
Yannick Haenel a remporté le prix Interallié 2009 pour « Jan Karski », aux éditions Gallimard. Il avait été récompensé en début de saison littéraire, le 21 août, du Prix du roman FNAC 2009.

Yannick Haenel a remporté le prix Interallié 2009 pour « Jan Karski », aux éditions Gallimard. Il avait été récompensé en début de saison littéraire, le 21 août, du Prix du roman FNAC 2009.

A une semaine du Salon du livre jeunesse de Montreuil, rendez-vous annuel à ne pas manquer, signalons la présence annoncée d’une jeune auteure, Kaoutar Harchi, dont le premier roman porte le nom très « littérature urbaine » de Zone cinglée. Publié par les éditions Sarbacane, toujours à l’affût de jeunes talents des périphéries de nos mégalopoles, ce livre porte haut et fort une envie de dire un monde difficile à vivre, mais qu’il faut bien vivre. Derrière les supposés clichés de la banlieue (le titre est transparent), le livre dégage un rythme et une puissance romanesque, où des êtres brisés ne s’empêchent pas de rêver.

Le Prix Wepler Fondation La Poste 2009 a été attribué à Lyonel Trouillot pour son roman Yanvalou pour Charlie (Actes Sud). Le Prix Wepler‐Fondation La Poste, fondé en 1997 par la librairie des Abbesses est doté de 10 000 euros.
Extrait p. 29 :
Se tenait debout devant moi un garçon sale que je voyais pour la première fois, une curiosité venue d’un autre monde, et j’entendais ses silences. J’entrais dans sa tête et je disais ses mots. Je me suis mis à transpirer malgré la climatisation. Pris d’effroi. Comme là-bas, au village, il y a longtemps, quand j’ai rencontré la mort pour la première fois et que j’ai passé trois nuits à attendre qu’elle vienne me chercher. Là-bas, le village, mon père, les vieux joueurs de bésigue, Anne, le petit cimetière. Ce crétin de Charlie, avec sa vie de chien et son histoire de fou, était venu ouvrir la porte du retour.
La Mention spéciale du jury 2009 a été attribuée à Hélène Frappat, Par effraction, Allia. La mention spéciale, dotée de 3 000 euros, est destinée à récompenser « une oeuvre marquée par une audace, un excès, une singularité, résolument en dehors de toute visée commerciale ».

Belle question que celle-ci : « Que reste-t-il de la Révolution française ? », posée par Sophie Wahnich, Jean-Philippe Domech et Jacques-Henri Michot ce vendredi 13 à l’Université populaire du 18e (question d’arrondissemnt parisien). La première desdits intervenants organise trois journées « d’expériences démocratiques et culturelles intitulées : La révolution dans la poche, jusqu’au 15 novembre.

Comment reconstruire après guerre un pont historique fait d’une seule arche, où bois et pierre sont alliés, quand les mémoires sont à vif, les haines recuites et les cris des femmes étouffés ?
Sous son apparent réalisme Le pont de Ran-Mositar de Franck Pavloff est le conte cruel de l’homme seul, mystérieux mais de grande noblesse, dans un « monde illisible », thème qu’il développera avec le même talent dans son tout dernier roman Le grand exil.

Franck Pavloff est l’auteur du célèbre Matin brun, allégorie du fascisme étudiée dans les collèges et lycées.

Déjà évoquée ici la traduction française par Bernard Turle, ou plutôt son projet, des mémoires d’André Brink. Elles paraîtront le 6 janvier 2010 chez Actes Sud sous le titre de « Mes bifurcations » (A Fork in the road). Sachant que page 51, on lira les lignes suivantes, on n’est pas loin d’en avoir l’appétit très aiguisé :
Extrait :
Quoi qu’il en soit, la bibliothèque du bourg continua d’être le centre de mes enquêtes et excursions les plus fondamentales, le point de départ de tous les voyages imaginaires que j’entreprenais autour et au cœur du globe. A un niveau très pragmatique, longtemps avant que j’aie jamais entendu prononcer le nom de Ludwig Wittgenstein, je découvris, en première main, ce que sa perspicacité lui fait découvrir dans Tractatus : « les limites de ma langue sont les limites du monde ». Les livres pouvaient tous expliquer ou éclairer, sauf, sans doute, l’érotisme.

