En 2013, que notre vie soit poésie…

Alors que nous reviennent en mémoire ces mots du poète mexicain, Javier Sicilia, lorsqu’il apprend, le 28 mars 2011, la mort de son fils, torturé puis assassiné dans son pays gangrené par la violence liée au trafic de drogue : « Je ne peux plus écrire de poésie, la poésie n’existe plus en moi »,

alors que l’intraitable beauté du monde a été invoquée par Édouard Glissant et Patrick Chamoiseau, dans leur éloge à Obama après sa première élection (publié par Galaade, 2009),

alors que l’ardeur du poème semble plus que jamais nécessaire,

alors qu’Yvon Le Men écrit dans son recueil, Sous le plafond des phrases (éditions Bruno Doucey) à paraître le 17 janvier 2013 :

« dans ce bar de Port-au-Prince

 

soudain

au milieu d’un vers

une larme tombe

malgré elle

de la joue droite du slameur

 

c’est mon meilleur ami qui pleure

à travers moi

c’est avec lui que j’ai écrit ce slam

il a été tué par une balle perdue

à la sortie de l’aéroport

il y a un mois

il y a toujours

(…)

alors que la poésie a toujours d’autres Printemps à vivre, malgré la crise économique ou les errements des politiques culturelles à court terme,

alors qu’Adonis nous rappelait déjà en 1999 dans Vers un sens à venir  (revue Mémoire du XXIème siècle, No 1 – Complexité et quête du sens, Éditions du Rocher, Monaco) qu’« il faut œuvrer pour que la vie humaine, au-delà des races, langues et pays, puisse être vécue comme si elle était poésie »,

alors que sort en ce début d’année 2013 ce titre du même Adonis, Le livre II (al-Kitâb), « Hier Le lieu Aujourd’hui » (Seuil),

alors que commence une nouvelle année,

souhaitons-nous qu’en toute langue, tout lieu, tout geste, toute forme,

notre vie soit poésie.

 

6 commentaires

  1. …et avec votre esprit mon cher Papalagui. Maintenant que nous sommes passés au travers d’une fin du monde et d’une fin d’année je te souhaite de continuer ton périple vers l’infini poétique et littéraire.

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  2. Ulysse, la Mer et les Femmes.

    Parti à contre cœur, ayant même contrefait le fou, pour se soustraire à la guerre et élever ton fils Télémaque, tu dus partir à Troie, et sus t’y montrer brave mais surtout fin stratège.
    La guerre fut bien longue, pas du tout comme celle que chantaient les Aèdes. L’ennemi ressemblait tant à nos guerriers Achéens, courageux et aussi sûrs de leur droit que nous l’étions du notre.
    Que de sang, que de peine ! Tu vis périr Patrocle, ne pus sauver Achille ; et les morts aux corps déchiquetés par les épées se substituèrent aux coupes de ce vin si enivrant qu’est la rhétorique guerrière et à la funeste illusion d’une victoire facile.

    Ulysse tu eus l’idée de bâtir ce grand vaisseau dont la proue figurait une tête de cheval. Ainsi les Achéens purent entrer dans le port forteresse si bien gardé. Mais quand la nuit noire et le vin mêlés ôtèrent aux courageux Troyens leur vigilance et leur garde, vous sortirent alors des flancs du bateau et vous précipitèrent pour ouvrir grands les portes aux guerriers Achéens.
    La suite fut un grand carnage de guerriers Troyens mais aussi de non combattants et même de femmes. Et Troie, la fière, la courageuse ne fut plus ville libre et les survivants de son Peuple connurent l’esclavage.

    Aussi quand Troie fut conquise et que ses rue coulèrent rouges du sang vermeil de ses défenseur, mais aussi de nombreux civils, tu songeas à retourner chez toi, car tu étais roi, et ton fils Télémaque aurait besoin de toi et Pénélope t’aimait. Les souvenirs d’émois et de tendres caresses faisaient encore frissonner la harpe de ton corps de souvenirs très doux.
    C’est alors que tu dus affronter la Déesse Athéna et ton double, tous deux vigilants, à tester ta sincérité et ta constance. Oh, toi Homme volage et point encore rassasié de voyages et de conquêtes. L’étendue de la mer te fut donnée comme le théâtre même de ta vérité profonde.

    Après bien des voyages et avoir perdu nombre de tes compagnons, tu fus poussé dans l’île de la nymphe Calypso.
    Cette immortelle à la chevelure, si joliment bouclée se trouvait dans son île d’arbustes odoriférants. Aussi fit-elle tout pour te garder. Toi-même, tu lui trouvas de l’ardeur et des charmes même si durant le jour tu te laissais aller à la nostalgie d’Ithaque.
    La belle immortelle te proposas, pour te garder, de te donner cet attribut si recherché qui empêche à jamais de sombrer dans le sommeil perpétuel.
    Mais toi, Ulysse, tu préféras garder ton destin d’homme mortel et ton inguérissable blessure pour Ithaque.

