Tuarii Tracqui, Vaihere Bordes et Chantal Spitz. Vous êtes tous invités à venir partager ce moment.

Mes condoléances au pays nengoné (Denis Pourawa)

Après une flambée de violence sur l’île de Maré (Nouvelle-Calédonie), samedi 6 août, qui a opposé les chefferies kanak, sur fond de conflit sur le prix des billets de la compagnie domestique Aircal, en déficit chronique, et qui a causé la mort de quatre personnes et blessé une trentaine, le poète Denis Pourawa a écrit le texte suivant, qu’il nous a autorisé à publier sur Papalagui :

aoukolo Wénic mon frère :

le sang coule au paradis

coule mes larmes

mes larmes de frère

ce jour

le soleil qui s’est levé ce matin en kanaky

de quel feu a t’il chevauché les vagues de la mer

pour venir prendre la vie des enfants de notre paradis

prendre nos frères

le sang coule

kanaky

regarde tes mains

mon sang coule

et coule nos larmes

invisibles

mes condoléances au pays nengoné.

 

Le savoir du Nom polynésien (Flora Devatine)

Extrait d’une communication e Flora Devatine, Le savoir du Nom, publié dans la revue Littéramā’ohi, n°7 sur Facebook :

Parmi une multitude de petits savoirs d’hier et d’aujourd’hui de la société polynésienne, que ceux-ci aient été transmis ou perdus, qu’ils persistent, lambeaux émergeants, en partie, engloutis,

Comme nos îles, petits pâtés de coraux frangeants et pitons de roches volcaniques, disséminés dans le Pacifique, aux rivages coquilliers ou basaltiques,

Lieux d’enracinement ou de naissance, dans tous les cas, de croissance, de socialisation, de culture, donc, de civilisation,

De vie, tout court, pour ceux qui y vivent !

Mais, par ailleurs, objets de découverte et de redécouvertes sporadiques, ou par intermittence, et étonnamment, points de repères obligés, pour les navigateurs!

Et donc, en lieu et place de cela,

Nous avons choisi de voyager,

Nominativement,

Souvent,

Nommément, 

Nous arrêtant sur des Iles à Noms, Nom de ciel, Nom de terres, Nom de chef, sacré, interdit, Nom d’oiseaux, Nom de poissons, Nom de plantes, de nattes, d’étoffes, de liens, de plumes « jaunes, rouges, noires ou blanches », de navigation, de pêches, de maladies, de jeux, de musique, de danse,

Pour approcher l’Entité I’oa encore agissante dans les mentalités,

Nominalement 

Et     

Linguistiquement, 

Autrement dit, socialement en vie, quand bien même, en simple usage, et cela, dans les groupes d’îles de l’aire polynésienne,

Écartant, soulevant, le voile posé, dissipant la brume ‘ahinavai,

Pour découvrir   

Te I’OA, le terme tahitien traduisant le NOM (…)

L’expo Dennis Nona est prolongée jusqu’au 31 décembre 2011

L’exposition de Dennis Nona, 64 estampes (eaux-fortes, linogravures) et sculptures de cet artiste des Iles du Détroit de Torres (Australie), à l’Hôtel Hèbre de Saint-Clément, Rochefort (Charente-Maritime) est prolongée jusqu’au 31 décembre 2011.

 

http://culturebox.france3.fr/player.swf?video=37450

Découvrez Dennis Nona expose l’imaginaire mélanésien du Détroit des îles Torres sur Culturebox !