Bookcrossing latino… « le jour B »

« Lâchers de livres » dans le cadre de cette journée du printemps et de la « bibliodiversité »… une manifestation imaginée par le réseau hispanophone de l’Alliance internationale des éditeurs indépendants autour de l’éditeur argentin Guido Indij

Des rencontres littéraires, des animations en partenariat avec des librairies indépendantes, des débats et des conférences dans des parcs avec des auteurs ou encore des “lâchers de livres” dans l’espace public devaient marquer, mardi 21 septembre, la première Journée internationale de la bibliodiversité lancée en Amérique latine à l’initiative d’éditeurs d’Argentine, de Bolivie, du Chili, d’Uruguay, du Mexique et de Colombie.

Un bookcrossing latino ?

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Ecrivains mexicains, un documentaire de 13′

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Découvrez Carlos Fuentes, Martin Solares, rencontre avec des écrivains mexicains sur Culturebox !

A l’occasion du Salon du livre de Paris de l’an dernier, Christian Tortel proposait un documentaire de 13’, Écrivains mexicains 2009.

Carlos Fuentes, le doyen, l’ambassadeur, et Paco Ignacio Taïbo II, le biographe et l’auteur de polars, nous ont ouvert leur bibliothèque. Avec trois jeunes auteurs, ils sont nos guides dans un pays soumis à l’hyperviolence des narcotrafiquants, héritier de hautes cultures (olmèque, maya, aztèque, toltèque), où bouillonne une littérature solaire mais désenchantée, aux richesses méconnues.

Cette balade littéraire, mise en images par Jean-Pierre Magnaudet, nous emmène à Tampico, sur le Golfe du Mexique, en face des Caraïbes. Martín Solares s’est inspiré de sa ville natale pour écrire un roman policier aux résonances dans la terrible actualité du pays, Les minutes noires (Christian Bourgois éditeur, réédité en poche 10/18 en mai 2010).

A Coyoacán, quartier paisible d’une capitale démesurée, Guadalupe Nettel, grande lectrice d’Octavio Paz, raconte son goût pour toutes les formes de beauté, projet développé dans son recueil de nouvelles, Pétales et autres histoires embarrassantes (Actes Sud).

Plus au Sud, à Oaxaca, la rebelle, se rejoignent les traces des Codex, grands récits aztèques, et le tout premier recueil de poèmes en langue mazatèque, Tatsjejín nga kjabuya (« La mort n’est pas éternelle », bilingue espagnol). Juan Gregorio Regino nous dit ce qui change quand il écrit dans une langue
indienne, l’une des 65 du Mexique de 2009.

Écrivains mexicains 2009 s’inscrit dans une série de grands reportages littéraires : Écrivains voyageurs au Mali (2003), Écrivains mauriciens (2004), Écrivains et artistes haïtiens (2007).

Déploration disproportionnée

Ma libraire déplore l’effet commercial des prix littéraires, me citant l’empressement d’un client à acheter trois exemplaires de Trois femmes puissantes au lieu d’un seul accompagné de deux autres titres. Éloge de la diversité littéraire ! Déploration que je juge disproportionnée mais la bienséance et son emportement m’interdisent de lui opposer toute réserve.

Elle me recommande la lecture de David Fauquemberg, déjà remarqué par le prix Nicolas Bouvier 2007 pour Nullarbor. Un prix qui à Saint-Malo avait d’ailleurs eu un effet certain pour un premier roman. Donc ma libraire a lu son tout dernier, Mal tiempo, l’histoire d’un boxeur cubain habité par ses ancêtres Yorubas. Je pressens que je vais partager son enthousiasme.

En attendant, cet extrait de Nullarbor, p. 13 :

J’étais en Australie, au milieu de Nullarbor. Ce rêve mauvais ne me lâcherait plus. Les lances à bout de bras, le deuil et la colère — la mort rôdait à mes côtés. Monde sans prudence, où tout n’est que violence et ruine. Voilà comment j’ai tué l’homme.

Livres jeunesse du Mexique

Dernier jour pour cette exposition de livres jeunesse du Mexique, bibliothèque Faidherbe à Paris. L’occasion de continuer l’exploration des livres de ce pays après le Salon du livre de Paris en mars dernier qui avait invité les écrivains mexicains.

Un communiqué : Évocation du dynamisme de la jeune édition mexicaine pour la jeunesse à travers la présentation de livres originaux ou traduits en français. La production d’éditeurs tels que Tecolote ou Petra ediciones voisine avec les très beaux ouvrages de la communauté maya de San Cristobal de las Casas dans le Chiapas.