    Après sept années d’une prison si douce, l’intervention d’Athéna te rendit aux aventures de la Mer. Tu accostas, avec tes compagnons sur la côte d’une île malfaisante. C’était la demeure des Cyclopes. Parmi ce Peuple de géants, le cyclope Polyphème habitait une grotte profonde d’où il faisait rentrer chaque soir son troupeau.
    Ulysse quelle folie traversa ton esprit et celui de tes compagnons que de vouloir pénétrer dans cette antre maudite, mû à la fois par la curiosité et la volonté de faire quelques larcins de chèvres ? Vous payèrent bien cher cette offense par la cruelle dévoration que fit l’infâme Polyphème de plusieurs de tes compagnons dont vous entendîtes craquer les os sous la mâchoire du sauvage. Aussi votre courage fut renforcé par votre haine lorsque vous lui plantèrent l’épieu dans son œil unique alors que sa vigilance venait d’être endormie par le vin.

    Les barques ayant mouillés dans l’île d’Aiaé, tes compagnons imprudents furent transformés en pourceaux par la belle et cruelle Magicienne Circée.
    Doté d’un contre poison à ses filtres, tu ne restas cependant pas insensible aux charmes de la belle Magicienne mais tu lui fis prononcer le grand serment avant de répondre à tes avances.
    Elle accepta pour faire de toi son amant de redonner leur forme humaine à tes compagnons,
    Et vos nuits furent tendres, sensuelles et magiques car la Magicienne excellait dans les arts de l’amour et il en naquit un fils.

    Toi le rusé et courageux Ulysse, tu espérais enfin voguer avec délice sur une mer d’huile parcourue par les reflets d’argent des poissons volants et te réjouir des facéties des dauphins,
    Mais c’était oublier et compter pour peu la rancune de Poséidon, le maître des eaux, rendu furieux par le traitement subi par son fils Polyphème.
    C’est pour cela qu’une masse d’eau compacte, haute comme une haute tour avançant au grand galop ébranla et engloutit ton solide radeau.
    Seul ton réflexe prompt de t’accrocher au plus grand des troncs te permis de plonger longuement au fonds des eaux en retenant longtemps ton souffle avant d’émerger à nouveaux.

    La troisième des belles que ton voyage tumultueux te fit rencontrer fut la jeune Nausicaa, fille du roi des Phéaciens, Alcinoos.
    Celle-ci, dans la floraison de sa jeunesse, ardente et vive, ne cédait en rien à l’éclat des plus belles et subtiles fleurs. Guidée par la déesse Athéna, elle vint auprès du fleuve ou tu dormais laver les habits royaux avec ses suivantes. Les voix des jeunes filles t’éveillèrent. Dans ta détresse et ta nudité, tu jetas l’effroi parmi les jeunes filles. Seule Nausicaa eut le courage de ne pas fuir et d’écouter ta demande d’aide. Elle rappela ses suivantes et te fit vêtir après que ton corps ait été lavé par l’eau du fleuve et enduit d’huile fine. Tu retrouvas ta force et ta beauté. Aussi Nausicaa vit en toi l’époux qu’elle désirait. Mais, ta nostalgie d’Ithaque fut encore plus forte. Alors Nausicaa te pria seulement, en ravalant ses larmes, de ne point oublier qu’elle t’avait sauvé des flots.

    Amené tout ensommeillé dans le vaisseau mené par les rameurs Phéaciens si bien aguerris à leur tâche, tu étais comme bercé par le bruit régulier des rames et le mouvement profond d’une mer douce mais étincelante. C’était comme dans ces rêves très rares qui vous mènent sur l’Olympe. Jamais tu ne te sentis si bien avec ce goût d’embrun salé sur tes lèvres et ce bruit régulier et sec du claquement des rames sur les flots. Tu éprouvas la sensation de voguer vers un nouveau Monde. Ce fut, Ulysse, l’un des rares moments de félicité absolue dans une vie de combats, de feu et du malheur d’avoir vu périr tous tes valeureux compagnons.

    Ulysse revenu dans ton palais, déguisé en mendiants pour châtier les prétendants, tu triomphas au tir à l’arc. Mais l’heure de la vindicte avait sonné. La première de tes flèches perça la gorge d’Antinoos, buvant sa coupe. Nul ne put te fléchir Ulysse, pas même, l’éloquent Eurymaque qui t’offrait de t’apporter réparations pour tes provisions goulument mangés et tes biens dilapidés. Le pardon s’effaça en toi car l’offense faite à ta femme et à ton fils et à ton honneur était trop forte. Aussi tu n’eus pas la magnanimité de choisir la clémence et le sang coula dans ton palais comme le vin des outres. Pas un des prétendants ne fut épargné à l’exception du chanteur de Lyre, Phénios et du héraut Médon qui avait protégé Télémaque. Mais Ulysse, tu ne fus pas grand en laissant condamner à la pendaison hideuse, douze servantes qui avaient outragé Pénélope et partagé leur couche avec les prétendants.

