mérite le détour : le site de Joëlle Ecormier, appréciée il y a peu pour La pêche aux mots, attendue pour un prochain roman, Le petit désordre de la mer (Océan éditions).

mérite le détour : le site de Joëlle Ecormier, appréciée il y a peu pour La pêche aux mots, attendue pour un prochain roman, Le petit désordre de la mer (Océan éditions).


Prix Louis-Guilloux 2010 pour Le sari vert (Gallimard), Ananda Devi recevra son prix et la dotation de 10 000 euros à Saint Brieuc, vendredi 5 mars 2010 et participera, le lendemain, à une journée de rencontres autour de son livre et de l’oeuvre de Louis Guilloux.
Ce que Papalagui en disait, le 15 octobre dernier (Ananda Devi m’a anéanti) :
Un père à l’agonie mais lucide, méchant et misogyne, alité dans sa maison de Curepipe à l’île Maurice, est veillé par sa fille et sa petite-fille, deux adultes qui sont toute haine pour lui et lui pour elles. Le Sari vert d’Ananda Devi joue avec les nerfs du lecteur, car au-delà de son apparent manichéisme, l’écriture est subtile et violente, belle et incisive, elle plonge profondément dans les arcanes psychologiques des personnages.
Le Prix Louis-Guilloux est présidé par le poète Yvon Le Men.
Louis Guilloux (1899-1980) est l’auteur de Le Sang noir, publié en 1935, où il reconstitue l’atmosphère d’une ville de l’arrière pendant la Première Guerre mondiale.
Khal Torabully écrit :
Chers amis,
Enfin, pour aider Haïti, Poètes pour Haïti, le tout premier livre humanitaire en ligne, est né.
Il regroupe des textes de plusieurs poètes du monde.
Nous citerons quelques 50 contributeurs généreux qui ont livré des textes forts, emplis de chaleur et d’espérance pour Haïti :
Xavier Bordas, Arnaud Delcorte, Kenzy Dib, David Giannoni, José Lemoigne, Jean-Yves Loude, Alain Mabanckou, Paul N’Zo Mono, Ernest Pépin, Dana Shismanian, Julienne Salvat, Philippe Tancelin, Erkut Tokman, Khal Torabully, Farah Willem…
Il est important que vous en preniez connaissance et de le diffuser auprès de vos amis et dans vos réseaux.
Merci de participer, par le biais de la littérature, au secours et à la reconstruction de ce pays éprouvé.
« In the heart of darkness »
Joseph Conrad
Haïti, je t‘écris cette cantate ultime
Car il n‘y a pas d‘homme éternel
Pour veiller au carrefour des tremblements.
Le ciel ne s‘est pas fissuré, le vent
Ne s‘est pas jeté dans les bras de l‘abîme –
La lumière pourtant s‘est noyée dans le miel.
CANTATE POUR HAÏTI
Port-au-Prince s‘est penché
Sur sa faille redoutable, infinie,
Jacmel a fui les corps des damnés.
CANTATE pour les enfants malaimés
Du prodigieux Toussaint Louverture..
Le regard de l‘enfant s‘enfonce dans le plancher,
L’oeil du mourant s‘est écrasé sur l‘azur.
Haïti, il n‘y a pas que la terre qui tremble.
Ma colonne vertébrale vacille, il me semble.
Ma conscience blessée saigne au plafond de la parole.
Partout des visages hagards rôdent, une folle
Me regarde, me demande où se trouve Haïti,
Son Haïti créole, son Haïti toujours indéfinie…
CANTATE POUR HAÏTI,
Que dire d‘un pays à terre
Qui maintes fois s‘enterre
Pour se signer au seuil de l‘enfer ?
CANTATE POUR HAÏTI
Nous t’offrons le chant des versets remués.
Nous mains sont offertes, évincées, lacérées,
Le soleil à genoux, pour toi, supplie.
CANTATE POUR HAÏTI,
Mes mots tremblent aussi,
Mon inspiration anéantie,
Mon poème s‘est trahi.
Haïti, la fente de l‘Atlantique se réveille.
Partout la poussière balaie où la mort veille.
Une femme accouche de l‘ombre d‘un enfant
Et son cri se fracasse en stupeurs et tremblements.
Que l‘aveugle oublie sa cécité pour te voir en face,
Que la parole qui s‘efface te laisse son ultime trace !
CANTATE POUR HAÏTI
POUR TOI, LE MOT TREMBLE A L‘INFINI !
Khal Torabully
15/1/2010
« La poésie est la parole toute nue. », dit Edouard J. Maunick dans un entretien à Thomas C. Spear, nouvel entretien vidéo mis en ligne dans 5 Questions pour Île en île, série signalée le 18/12.

