Prolongation de l’exposition Aimé Césaire, Lam, Picasso

L’exposition Aimé Césaire, Lam, Picasso « Nous nous sommes trouvés » est prolongée jusqu’au 27 juin inclus, au Grand Palais, Galeries nationales. L’exposition qui devait fermer ses portes le 6 juin 2011 sera prolongée « en raison de son succès », annonce la Réunion des musées nationaux.

 

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« Ce que je dois à Aimé Césaire » (Jacques Lacarrière, 2004)

Parmi les laudateurs d’Aimé Césaire, disparu il y a trois ans, le 17 avril 2008, le poète Jacques Lacarrière (1925-2005).
Connu pour ses récits de voyage, notamment en Grèce, nous l’avions rencontré chez lui en Bourgogne, village de Sacy, au soir de sa vie, à l’occasion de la publication de son livre d’éloge, « Ce que je dois à Aimé Césaire ».
Jacques Lacarrière était revenu sur sa découverte, en 1947 au Quartier latin de « Cahier d’un retour au pays natal ».

« Etre cultivé aujourd’hui, c’est être tissé, métissé par la culture des autres. », écrivit Jacques Lacarrière, extrait d’une texte affiché dans une librairie de la cité du livre de Bécherel (Papalagui, 10/06/07), et que Chemins faisant, l’association des amis de Jacques Lacarrière, intègre dans un site de référence.

Leonardo Padura, ce très grand roman (Le Devoir)

« Ce qui frappe dans ce très grand roman de Padura (et l’attentat mortel contre Trotski en offre l’illustration parfaite), c’est que la terreur stalinienne n’a pas seulement recouvert le sixième du monde, mais bien la planète tout entière. »

Sur le formidable roman de Leonardo Padura, L’homme qui n’aimait pas les chiens, lire la critique de Louis Hamelin, dans Le Devoir du 27/03/11.

Jubilations guadeloupéennes, en Haïti, en Galicie

Quand Ernest Pépin écrit Le soleil pleurait (éditions Vents d’ailleurs), c’est en hommage à Aimé Césaire qui est l’auteur parmi ses quatre pièces de théâtre de Et les chiens se taisaient (1948). Mais les écritures n’ont rien à voir. Chez Ernest Pépin la tragédie est jubilatoire : son titre ne laisse pas présager de l’euphorie d’un style emporté. Emporté par un vocabulaire en éruption, où les parlers sont en ébullition, en émulation dans une grande jacasserie, emporté par des listes de mots qui n’épuisent jamais son imaginaire langagier, par un créole ou un français « des grandes circonstances » à la hauteur de l’enjeu et d’un thème dramatique : en Haïti, le kidnapping de la jeune mulâtresse Régina, fille de Marie-Soleil.

Le lecteur ne sait s’il doit admirer cette effusion… Ernest Pépin tisse son récit comme un pitt à paroles où fuse « une guerre des mots » permanente. L’un des personnages est nommé « Dictionnaire ». Un autre qui répond du nom de « Foufoune la Gragée » collectionne les expressions. Tantôt « le créole sonne sec et rapide », tantôt les « mots tombent comme des cendres mortes ». Et quand un président prend le pouvoir (un Aristide), il déclenche « une avalasse de mots emportant sur son passage la crasse des jours impurs. »

« Je suis un écriveur-raconteur » dit l’auteur-narrateur, qui s’en va enquêter dans le pays d’origine de Marie-Soleil, un pays nommé Paulette (qui existe bel et bien au Nord d’Haïti, entre Cap-Haïtien et Fort-Liberté) :

« Depuis le temps que je vivais en Haïti, j’avais appris à lancer des bouts de mots, à recueillir des miettes, à écouter sans avoir l’air, à parler sans parler. Je savais néanmoins que surprendre dans un pays habitué au réel merveilleux est chose fort improbable. J’allais essayer tout de même avec cet inconvénient majeur : aux yeux des habitants de Paulette, je n’étais qu’un raconteur. Autant dire un inutile ! ».