 

Nuit d’été loin des Andes…

La pièce se joue au théâtre des Déchargeurs à Paris, chaque lundi, jusqu’au 14 décembre.

Notre avis : Susana Lastreto sait jouer finement du théâtre, de ses codes, du lien avec le public. C’est une jolie jouissance joviale et joyeuse d’un jeu par-delà les cordillères.

L’histoire :  » Une femme, drôle, un peu excentrique, raconte avec humour son voyage depuis son pays d’origine  et l’apprentissage d’une nouvelle vie (Susana Lastreto). Une bandonéoniste l’accompagne (Annabel de Courson) :  son chat, dit-elle… Réflexion sur l’exil et ses multiples visages, sur le temps qui passe… et tentative de répondre à quelques questions philosophiques : qu’ont en commun la Cordillère des Andes et les dents, Bertin Poirée et le métro Châtelet, un ancien ministre de la Culture de la République Française et Van Gogh ?  »
La mise en scène : Susana Lastreto, la musique : Annabel de Courson.

Yanomami, un regard

Très belle découverte, commentée sur le site de Télérama par Luc Desbenoit, du livre de la photographe Claudia Andujar sur les Yanomamis. Livre signé Claudia Andujar, Alvaro Machado, traduit par Elisabeth Monteiro Rodrigues, édité par Maravl en 2007 : Yanomami, la danse des images.

Ses photographies (Brésil, symphonie humaine) sont exposées à la Maison de la photographie Robert Doisneau jusqu’au 2 août 2009.

Ecrivains mexicains 2009

A l’occasion du Salon du livre de Paris, à voir sur France Ô, dimanche 15 mars à 13h, un documentaire de 13’, Écrivains mexicains 2009.

Carlos Fuentes, le doyen, l’ambassadeur, et Paco Ignacio Taïbo II, le biographe et l’auteur de polars, nous ouvrent leur bibliothèque.

Avec trois jeunes auteurs, ils sont nos guides dans un pays soumis à l’hyperviolence des narcotrafiquants, héritier de hautes cultures (olmèque, maya, aztèque, toltèque), où bouillonne une littérature solaire mais désenchantée, aux richesses méconnues.

Cette balade littéraire, mise en images par Jean-Pierre Magnaudet, nous emmène à Tampico, sur le Golfe du Mexique, en face des Caraïbes. Martín Solares s’est inspiré de sa ville natale pour écrire un roman policier qui résonne dans la terrible actualité du pays : Les minutes noires (Christian Bourgois éditeur).

A Coyoacán, quartier paisible d’une capitale démesurée, Guadalupe Nettel raconte son goût pour toutes les formes de beauté, projet développé dans son recueil de nouvelles, Pétales et autres histoires embarrassantes (Actes Sud).

Plus au Sud, à Oaxaca, la rebelle, se rejoignent les traces des Codex, grands récits aztèques, et le tout premier recueil de poèmes en langue mazatèque, Tatsjejín nga kjabuya (« La mort n’est pas éternelle », bilingue espagnol).

Juan Gregorio Regino nous dit ce qui change quand il écrit dans une langue indienne, l’une des 65 du Mexique de 2009.

 

A la MAL, Jorge Volpi : París será una fiesta mexicana


 » Fabrizio Mejía Madrid choisit l’araignée, pour signifier que les Mexicains ne tissent pas de toiles d’araignée mais vivent des autres. Daniel Sada parle de la harpe comme d’une figure rhétorique autour de laquelle il construit son oeuvre littéraire. La poétesse Elsa Cross se rapproche de la grenouille derrière laquelle se cache un symbolisme particulier, tandis que Paco Ignacio Taibo II est un apache, parce qu’il vit, aime et combat comme tel. Une fresque littéraire, irrévérencieuse, provocante et ancrée dans la culture populaire du peuple mexicain. « , nous propose la Maison d’Amérique latine, à Paris, avec la Projection d’un documentaire de 52′ produit par la chaîne de télévision mexicaine culturelle Canal 22 et présenté par l’écrivain mexicain Jorge Volpi. Entretiens, scénario et réalisation : Daniel Rodríguez.

C’est mardi 10 mars 2009 de 19h00 à 20h30.

Dans le cadre du Salon du Livre, Jorge Volpi présentera une émission spéciale sur Canal 22, Paris sera une fête mexicaine produite par Jordi Arenas, avec les interventions de Isabel Benet et Arturo Rios.