Le prix Médicis 2012 a été attribué à Emmanuelle Pireyre pour Féerie générale (L’Olivier). Son éditeur présente son livre comme « mêlant humour et érudition pour aborder le rôle de l’argent, la démilitarisation de l’Europe, la question du voile, le bonheur écologique » et « faisant littérature avec une langue actuelle, écrite et orale, celle des forums internet ».
Présentation sur le site de l’Olivier :
« Une petite fille déteste la finance et préfère peindre des chevaux ; des artistes investissent les casernes ; un universitaire ne parvient pas à achever sa thèse sur l’héroïsme contemporain ; une jeune musulmane choisit pour devise: Une cascade de glace ne peut constituer un mur infranchissable … Ainsi sont les protagonistes de Féerie générale : récalcitrants à l’égard de ce qui menace leur liberté, prompts à se glisser dans les interstices du réel pour en révéler les absurdités.
A partir de quelques échantillons prélevés dans les médias, ce livre mêle humour et érudition pour aborder – entre autres – le rôle de l’argent, la démilitarisation de l’Europe, la question du voile, le bonheur écologique. Il « fait littérature » avec une langue actuelle, écrite et orale, et celle des forums internet : « J’ai souvent eu l’impression, en écrivant ce livre, d’emprunter des discours tout faits comme on louerait des voitures pour le plaisir de les rendre à l’autre bout du pays complètement cabossées », nous confie l’auteur.
Emmanuelle Pireyre poursuit ici sa réflexion sur l’époque, dans un pastiche éblouissant des discours – savants, publicitaires, sociologiques – dont elle détourne les clichés. Cet écrivain-corsaire aborde les lieux communs avec une jubilation communicative et propose une radiographie de la conscience européenne en ce début de 21e siècle. »
Elle a commencé à publier chez Maurice Nadeau, avec Congélations décongélations (2000).
Le Médicis du roman étranger va à Avraham B. Yehoshua, pour Rétrospective,
et le Médicis essai à David Van Reybrouck, pour Congo, une histoire.
présenté ainsi par son éditeur, Actes-Sud : « Le livre du Congo, un essai total écrit comme un roman. De la préhistoire aux premiers chasseurs d’esclaves, du voyage de Stanley missionné par Léopold II à la décolonisation, de l’arrivée de Mobutu puis de Kabila à l’implantation industrielle d’une importante communauté chinoise, ce livre retrace, analyse, conte et raconte 90 000 ans d’histoire : l’Histoire d’un immense pays africain au destin violenté. »