Le prix Renaudot des lycéens 2009 a été attribué, au premier tour et à l’unanimité, à Véronique Ovaldé pour son roman Ce que je sais de Vera Candida (L’Olivier). Le prix est organisé par l’association « Les amis de Théophraste Renaudot » et le rectorat de Poitiers, en partenariat avec le Conseil général et le Conseil régional.
Langues kanak et Accord de Nouméa, 1999-2009 : Quel bilan ? Quelles perspectives ?
Au Centre culturel Tjibaou, conférence de Véronique Fillol et Jacques Vernaudon, Enseignants-chercheurs à l’Université de Nouvelle-Calédonie
ce jeudi 12 novembre 2009 à 18h15
L’accord de Nouméa dispose que « les langues kanak sont, avec le français, des langues d’enseignement et de culture en Nouvelle-Calédonie », engageant la collectivité dans une politique ambitieuse en direction d’un patrimoine linguistique remarquable, fragilisé par la colonisation et la mondialisation.
En 1999, une filière de Langues et cultures régionales ouvrait à l’université, les programmes calédoniens votés en 2005 prévoient l’enseignement des langues kanak à l’école primaire, l’Académie des langues kanak est créée en 2007…
Au-delà de cette progressive reconnaissance institutionnelle, qu’en est-il de la place effective de ces langues dans les familles et à l’école ? L’objectif de double valorisation des langues kanak et du français, contenu implicitement dans l’accord de Nouméa, trouve-t-il un écho favorable dans la société calédonienne contemporaine ? Parvient-on à enseigner en langues kanak ?
Il s’agira principalement dans cette conférence de faire le point sur les ressources et les contraintes de l’introduction des langues kanak à l’école et de rappeler dans le même temps les finalités de leur enseignement.
Cette réflexion sera étayée par les dernières connaissances scientifiques sur le développement langagier, cognitif et socioaffectif des enfants bilingues. Si l’accord de Nouméa a été un puissant levier de promotion des langues kanak à l’école, il importe, pour emporter l’adhésion de l’ensemble des partenaires, de placer cette question sur un terrain résolument pédagogique.
Source : Communiqué de Presse
A l’occasion du 20ème anniversaire de la chute du mur de Berlin, la Directrice générale de l’UNESCO, Irina Bokova, a invité les dirigeants du monde à poursuivre sans répit la quête en faveur des libertés, des droits de l’homme et de la diversité culturelle :
« La chute du mur de Berlin, il y a vingt ans, a constitué un événement d’une importance historique considérable pour la paix du monde et le progrès de la démocratie », a déclaré Irina Bokova.
L’indéniable progrès accompli ne doit pas être tenu pour acquit, a mis en garde la Directrice générale. « Aujourd’hui, nous vivons dans un monde globalisé mais trop de murs restent debout », a-t-elle déclaré. « La mission de l’UNESCO est d’en finir avec ces murs, où qu’ils soient et quelle que soit la forme qu’ils prennent ».
« Si la mondialisation peut être une force libératrice, elle risque aussi de créer un monde plus uniforme, nivelant l’incroyable diversité qui est la véritable source de la créativité humaine, du développement économique et social, et d’ouvrir la voie à de nouvelles formes de répression, d’exclusion et de pauvreté ».
Source : communiqué.
Que Gwenaëlle Aubry remporte le prix Femina 2009 n’étonne pas les lecteurs de ce blog, qui le signalait en début de week-end. Personne est un très beau livre et son prix est mérité !