Ernest Pépin n’a pas écrit un livre inutile, mais un traité de truculence, une belle histoire pour la bourlingue façon conte moderne au pays où les malheurs n’auront jamais prise sur la faconde et le soleil.

À lire la critique du roman d’Ernest Pépin, par Dominique Batraville dans Le Nouvelliste : « Cette chronique d’une ville assassine comptera parmi les plus beaux écrits sur Port-au-Prince. »

Avec Max Rippon, le merveilleux s’ajoute aussi à la tristesse et se niche tout entier dans son titre : Morriña (éditions Jasor), mot galicien (province autonome d’Espagne) pour dire la mélancolie comme leur voisins portugais disent la saudade portugaise. Pour un séjour à Bordeaux qui l’invitait peu avant le Salon du livre de Paris, l’écrivain natif de Marie-Galante, a réuni une brassée de poèmes dans des langues diverses. Une manière de créolisation, comme il nous l’a confié.

Tous deux se rejoignent dans la filiation à Césaire et Glissant. Et tous deux aspirent à une renaissance.

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Césaire au théâtre des Déchargeurs

« Une saison chez Césaire » réunit des extraits des quatre pièces d’Aimé Césaire (1), un choix élaboré par Michèle Césaire, dramaturge et fille du poète, dans une relation aux articles de la Déclaration des droits de l’homme de 1948.
C’est au théâtre des Déchargeurs, du 1er mars au 09 avril 2011 à 21h45.
(1) * Et les Chiens se taisaient, tragédie: arrangement théâtral. Paris: Présence Africaine, 1958, 1997.
* La Tragédie du roi Christophe. Paris: Présence Africaine, 1963, 1993.
* Une Tempête, d’après La tempête de Shakespeare: adaptation pour un théâtre nègre. Paris:
Seuil, 1969, 1997.
* Une Saison au Congo. Paris: Seuil, 1966, 2001.

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Édouard Glissant, l’Afrique, l’Europe et les Amériques

« Edouard Glissant, l’Afrique, l’Europe et les Amériques », est le thème de la revue Baobab de l’université Cocody d’Abidjan, qui sera publiée en octobre 2011. Le site Fabula détaille la thématique des diverses contributions auxquelles appelle l’animateur de la revue, l’universitaire Lacina Yéo :

« Il s’agira d’étudier l’impact de la pensée d’Edouard Glissant sur le devenir du monde tout en mettant en évidence la contribution de son oœuvre à la construction de sociétés modernes, démocratiques en suivant le trajet Afrique Europe Amériques. Les contributeurs se feront l’effort d’analyser les thèmes suivants :

– Diversité ethnique, richesse ou menace ?

– L’Afrique regorge-t-elle d’éléments culturels (alliances interethniques), susceptibles d’entrer en correspondance avec la pensée de Glissant ?

– Edouard Glissant et Senghor : différences et similitudes

– Edouard Glissant et Césaire : différences et similitudes

– Le concept de « Tout-Monde » chez Glissant et celui de « Civilisation de l’Universel » chez Senghor

– Glissant- Poète de la Négritude ou de la Migritude ?

– Métissage, hybridité, créolité, antillanité, particularité, universalisme

– Africanité, Antillanité, créolité et créolisation à l’ère de la mondialisation

– Glissant et le discours postcolonial

– Les transferts culturels Afrique-Europe-Amérique

– Les imaginaires du rhizome. »

 

Une semaine avec Édouard Glissant…

Hommages, cafés littéraires et reprise du séminaire de l’Institut du Tout-monde, la semaine à venir s’annonce richissime, un mois après la disparition du poète.

À Paris :

Samedi 12 Mars à 19 h au Paname Soul, Café littéraire autour de l’œuvre d’Édouard Glissant : « De l’antillanité au tout-Monde : parcours d’une œuvre aux multiples contours »
En présence de Boniface Mongo-Mboussa, professeur de littérature francophone à la Sarah Lawrence University de Paris (lire son hommage à Glissant sur le site Mondesfrancophones.com ), et Loïc Cery, directeur de l’IFUPE (Institut de formation universitaire pour étudiants étrangers), animateur du site officiel d’Édouard Glissant.

