Duel d’ombres, un théâtre à fleurets mouchetés

Par ses dialogues, le théâtre est souvent un duel d’acteurs. Et quand la société impose des masques à deux personnages de l’élite du XVIIIe siècle, le jeu d’acteurs devient doublement profond et révélateur. C’est le cas avec la pièce d’Alain Foix, Duel d’ombres où deux grands escrimeurs, le Chevalier Saint George et le chevalier d’Éon doivent composer avec leur origine : l’un est musicien et fils d’esclave, l’autre est espion et cache sa véritable identité sexuelle. Le Guadeloupéen Alain Foix a écrit sa tragicomédie sur un duel qui devient duo entre un chevalier travesti et un compositeur mulâtre, une double hybridité qui attise les jeux d’images et d’apparences. Son écriture en alexandrins lui donne un ton raffiné et fait passer avec subtilité des questions graves sur les rôles que chacun se donne pour exister en société.

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