Artistes kanaks à Rochefort et vice-versa

La culture kanak élit domicile à Rochefort avec une convention signée à Nouméa ce 7 octobre, pour des opérations de jumelage culturel de 2011 à 2013, selon un communiqué de l’Agence de développement de la culture kanak (ADCK) :

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1. Résidence d’une artiste kanak à Rochefort : Micheline Néporon. Les œuvres créées pendant cette résidence seront acquises par la Commune de Rochefort pour le Musée d’Art et d’Histoire.
2. Une résidence d’artiste rochefortais en Nouvelle-Calédonie, le photographe Daniel Nouraud. Les œuvres créées pendant cette résidence seront acquises par l’ADCK – centre culturel Tjibaou.
3. La poursuite de la constitution du fonds documentaire sur la culture kanak à Rochefort. L’ADCK – centre culturel Tjibaou s’engage à remettre gracieusement à la Commune de Rochefort un certain nombre de ses productions éditoriales comme les ouvrages « Keen Jila », « Tavaka », la biographie de Jean-Marie Tjibaou, des cahiers de conférence, le catalogue « Across Oceans and time : art of the contemporary Pacific » ainsi que des cassettes d’enregistrement de conférences du centre culturel Tjibaou.
4. La poursuite des dépôts d’œuvres du Fonds d’art contemporain kanak et océanien (FACKO).
La collaboration à l’évolution de l’espace consacré à la culture et à la création contemporaine kanak au Musée d’Art et d’Histoire. L’ADCK – centre culturel Tjibaou propose le prêt de l’exposition intitulée « Robes missions : un art de la rue » ainsi que l’exposition de photographies (impressions sur textile) de Fritz Sarasin.

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Gauguin : « J’ai raison de m’éloigner du centre artistique »

« Je suis un grand artiste et je le sais. C’est parce que je le suis que j’ai tellement enduré de souffrances. Pour poursuivre ma voie, sinon je me considérerais comme un brigand. Ce que je suis du reste pour beaucoup de personnes […] Tu me dis que j’ai tort de rester éloigné du centre artistique. Non, j’ai raison, je sais depuis longtemps ce que je fais et pourquoi je le fais. Mon centre artistique est dans mon cerveau et pas ailleurs», écrit, de Tahiti en 1892, Paul Gauguin à Mette Gad, l’épouse danoise qu’il a quittée définitivement en mars 1891 et qui reste l’étrange confidente de ses doutes d’artiste comme de ses mensonges toujours des plus conjugaux. », écrit Valérie Duponchelle dans Le Figaro du jour, à propos de l’expositon Gauguin, le Fabricant de mythe, à la Tate Modern de Londres, jusqu’au 16 janvier 2011.

Noir sera le Pacifique

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Lire en Polynésie surfe sur le polar à partir du 14 octobre… « La vague du polar déferle, et nos auteurs, éditeurs et libraires locaux, eux aussi comptent bien surfer sur cette déferlante mondiale. En effet, plusieurs ouvrages de ce genre littéraire ont été publiés par les éditeurs locaux, ces deux dernières années. Le Pacifique lui aussi devient le décor de crimes et d’intrigues policières.
Lire en Polynésie est ainsi une belle occasion pour notre littérature du Pacifique, de rencontrer la littérature d’ailleurs. Les échanges et les rencontres sont autant d’opportunités qui permettront à nos auteurs d’être connus et reconnus dans le pacifique, mais aussi au sein d’une littérature mondiale. »

Tel est la profession de foi des organisateurs de Lire en Polynésie, l’Association des éditeurs de Tahiti et des îles, qui placent leur 10e édition (Papeete, 14-17 octobre 2010) sous le signe du polar et invitent notamment Philippe MacLaren (Utopia, Tueur d’aborigènes : une enquête de la brigade aborigène), Moetai Brotherson (Le Roi absent), Marc de Gouvenain, agent littéraire (Le Témoin des Salomon, traducteur Millenium), Alan Duff (L’âme des guerriers, Un père pour mes rêves → RECOMMANDÉ chaleureusement).

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Dernier titre de la collection Noir Pacifique de Vents des îles : Nouméa mangrove, de Claudine Jacques.

Aux îles Loyauté, la première Fête du livre

En Nouvelle-Calédonie, les îles Loyauté (Maré, Lifou, Ouvéa et Tiga) organisent du 4 au 21 août, leur première Fête du livre pour trois mille deux cents scolaires inscrits.
« Notre objectif, c’est bien sûr de démocratiser la lecture mais aussi de privilégier l’échange et le partage à travers les trois jours d’animations par île qui seront proposées, annonce Sophie Zongo, chef du service de la culture à la province des Îles. L’idée, c’est de donner l’envie de lire, d’éveiller de nouvelles perspectives et curiosités. »
« Tous les vecteurs sont bons pour démontrer les mille facettes du livre,
affirme Mireille Lopez-Aguilera, présidente de l’association Lire en Nouvelle-Calédonie. Notre idée, c’est vraiment de faire une fête autour du livre, de faire découvrir tout ce qui va aboutir à une histoire, à l’imaginaire, à l’écriture, à l’envie de lire. » La lecture se vit aussi par la parole, le slam ou l’écriture d’un scénario de court-métrage. Près de dix-huit intervenants de Nouméa se déplaceront dans une caravane, dont Paul Wamo, Pierre Gope ou encore Emmanuel Tjibaou. Ils accompagneront les animateurs loyaltiens, comme ceux de l’association Tapene, de Maré, pour aller à la rencontre des tribus et des scolaires.
« Nous sommes dans une optique pays. Notre but est de placer le livre au centre des enjeux de la Calédonie. Par le livre, c’est l’échec scolaire que l’on combat », souligne Juliette Maes, présidente d’honneur de Lire en Nouvelle-Calédonie. La fête s’achèvera le 21 août, à Lifou, par une rencontre-débat sur les signes identitaires. C.L. Les Nouvelles Calédoniennes.

De Nouméa au festival d’Avignon, un budget fou !

http://culturebox.france3.fr/player.swf?video=25765Le Théâtre Musical du quartier de la Nation à Paris accueillait au printemps 2009 un Horla sous forme de comédie musicale.

Le Horla, de Guy de Maupassant, se déroulait comme un film joué en direct, mêlant musique, jeux de scènes, vidéo et… diffusion d’huiles essentielles.

A Avignon, deux mises en scènes différentes, sont proposées. Celle de Jérémie Le Louët, sur laquelle nous reviendrons, et celle de Max Darcis, au décor volontairement réduit à deux chaises et une lampe de l’époque du bagne… De quoi s’intéresser, en marge de la création (cette pièce, Max Darcis l’a jouée 54 fois avant Avignon), à la question budgétaire.

Découvrez Festival d’Avignon 2010; Le budget de Max Darcis, comédien calédonien sur Culturebox !

Lire le texte intégral.

Et l’interview du producteur, metteur en scène et interprète, Max Darcis, fondateur de l’Aléthéïa théâtre de Nouvelle-Calédonie…