Question d’image, Varan persiste et signe

Faisant fi de toute inflation, insensibles à toutes les lois de l’économie, même informelle, négligeant volontairement les conseils les plus avisés, les Ateliers Varan remettent le couvert des « Dimanches de Varan » pour le tarif de 5 euros, café et croissant compris (un croissant par personne, faut quand même pas pousser mémé dans les orties) pour deux dimanches consécutifs, en janvier, les 12 et 19, de 10h à 14h.

Nous sommes désolés de signaler à la cantonade que la philosophe Marie-José Mondzain, aura carte blanche, ni plus ni moins, sur le thème : « Le cinéma et les contre-pouvoirs ».

« Il s’agira d’interroger les liens possibles ou impossibles des gestes cinématographiques avec une pratique révolutionnaire. » Au-delà de cette intention qui pourrait nous fourvoyer si nous n’y prenions garde, sachez que le 12 janvier c’est Eric Baudelaire qui s’y collera, à propos du travail de Masao Adachi dans sa relation à l’Armée rouge japonaise à la cause palestinienne [le cinéaste japonais a réalisé en 1971 Armée rouge – Front Populaire de Libération de la Palestine : Déclaration de guerre mondiale], et le 19 janvier on parlera Godard, ce qui ne peut pas faire de mal.

Et comme nous ne sommes jamais assez armés en de telles circonstances, vu le coût dérisoire de l’entrée des Dimanches de Varan, on pourra toujours investir dans la lecture de Homo spectator : voir, faire, voir, essai de Marie-José Mondzain que Bayard a réédité récemment. Par la même occasion, quelques consultations, voire des lectures véritables d’articles de l’intéressée seront mises à profit, tel l’entretien accordé à regards.fr en janvier 2008 : Qu’est-ce qu’une image ? Et même la conférence mise en ligne par Le Monde, il y a dix ans : Qu’est-ce que voir une image ? où l’iconologue se demandait déjà : « Qu’est-ce qu’un spectateur et quelle est sa place ? Est-il toujours reconnu quand on lui donne à voir dans sa situation de sujet de la parole et de la pensée ? »

On retrouvera Éric Baudelaire parmi les signataires du quatrième numéro des Carnets du Bal, Que peut une image ? avec douze autres contributions inédites.

[Les 26 janvier, 2 et 9 février, le critique et universitaire Frédéric Sabouraud essaiera de « Donner matière au temps »]

 

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