L’un des meilleurs livres de l’année : Congo, une histoire, du Belge David Van Reybrouck

Il est rare qu’un livre sur un pays d’Afrique reçoive autant d’éloges par la critique comme par les lecteurs, à l’aune du livre phénomène, Ebène de Ryszard Kapuscinski, publié il y a dix ans. 
Récompensé du prix Médicis essai et du prix du meilleur livre de l’année, dans la catégorie « essai », Congo, une histoire (Actes Sud, traduction remarquable du néerlandais par Isabelle Rosselin) est fascinant tant par sa narration, captivante et encyclopédique, que par la démarche de son auteur, le Belge flamand David Van Reybrouck, qui a passé six ans de sa vie à explorer le pays, où il a recueilli 500 témoignages.
Avec Olivier Badin, pour les images, nous l’avons rencontré à Bruxelles dans son atelier de travail de Cureghem, quartier d’Anderlecht, entouré de ses livres, de ses notes de travail et des pièces à conviction qui expliquent sa passion pour ce pays.

Pour le mensuel Lire, Congo, une histoire, est le meilleur livre de l’année 2012 dans la catégorie Histoire. Il est Prix Médicis essai 2012, prix du meilleur livre étranger 2012 (essai).

Sur l’incroyable succès du livre, lire l’article et l’interview de Guy Duplat, dans La Libre Belgique, du 13 janvier 2011. En France, le succès du livre est certain : 42 000 exemplaires pour un livre de 709 pages. Dans la liste des meilleures ventes en France, Livres-Hebdo, Congo, une histoire est classé 24e.

Lire la critique de la journaliste africaniste Colette Braeckman « Combinant les outils du roman, du journalisme, de la recherche historique, recourant à la poésie, s’attardant sur l’anecdote et le « petit fait vrai », Van Reybrouck a réussi un ouvrage démesuré, ou plutôt un ouvrage à la mesure du Congo, un pays qui, hors des frontières de la Belgique (et encore…) est souvent méconnu et injustement nié, jusque dans son droit à l’existence à l’intérieur de ses frontières ! »

Lire l’entretien de David Van Reybrouck à la même Colette Braeckman : « Sur le plan méthodologique je n’ai ni filmé ni enregistré ; il me semblait que les gens allaient plus loin, me donnaient plus à l’occasion d’une simple conversation, surtout ceux qui n’ont pas l’habitude d’être interviewés…. J’ai gardé tous mes carnets de note. Il m’est aussi arrivé de passer toute une après midi avec quelqu’un, et de ne noter qu’une ligne ou deux. C’est ce que j’appelle le « slow journalism » le journalisme lent…
J’aime cette façon d’être avec les gens, de boire un verre, de bavarder avec les gens…Au Congo il m’arrive de passer cinq heures avec quelqu’un et à la fin il dit « quoi, tu pars déjà… » »

Consulter le site de David Van Reybrouck et la notice Wikipédia.

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