Des chauves naissent coiffés
se dit le philosophe
en coupant les cheveux en quatre.
Mois / avril 2012
À Brest, l’hospitalité en français, breton, arabe, wolof…
« Certains résidents m’appellent « ma merc’h ». Des collègues l’ont traduit par « ma mère », pensant que les personnes déliraient ou étaient désorientées. Sauf qu’en breton, ça veut dire « ma fille ». C’est affectueux. Ces personnes âgées parlent de façon sensée ! » explique la pétillante Marie Kerdraon, 52 ans, aide-soignante à l’hôpital brestois depuis 1993 (…)
Une satisfaction aussi pour Marie. Son parcours est original. D’origine libanaise, née au Sénégal avant l’indépendance (et donc de nationalité française), elle parle l’arabe et le wolof. Elle fait partie de la liste de l’hôpital qui recense des personnes parlant les langues étrangères. « Je suis l’unique référente pour le wolof ! ».
La suite de l’article sur Ouest-France.
Eddy Banaré a lu Patrick Sultan (La scène littéraire postcoloniale)
« La scène littéraire postcoloniale de Patrick Sultan répond enfin à ceux qui avaient l’intuition que les auteurs classés comme francophones, anglophones, ou lusophones, méritaient une approche critique renouvelée. Aucune consécration littéraire, ni aucun succès d’édition, ne pouvaient permettre d’éluder ce débat.
Dans cet essai adapté de sa thèse de doctorat, Sultan propose un réexamen profond d’anciens cadres inappropriés pour l’approche des nouvelles littératures nées des décolonisations. Le projet de Sultan est remarquable par son ampleur, car il confronte la tradition comparatiste française aux postcolonial studies. Surtout, il appréhende les postcolonial studies comme l’occasion d’un renouvellement de la recherche universitaire.
Sultan réalise une épistémologie ambitieuse par la mise en commun d’acquis méthodologiques issus de deux courants de la recherche littéraire. Il pose également les jalons d’un comparatisme dont la refondation dépend selon lui d’une mise en perspective mondialisée. Les postcolonial studies vues par Sultan doivent autant à Said, à Bhabha, et Spivak qu’aux récents travaux de Jean-Marc Moura, Judith Schlanger, Pascale Casanova et aux préoccupations de Glissant, Chamoiseau, Ben Jelloun ou Kourouma. »
Sur le livre de Patrick Sultan, La scène littéraire postcoloniale, « L’Esprit des Lettres », Le Manuscrit, Paris, 2011, lire la suite de la recension d’Eddy Banaré, docteur en littérature comparée, membre associé du C. N. E. P. (Centre des Nouvelles Études du Pacifique, EA4242), Université de la Nouvelle-Calédonie, sur le site Contretemps.