    Ulysse tu fus tant aimé des déesses, des nymphes et des femmes et souvent sauvé du pire par celles qui te donnèrent plaisir et descendance. Mais obsédé par tes roches d’Ithaque ne sus pas leur rendre l’amour qu’elles te portèrent. Tu ne fus pas non plus à la hauteur de la constance et de la fidélité de Pénélope.
    Mais Ulysse poursuivi par la fatalité de l’exil et de l’errance et la rancune de Poséidon, tu fus aussi le préféré de la déesse Athéna qui fit tant et plus pour te sauver maintes fois de ta perte. Cette déesse fut la vraie sauvegarde de ta vie aventureuse et les femmes qui te chérirent t’apportèrent maintes douceurs et consolations dans ta vie tumultueuse.

    Paul d’Aubin (Paul Arrighi), Toulouse.

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  3. Le cri d’Alep,

    Combien sont-ils réfugiés dans les caves
    à tromper provisoirement la mort
    en se promettant une vie meilleure, où leur voix soit entendue
    ou en songeant au paradis promis aux martyrs ?

    Et ce cinéaste kurde qui vivait à Paris et voulait voler des images à l’anonymat de la grande faucheuse.
    Il est parti là-bas muni de l’espoir fou que parfois les images savent atteindre le cœur des hommes.
    Certains les appellent des Djihadistes et tremblent pour leur propre liberté d’opinion, et pour les femmes qui sont traitées comme moins que rien par une masculinité égarée.

    D’autres défendent tout simplement un même droit des gens pour tous les êtres sur la Planète
    Pourquoi être né Arabe, Juif, Kurde ou noir, devrait-il à jamais vous rendre la vie plus précaire et vous priver du Droit de choisir vos gouvernants ?
    Il fut un temps où des évêques catholiques bénissaient les armes des troupes de Franco et appelaient à libérer l’Espagne des « rouges ».
    Durant ce temps Orwell, Hemingway et bien d’autres quittèrent leur quiétude pour défendre l’Humanisme et l’Humanité aux prises avec le cri de « Viva la Muerte » fasciste.

    Que l’on m’explique, aujourd’hui pourquoi, la circonstance de naître dans le croissant fertile devrait vous valoir la servitude à vie ?
    Et de vivre dans le servage de régimes militaires et de tyrans corrompus ?
    La question de la Religion ne masque-t-elle pas une comptabilité inégalitaire et sordide des hommes ?
    Là, en terre d’Islam, vous seriez condamnés à courber le dos entre le bâton et les balles du policier ou la vision et les sermons réducteurs des théocrates et de ceux qui osent se nommer : « Le parti de Dieu » ?
    Qui ose ainsi trancher dans l’Humain et réduire le besoin et le souffle des Libertés à certains Peuples ; blancs et riches, de préférence ?

    Allons mes ami(e)s, n’oublions pas le message universel des Hume, Paine, Voltaire qui permit à nos anciens de prendre les Bastilles.
    Le Droit à la vie et à la liberté n’est pas d’un continent, ni d’une couleur de peau, ni d’une religion ; il est universel comme le sourire du jeune enfant à sa mère.
    Assez de discrimination et d’hypocrisie ; dénonçons l’imposture des tyrans et les veules par trop intéressés qui nous voudraient taisant et tranquilles.
    Il est un Monde nouveau qui ne demande qu’à grandir et à vivre si bien sûr, on ne le tue pas avant et l’on ne lui met pas le bâillon.
    Ami(e)s ne te fait pas dicter ta conduite par ceux qui sont payés pour écrire que l’ordre immuable doit toujours se perpétuer.
    Ose ouvrir les yeux même aux spectacles les plus insoutenables et entendre ce long chœur de gémissements qui est l’Humanité souffrante dont tu fais partie intrinsèquement, avec les mêmes Droits et devoirs.
    C’est l’Humanité souffrante qui frappe, devant l’écran de ton téléviseur quand ta journée de travail finie tu t’assoupis et il est trop facile et fallacieux de te dire que des spécialistes vont régler les problèmes à ta place.
    Hélas si tous raisonnent ainsi ; rien ne bougera et les Tyrans succéderont aux Tyrans comme les malédictions de Job.
    Peut-être ta faible voix comme celle du rouge-gorge doit se mêler à la symphonie du Monde pour qu’enfin puissent tomber les préjugés entre les êtres et les murailles de Jéricho ?