Un an après le Prix Nobel de littérature à Jean-Marie G. Le Clézio, à signaler le hors-série de la revue mauricienne Italiques, dirigée par Issa Asgarally, composé d’une vingtaine de contributions.
Un très beau numéro, émouvant et utile, avec la publication du Discours de Stockholm, que l’Académie a autorisé l’auteur a publié. A lire pour le plaisir, à retrouver dans quelques rares points de vente à Paris, ou à la librairie Folies d’encre, de Montreuil. Tirage 3 000 exemplaires.

Les animateurs de de la revue mauricienne de poésie Point barre lancent un appel à poèmes. Le numéro 8 sera dédié à l’humour (sous toutes ses formes : humour noir, autodérision, satire, parodie, burlesque, cocasserie, traits d’esprit, etc.) et aura pour titre : « … Riez, maintenant ».
Les propositions, en français, anglais ou créole, d’une longueur maximale de 50 vers, seront adressées en pièces jointes au comité de lecture à l’adresse électronique suivante : barre.point@gmail.com. Chaque auteur ne proposera qu’un texte (obligatoirement inédit).
La date limite pour les envois est le 15 janvier 2010 (sortie du numéro 8 en avril 2010).
Les sommaires des numéros précédents peuvent être consultés en ligne : http://pages.intnet.mu/ykadel.
(Voir Papalagui, 6/05/08).
« Des littératures noires aux couleurs de l’océan Indien » – avec l’île Maurice invitée d’honneur, est le thème central du 6e Festival international du livre et de la bande dessinée qui se réunit du 9 au 13 décembre 2009 à Saint-Denis (La Réunion) avec une centaine d’auteurs dont le président de cette 6e édition, l’auteur de BD Emmanuel Lepage, lauréat du Grand prix de la ville de Saint-Denis au précédent festival.
Présence attendue de Nathacha Appanah, Shenaz Patel, Barlen Pyamootoo et Alain Gordon-Gentil, des illustrateurs Henry Koombes et Gabrielle Wiehe, présents avec trois nouveaux titres.
Les dessinateurs Laval NG et Titane Laurent représenteront la BD avec POV, dessinateur malgache installé à Maurice.
Le photographe Yves Pitchen présentera une exposition autour de son livre Mauriciens (éditions Husson, 2006).

Le poète, slameur Stefan Hart de Keating viendra compléter la plateau mauricien.
Prenant le relais des cinq éditions de Cyclone BD, le festival se développe vers la littérature générale et le livre jeunesse. Les organisateurs attendent 20 000 visiteurs.
Source : communiqué.

Jean Dujardin en cow-boy qui tire plus vite que son ombre, dans Lucky Luke, film qui est tout sauf une adaptation de la BD de Morris et Goscinny. Le film sort ce mercredi en l’absence des Dalton et de Rantanplan.
On les retrouvera dans une traduction en créole réunionnais de Dalton city par Teddy Iafare-Gangama, publié par les éditions Epsilon.

On ne pourra pas dire que Le Clézio ne se sert pas de son prix Nobel de littérature (2008) :
» Monsieur le président, vous êtes un homme de paix et de justice, vous avez le pouvoir de changer le sort de ce peuple venu d’Afrique de l’Est au temps de l’esclavage. Vous avez le pouvoir d’autoriser ces gens et leurs enfants à revenir vivre sur le sol natal, à y travailler (sur la base militaire, pourquoi pas ?), à y honorer leurs défunts. Ce ne serait pas un acte de charité, mais de justice. Ecoutez, je vous prie, la voix de la grande dame des Chagos, Charleezia, qui chante sur un rythme de séga la douleur de l’exil et l’espoir du retour. Elle en dit plus long que tous les discours. » ainsi s’adresse dans une lettre ouverte aujourd’hui un prix Nobel de littérature, Jean-Marie Gustave Le Clézio à un prix Nobel de la Paix, Barack Obama, à propos des Chagossiens condamnés à la retraite forcée, loin de leur archipel des Chagos, île principale Diego Garcia, base militaire américaine qui rayonne sur l’ensemble de la région.
