[J-13] : Aux enfants de Syrie, un poème de Mariam Al Masri


اطفال سورية ملفوفون في كفنهم


مثل السكاكر في أغلفتها


ولكنهم ليسوا من السكر


انهم من لحم
وحلم


وحب



 

الطرقات تنتظركم


الحدائق تنتظركم


المدارس وساحات العيد


تنتظركم أطفال سورية

 



باكر جداً كي تصبحوا عصافير


لتلعبوا


في السماء

c’est-à-dire, en français :

Les enfants de Syrie, emmaillotés dans leurs linceuls

comme des bonbons dans leur enveloppe.

Mais ils ne sont pas en sucre.

Ils sont de chair et de rêves

et d’amour.

Les rues vous attendent 
les jardins,

les écoles et les fêtes vous attendent,

enfants de Syrie.

C’est trop tôt pour être des oiseaux

et jouer

dans le ciel.

Un commentaire

  1. Paul Arrighi (Historien et Homme de Lettres – Toulouse),
    Samedi 07 septembre 2013

    Le cri d’Alep ou le Peuple Syrien abandonné,

    Combien sont-ils réfugiés dans les caves à tromper provisoirement la mort en se promettant une vie meilleure, où leur voix soit entendue ou en songeant au paradis promis aux martyrs ? Et ce cinéaste kurde qui vivait à Paris et voulait voler des images à l’anonymat de la grande faucheuse. Il est parti là-bas muni de l’espoir fou que parfois les images sauraient atteindre le cœur des hommes. Certains les appellent des «Djihadistes» et tremblent pour leur propre liberté d’opinion, et pour le sort fait aux femmes qui sont traitées comme moins que rien par une masculinité égarée. D’autres défendent tout simplement un même droit des gens pour tous les êtres sur la Planète. Pourquoi être né Arabe, Juif, Kurde ou noir, devrait-il à jamais vous rendre la vie plus précaire et vous priver du Droit de choisir vos gouvernants ? Il fut un temps où des évêques catholiques bénissaient les armes des troupes de Franco et appelaient à libérer l’Espagne des «rouges». Durant ce temps Orwell, Hemingway et bien d’autres quittèrent leur quiétude pour défendre l’Humanisme et l’Humanité aux prises avec le cri horrible de «Viva la Muerte» fasciste. Que l’on m’explique, aujourd’hui pourquoi, la circonstance de naître dans le croissant fertile devrait vous valoir la servitude à vie ? Et de vivre tout son âge dans le servage de régimes militaires et de tyrans corrompus ? La question de la Religion ne masque-t-elle pas une comptabilité inégalitaire et sordide qui est faite entre les Hommes ? Là, en terre d’Islam, vous seriez condamnés à courber le dos entre le bâton et les balles du policier ou la vision et les sermons réducteurs des théocrates et de ceux qui osent se nommer : «Le parti de Dieu» ? Qui ose ainsi trancher dans l’Humain et réduire le besoin et le souffle des Libertés à certains Peuples ; blancs et riches, de préférence ? Allons mes ami(e)s, n’oublions pas le message universel des Hume, Paine, Voltaire, Hugo et Sartre qui permit à nos anciens de prendre des Bastilles et de donner un nouveau nom au bonheur. Le Droit à la vie et à la liberté n’est pas d’un continent, ni d’une couleur de peau, ni d’une religion ; il est universel comme le sourire du jeune enfant à sa mère. Assez de discrimination et d’hypocrisie ; dénonçons l’imposture des tyrans et les veules par trop intéressés qui nous voudraient taisant et les laisser tranquilles, exercer leurs forfaits et leurs crimes, en toute quiétude et impunité. Il est un Monde nouveau qui ne demande qu’à grandir et à vivre si bien sûr, on ne le tue pas avant et l’on ne lui met pas le bâillon. Ami(e)s ne te fait pas dicter ta conduite par ceux qui sont payés pour écrire que l’ordre immuable doit toujours se perpétuer ou ceux qui pratiquent une comptabilité inégalitaire parmi les Hommes. Ose ouvrir les yeux même aux spectacles les plus insoutenables et entendre ce long chœur de gémissements qui est l’Humanité souffrante dont tu fais toi aussi partie intrinsèquement, avec les mêmes Droits et devoirs. C’est l’Humanité souffrante qui frappe, devant l’écran de ton téléviseur quand ta journée de travail finie tu t’assoupis et il est trop facile et fallacieux de te dire que des spécialistes vont régler les problèmes à ta place. Hélas si tous raisonnent ainsi ; rien ne bougera et les Tyrans succéderont aux Tyrans comme les malédictions de Job. Peut-être ta faible voix comme celle du rouge-gorge doit se mêler à la symphonie du Monde pour qu’enfin puissent tomber les préjugés entre les êtres et les murailles de Jéricho ?

    Paul d’Aubin (Paul Arrighi) (Historien, Homme de Lettres, Poète à Toulouse; écrit le lundi 7 septembre 2013)
    Titolo/Title: Le cri d’Alep ou le Peuple Syrien abandonné

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