De Nouméa au festival d’Avignon, un budget fou !

http://culturebox.france3.fr/player.swf?video=25765Le Théâtre Musical du quartier de la Nation à Paris accueillait au printemps 2009 un Horla sous forme de comédie musicale.

Le Horla, de Guy de Maupassant, se déroulait comme un film joué en direct, mêlant musique, jeux de scènes, vidéo et… diffusion d’huiles essentielles.

A Avignon, deux mises en scènes différentes, sont proposées. Celle de Jérémie Le Louët, sur laquelle nous reviendrons, et celle de Max Darcis, au décor volontairement réduit à deux chaises et une lampe de l’époque du bagne… De quoi s’intéresser, en marge de la création (cette pièce, Max Darcis l’a jouée 54 fois avant Avignon), à la question budgétaire.

Découvrez Festival d’Avignon 2010; Le budget de Max Darcis, comédien calédonien sur Culturebox !

Lire le texte intégral.

Et l’interview du producteur, metteur en scène et interprète, Max Darcis, fondateur de l’Aléthéïa théâtre de Nouvelle-Calédonie…

Antigone à New-York, un théâtre guyanais

http://culturebox.france3.fr/player.swf?video=25813Plusieurs illustres auteurs ont adapté au théâtre le mythe d’Antigone : Sophocle, Cocteau, Anouilh, Brecht. La compagnie KS and Co présente la version de Janusz Glowacki, Antigone à New-York, une pièce sur la solidarité et la dignité entre SDF dans Central Park. Jouée 14 fois en Guyane, la pièce est à l’affiche de la Chapelle du Verbe incarné jusqu’au 31 juillet.

Découvrez Festival Off d’Avignon 2010: « Antigone à New-York », version guyanaise sur Culturebox !

Ici, Antigone se nomme Anita. C’est une S.D.F. polonaise. Elle est à la recherche de Paulie, son compagnon d’infortune.
Sacha et Fléa, émigrés d’Europe de l’Est, lui apprennent que Paulie est mort la nuit précédente, son corps a été emporté sur l’île du potier, la fosse commune des anonymes.
Anita refuse cet oubli et veut lui donner une sépulture descente. Elle paie Sacha et Fléa pour qu’il rapatrient le cadavre.

Dans cette version du mythe d’Antigone, rebelle à la loi, Janusz Glowacki nous plonge dans la face cachée du rêve américain.

Dans l’adaptation de la compagnie KS and Co, le policier a disparu.

Jean Lambert-wild : le Théâtre d’un retour à La Réunion

http://culturebox.france3.fr/player.swf?video=25729Découvrez Festival d’Avignon 2010: « La mort d’Adam » de Jean Lambert-wild,retour énigmatique sur une enfance à la Réunion sur Culturebox !

Cette photo accompagne l’article d’Emmanuelle Bouchez dans Télérama du 15 juillet 2010 : « À la fin, la chair d’Adam – figure du père tout de même – est mangée… en famille. De cette scène traumatique qui fait passer le narrateur de l’état d’enfance à celui d’adulte, il offre un tableau saisissant, à la poésie surréaliste. Si le spectateur joue le jeu d’une écoute concentrée et ouverte, active quoique réceptive à tout ce qui peut s’adresser directement à l’inconscient, il sera marqué par ce spectacle. Sinon il restera en dehors. Car jamais l’auteur ne lui tend la main : sa verve poétique étant comme verrouillée de l’intérieur, repliée sur elle-même. »

Est-ce vraiment du théâtre ? se demande Mathieu Girandola (La Provence). Plutôt, dirons-nous, une expérience de l’ordre du rêve, un peu comme si l’on plongeait dans les méandres de la mémoire, en se recréant intérieurement le film du passé. Une sorte de grand bain dans les souvenirs de l’enfance où les images s’entremêlent, dans un bouillonnement d’écume. Cette expérience onirique,

Anaïs Héluin l’a vécu comme une « mélopée de l’ennui », selon la critique que publie Les trois coups.com alors que Philippe Chevilley (Les Échos) a été « hypnotisé ».

René Solis (Libération) n’a pas aimé ce « fumeux volcan »: « Les images retravaillées des champs de lave sont très réussies et l’association entre volcan et labyrinthe judicieuse. Le tout reste parfaitement hermétique. »

Consulter le site de La Comédie de Caen, dirigée par Jean Lambert-wild. Et l’entretien publié par le Théâtre du blog : « … cette île de mon enfance où j’essaye de raconter, à travers la vie d’un taureau appelé Adam, qui est mort et que j’ai mangé avec ma famille, et c’est le sacrifice de cette bête qui me rend particulièrement attachante l’histoire fameuse du Minotaure qui me fascinait quand j’étais enfant. Et  cette  autobiographie un peu fantasmée, c’est celle de mes racines,toute la part un peu sauvage qui a construit mon identité. »

En attendant le texte de La mort d’Adam, prévu pour l’automne aux Solitaires intempestifs, qui publient tous ses textes, on se consolera avec :

« Une existence surabondante jaillit de mon cœur », Rilke par Terzieff

Sur France-Culture, la voix de Laurent Terzieff lit Rilke ce dimanche, 20h50 : « Une existence surabondante jaillit de mon cœur. » Dans la semaine, quelques hommages à l’acteur et metteur en scène :

« Les tricheurs », film de Marcel Carné sera diffusé sur France 3 le mardi 6 juillet à 22h45.

Mercredi à 22h10, France 2 diffusera « L’Habilleur » de Ronald Harwood, une de ses dernières pièces, qu’il a mise en scène et dans laquelle il jouait le rôle d’un comédien au soir de sa vie.

De son côté France Culture diffusera le mardi 13 juillet à 20h « Philoctète », son tout dernier succès au théâtre qui avait été enregistré pour la radio et consacrera plusieurs émissions à Laurent Terzieff.

Au programme aussi, un extrait de Tête d’Or (1959) de Paul Claudel et Zoo story d’Edward Albee (1966, jamais diffusé).

Dès dimanche, dans Les Retours du dimanche à 18h10, la radio évoquera son parcours et rediffusera à 20h l’émission Affinités électives, dont Laurent Terzieff était l’invité en 2004.

Lundi à midi, une émission sera consacrée à Laurent Terzieff. Et du lundi 5 au vendredi 9 juillet à 20h30, sera rediffusée la série d’entretiens A voix nue donnés en 1997 à Bernard Bonaldi.

(source AFP).