    Paul d’Aubin ( Paul Arrighi)

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  4. Hourra, Hourra ; élégie à notre automne chéri

    Cher automne, tu es vraiment ma saison chérie,
    Tu portes la couleur dorée des pêches et des prunes
    Avec quelques reflets des raisins de Moissac,
    Alors que les feuillages roux te font un tapis d’or.
    Et que dame châtaigne crépite dans les feux de bois.

    Tu es la saison chère des amours romantiques,
    Et des êtres esseulés, assoiffés de ta lumière tamisée,
    des tons délicats et de ta vêture de velours.
    Automne, tu es Femme splendide qui le sait et en joue ;
    de celles que l’on n’oublie jamais avec leurs chevelures rousses.

    Cher automne, tu flamboies partout où l’on te trouve,
    des châtaigniers de Corse, aux eaux de la Volga.
    Ta couleur préférée est le roux mordoré
    Avec quelques nuances de soleil flamboyant,
    Sans jamais oublier le marron des châtaignes.

    Automne, tu es par excellence la saison d’intellect
    Où poètes et penseurs trouvent l’inspiration,
    propice à leurs rêves et à leurs créations.
    Tu nous tends le miroir de la contemplation
    Qui rend l’esprit aux vraies priorités qui sont spirituelles.

    Ton ciel devient tapisserie avant que le soir tombe,
    Tant soleil, nuages et lune jouent un ballet de feu
    Il reste en toi assez du bouillonnement de l’été
    Et des excès grandioses de la saison brûleuse
    Peu à peu refroidies par Eole qui pointe quand les jours rétrécissent.

    Ce n’est qu’en fin d’automne que tes atours déclinent
    Avec quelques journées d’une telle beauté,
    Que notre cœur se serre à devoir te laisser
    Peu à peu t’engourdir dans un linceul d’hiver
    D’où le printemps nous éveillera ; déjà rêvant d’automne.

    Paul Arrighi ; Toulouse, octobre 2013.

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  5. Les nèfles de Kabylie

    Il est des souvenirs d’enfance qui dominent longtemps l’esprit et ont des goûts de saveurs douces telles les madeleines de Proust.
    Pour moi qui suis né à Bougie Ce sont les nèfles de Kabylie.
    C’était en mai soit en juin que ces fruits blonds arrivaient sur la table de formica dans des couffins tressés de paille,
    comme le signe d’un printemps qui bientôt deviendrait fournaise mais vibrionnant de Soleil.
    Il fallait enlever la peau et en séparer les noyaux qui me faisaient penser à des billes Mais leur chair était succulente avec des zestes de vanille. et de bonbons acidulés.

    J’avais huit ans, c’était la guerre !

    Mais quand les nèfles arrivaient, j’oubliais les soucis des «grands» pour goûter à la chair des nèfles, jouer aux billes avec leurs noyaux.
    C’est ainsi que parmi les drames, le regard de l’enfance est lointain.
    Car la mort leur reste chimère. bien moins réelle que les jeux et les fruits dorés, bref privilège de l’enfance.

    Paul d’Aubin (Paul Arrighi)
    Toulouse- février 2014.

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  6. L’épicerie «Mozabite» d’Akbou

    S’il y a un lieu dont je me souviens,
    C’est de l’épicerie d’Akbou,
    située dans la rue centrale.
    J’y accompagnais mes parents,
    et pénétrais dans cette échoppe
    avec tous mes sens en éveil,
    surtout pour humer les senteurs mêlées
    des jarres d’olive et de piments rouges.
    L’épicier était Mozabite,
    avec des pantalons bouffants.
    Le roi des commerçants du lieu,
    car dans l’espace resserré
    jamais rien ne vous y manquait
    dans cet incroyable fatras
    où le «Mozabite» faisait ses choix.
    vous tirant toujours d’embarras.
    Il y avait des tonneaux d’olives
    vertes ou noires dans leur saumure
    avec ce goût qu’elles ont : «là-bas.»
    et puis ces senteurs mélangées
    de menthe, paprika, cumin
    des parfums de fleur d’oranger.
    et à la belle saison des dattes
    pendaient les «reines» : «Deglet Nour»
    Parmi toutes ces friandises
    Il en est deux qui pincent mon coeur
    Cette galette ronde et si tendre
    la «Kesra» plus tendre que le pain.
    et les sacs remplis de semoules
    qui sont la base du «Couscous» Kabyle
    Alors que l’agneau est son prince
    Merci à l’épicier d’Akbou
    qui sut si bien aiguiser nos sens.

    Paul d’Aubin (Paul Arrighi)
    Toulouse – février 2014.

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