Catégorie / Haïku
Dans la lumière rasante
Dans la lumière rasante
une poussière demande encore
un peu d’ombre
في الضَوْءِ المائلِ
غَبارٌ يَطْلُبُ
مِنْ الظَلِ البَقَاءَ قَلِيلاً
Pluie d’or…
Pluie d’orage
ivresse de l’escargot
sur un petit nuage
عَاصِفَةٌ مَطَرِيَّةٌ
نَشْوَةُ الحَلَزُونِ
عَلَى قِمَّةِ سَعَادَتِهِ
Téléphone du matin
Téléphone du matin
une voix papillonne
sur la crête d’un sourire
هٙاتِفُ الصٙبٙاحِ
صٙوْتٌ كٙفٙراشٙةٍ
عٙلٙى قِمّٙةِ ابْتِسٙامٙةٍ
Vibrer au monde
Vibrer au monde
quand tout brûle autour de nous
le temps liquide
Sur le balcon
Sur le balcon
un jasmin dispute aux pensées
le soleil du matin
عٓلٓى الْشُّرْفٓةِ
يَاسَمِينَةٌ تُنَافِسُ الخَواطِرَ
شَمْسَ الْصَّبَاحِ
(merci Hana)
Éloge du haïku par un poète papou
The tourist ponders
and leaves after seventeen
syllabes, unheard.
Le touriste songeur
s’éclipse après dix-sept
syllabes, silencieuses.
Russell B Soaba, Dialogue du Lagon, Les petites allées, Rochefort, 2017. Trad. Mireille Vignol
Son peuple gazé
شعبه مصاب بالغاز
المستشفى هدف من القذيفة
! يا محنة حادّة
Son peuple gazé
l’hôpital une cible à missile
ô détresse aiguë !
Haïku 92
La Terre est bleue
comme une orange, dit le poète
jusqu’à plus soif
الأرض زرقاء
مثل برتقالة، قال الشاعر
حتى الثمالة
Pour Lise.
Haïku 41
La plaine immense
brume et collines en moutonnement
l’origine du monde
