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Découvrez Festival d’Avignon 2010: Le « Off » revisite Aimé Césaire sur Culturebox !

http://culturebox.france3.fr/player.swf?video=25972Découvrez Festival d’Avignon Off: Interview de Ruddy Sylaire, comédien haÏtien sur Culturebox !
Ruddy Sylaire, comédien et directeur de la compagnie Wabuza (Martinique), interprète Cahier d’un retour au pays natal d’Aimé Césaire à la Chapelle du Verbe incarné (7-31 juillet 2010).
Ruddy Sylaire est né en 1965 à Port-au-Prince (Haïti) d’un père médecin, d’une mère criminologue, « une famille de vaudouïsants ».
En 1977, il a 12 ans, vit à Kinshasa (République populaire du Congo à l’époque) et lit Cahier d’un retour au pays natal, le poème fondateur de la négritude, écrit et publié dans sa première version en 1939 à Paris.
En 1986, année du départ de Jean-Claude Duvalier pour l’exil, il est en 3e année de médecine dans un pays où « les cadavres coûtent moins cher, ce qui fait de meilleurs chirurgiens », dit-il dans un souffle d’amère ironie.
En 1989, Ruddy Sylaire vit la campagne présidentielle d’Aristide « dans la voix, la parole et les gens derrière lui ». Mais déjà Haïti contient les germes de troubles : « Haïti est le prototype de ce que sera la guerre de l’eau », prophétise le médecin.
En 1992, il quitte Haïti après le scandale de la caserne Dessalines, alors que des enfants meurent à l’hôpital faute d’électricité, comme il le raconte dans l’interview qu’il nous a accordée au festival d’Avignon.
En 1993, il s’installe en Martinique, « le pays de Césaire ».
En 2002, il crée sa compagnie, Wabuza théâtre, « wabuza » signifiant « sorcier » en langue lingala du Congo, qu’il parle depuis son enfance.
Après ce festival d’Avignon, il créera un « Cahier » en version anglaise pour les îles anglophones de la Caraïbe, puis travaillera sur le texte d’un auteur uruguayen « pour se rapprocher de l’Amérique latine. »
Lire la biographie théâtrale de Ruddy Sylaire sur Africultures.
http://www.dailymotion.com/swf/video/xe1s05?additionalInfos=01. Aujourd’hui le pays natal, c’est la planète ;
2. Aujourd’hui, on n’a pas le temps d’être raciste.
itw Ruddy Sylaire pour Cahier d’un retour au pays natal
envoyé par toma-adoc. – Films courts et animations.
« Haïti n’est pas en train de se relever après le séisme de janvier, a estimé mardi la gouverneure générale du Canada, Michaëlle Jean, en appelant à rompre avec la logique d’assistance et à impliquer davantage la population de ce pays
« Une situation alarmante prévaut dans ce pays. Haïti s’en relève-t-il ? Non. Pour le moment, il ne s’en relève pas », a déploré Michaëlle Jean, d’origine haïtienne, lors d’une allocution à Paris devant quelque 2 200 membres du réseau culturel français à l’étranger, réunis pour une convention annuelle. »
La suite de la dépeche AFP sur Cyberpresse.ca.
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Imprégnée de l’histoire du bagne comme de la mythologie saramaka, la compagnie KS and Co est installée depuis 2002 dans une case du camp de la transportation à Saint-Laurent du Maroni. Elle a développé une école de théâtre et un festival, les Tréteaux du Maroni.
Découvrez Festival d’Avignon Off 2010: Entretien avec Serge Abatucci sur Culturebox !
http://culturebox.france3.fr/player.swf?video=25609Découvrez Festival d’Avignon 2010: interview de Jean Lambert-wild sur Culturebox !
Interview en cinq thèmes :
1. Les questions d’identités ;
2. Le créole enrichit la langue française ;
3. L’horizon nous enferme ;
4. La Réunion et ses noms de lieux ;
5. Le théâtre est une exagération poétique.
« Juillet est là, avec ses pluies et ses plaintes, ses tas de boues et de galets dans tous les quartiers de la ville. Lorsqu’il pleut, c’est un vrai déluge : anba pa monte anho pa desann lanmitan rete sou kote, dit le poète. Coupe Cloue a su dire dans des vers exacts la réalité d’un certain Bel Air que j’ai connu et dont le séisme du 12 janvier a définitivement rayé les traces de la ville. Chaque orage est suivi du décompte douloureux des morts, de scènes de deuil et de prière (…)
L’envasement progressif de la baie a créé cette langue de terre qui croît vers le large et où s’établissent au fur et à mesure de nouvelles demeures, de nouvelles baraques en bois, en carton en plastique, etc. Cela a fini par composer dans le paysage une sorte de chancre visuel qui ourle de corridors insanes et de venelles obscures l’avenue du Bicentenaire, censée être le signe d’une première renaissance de la ville en 1949.(…)
Port-au-Prince est devenue l’une des villes insalubre et les plus chères de la Caraïbe. Depuis que les dollars tombés de l’aide internationale ont donné aux opérations immobilières un coup de fouet artificiel qui a fait grimper considérablement les prix pour les locations et les ventes, la ville est devenue le lieu d’un face à face extrême entre les have et les have not. La hausse des prix pèse sur les plus vulnérables et les chasse de plus en plus loin du centre. »A lire dans son intégralité sur le blog de Jean-Marie Théodat, depuis Port-au-Prince.