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Les coureurs du Tour de France n’auront guère le loisir, en cette étape du Ventoux, de lire Méli-vélo, l’abécédaire amoureux du vélo, de Paul Fournel (Points Seuil).
Il écrit comme on » pédale dans l’huile » (voir l’expression), c’est-à-dire avec une jolie vélocité !
Citons-le à l’entrée » Ventoux » :
» Le Ventoux n’a pas d’en-soi. Il est le plus grand révélateur de vous-même. Il vous restitue simplement votre fatigue et votre peur. Il sait tout de votre forme et de votre capacité au bonheur cycliste. C’est vous-même que vous escaladez. Si vous n’avez pas envie de savoir, restez au pied. «
Notice qu’il conclut par cette citation de Francis Huger, chroniquant le Tour en 1965 pour France-Soir (Huger, auteur remarqué des Fadas de la pétanque) :
» Poulidor avale le Ventoux avec la voracité d’un cannibale engloutissant le mollet d’un archevêque. «
Nos amis Papous souhaitent la même hyperbole grandiloquente aux acteurs du Tour 2009. Mais la fin est déjà écrite : le méli-vélo du mollet en laissera plus d’un mol, tant le Ventoux n’a rien d’un mou.