Paname Soul, 1 bis rue de la Forge royale, 75011 Paris

Dimanche 13 mars à 18h, le Bal créole organisé à La Bellevilloise s’empare du thème : « Un voyage au cœur des musiques marronnes caraïbes ». La soirée débutera par un hommage à Édouard Glissant sous la forme d’une projection du film de Federica Bertelli « Les attracteurs étranges », présenté ainsi : « Ce film, où convergent la parole d’Édouard Glissant, la peinture de Sylvie Séma et la musique de Bës et Piersy Roos, met en jeu une réflexion sur la mondialité.
Film proposé par Les périphériques vous parlent. Lecture d’un texte d’Édouard Glissant par Yovan Gilles.
Puis, de 19h30 à minuit, bal orchestré par Manuel Mondésir et ses musiciens.
La Bellevilloise 19 rue Boyer 75020 Paris.

Mardi 15 mars à 19h : Reprise du séminaire de l’Institut du Tout-Monde, qui pour l’année 2010-2011 a pris le titre : « La créolisation des pensées, imaginaires et écritures » 



Projection du film de Manthia Diawara : « Edouard Glissant, un monde en relation ».
 La projection sera suivie d’une discussion avec le réalisateur.

Ministère de l’Outre-Mer, 27 rue Oudinot, Paris 7e (salle Félix Éboué). L’entrée est libre, dans la limite des places disponibles. Voir le site de l’Institut.

Mercredi 16 Mars à 19h30 : Rencontre « L’imaginaire des langues de France et d’ailleurs » en compagnie de Lise Gauvin (pour « L’imaginaire des langues »avec Edouard Glissant et le colloque « Les littératures de langue française à l’heure de la mondialisation ») et Antoine de Gaudemar (pour la revue Riveneuve Continents).

Librairie La lucarne des Écrivains, 115 rue de l’Ourcq, Paris 19e.

Jeudi 17 mars à 20h, le Salon du livre de Paris rendra hommage sur la Scène des auteurs à Édouard Glissant, en présence de Patrick Chamoiseau, Elias Sanbar, Claudio Magris, Laure Adler, François Noudelmann, Edwy Plenel, Antoine Raybaud, et Christopher Yggdre.
Organisé à l’initiative du Salon du livre par Galaade, l’Institut du Tout-Monde et le Fonds de dotation Agnès b.

À Pointe-à-Pitre (Guadeloupe) : Hommage des universitaires à Édouard Glissant

Mardi 15 mars, à 17h30 (Campus de St-Claude), l’Université des Antilles Guyane propose une causerie.
Intervenants St-Claude :
Roger Toumson, professeur des Universités en Littératures francophones et comparées : Édouard Glissant, l’écrivain polygraphe.
Jean-Pierre Sainton, maître de conférences en histoire : Édouard Glissant, parcours d’une
relation à l’histoire.

Vendredi 25 mars, à 18h, Campus de Fouillole :

Intervenants Fouillole :
à Roger Toumson et Jean-Pierre Sainton s’ajoutent :
Jacky Dahomay, professeur de lettres : Introduction à la pensée philosophique et politique d’Édouard Glissant, et
Fred Réno, professeur des Universités en science politique : Le concept de créolisation d’Édouard Glissant au regard de la science politique.
À Port-au-Prince (Haïti) :

Lundi 14 mars à 18h, l’Institut français propose une soirée-hommage : « Entrer en relation poétique avec Glissant », avec James Noël et ses invités, notamment : Barbara Carlotti, Wooly Saint-Louis Jean, Mackenzy orcel, Garance Clavel.

À Dakar (Sénégal) :
Samedi 12 mars à 16h, l’Institut français organise un hommage à Édouard Glissant animé par Emmanuel Magou Faye, en présence de Sarah Frioux-Salgas, commissaire de l’exposition Présence Africaine et de Romuald Fonkoua, professeur à l’université de Strasbourg et rédacteur en chef de la revue Présence Africaine.