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Découvrez Yun Chane, chorégraphe réunionnaise au Off d’Avignon sur Culturebox !

Nous avions vu cette exposition au festival d’Avignon 2009, 1947 (photos de Pierrot Men, textes de Raharimanana). Elle est présentée à nouveau à l’université Nanterre dans le cadre d’un ensemble de manifestations « Madagascar 1947, Histoire(s) et mémoire(s) coloniales », du 10 mars au 5 avril 2011 (détails ). Et ce livre édité par Vents d’ailleurs, en avant-première dans l’expo et au salon du livre de Paris.

À noter ce mardi 15 mars, à 17h, la table-ronde : Histoire(s) et mémoire(s). Enseigner l’histoire coloniale en 2011. Avec : Lydia Ait Saadi Bouras : Docteure en Histoire contemporaine du Maghreb, Jamie Byrom : Consultant en éducation, auteur de manuels d’histoire au Royaume-Uni, Laurence de Cock : Professeure d’histoire-géographie au lycée Joliot-Curie de Nanterre, chercheuse en sciences de l’éducation, Université Lyon 2, Marie-Albane de Suremain : Maître de conférences en Histoire, Université Paris Est Créteil – IUFM, membre du laboratoire SEDET, Raharimanana : Écrivain – co-auteur de l’exposition « 47, Portraits d’insurgés ,
Jakob Vogel : Professeur d’Histoire de l’Europe et du colonialisme européen, Université de Cologne, Allemagne.
Question de genre : à La Réunion, un MARMAILLE est un enfant.
Maryse Condé est la première lauréate du Grand prix du roman métis, qui lui a été décerné pour son roman En attendant la montée des eaux (éditions J.C. Lattès) ce 14 décembre à Saint-Denis de la Réunion, ville organisatrice du prix avec La Réunion des livres (Ecouter l’entretien).
Ce prix doté de 5 000 euros et d’une résidence d’écriture « récompense un roman adulte de langue française qui met en lumière les valeurs de diversité, d’échanges et d’humanisme, symboles de l’île de La Réunion. Il vise à stimuler la vie littéraire localement et à renforcer les liens entre les écrivains et éditeurs du monde francophone. »
Une mention spéciale a été attribuée à Fouad Laroui pour son livre Une année chez les Français paru aux Editions Julliard.
Le jury, présidé par Mohammed Aïssaoui, est composé, précise un communiqué, « de six journalistes ou professionnels du livre et de la lecture de La Réunion : Stéphane Auguste, Stéphanie Buttard, Marine Dusigne, Philippe Vallée, Marie-Jo Lo-Thong, Sham’s et de quatre écrivains : Nathacha Appanah, Isabelle Hoarau, Tahar Ben Jelloun et Patrick Poivre d’Arvor. »
Les titres de la sélection :
http://culturebox.france3.fr/player.swf?video=28840Découvrez Mohammed Aïssaoui, Prix RFO du livre 2010 sur Culturebox !
Avec ce prix RFO du livre 2010 pour L’Affaire de l’esclave Furcy (Gallimard), Mohammed Aïssaoui est lauréat multiplement : prix Renaudot essai, prix du roman historique à Blois, finaliste du prix Fémina essais, finaliste du prix Interallié, finaliste du prix du Premier roman. Reconnu dans les deux catégories roman et essai, il échappe aux conventions, l’auteur ayant romancé les trous de mémoire de l’histoire.
Récompensé au premier tour au sein d’une sélection qui comptait sept titres, Mohammed Aïssaoui, journaliste au Figaro littéraire est également président du tout nouveau prix du roman métis qui sera décerné à Saint-Denis-de-la-Réunion le 14 décembre.

Les principales qualités du livre de Mohammed Aïssaoui : révéler aux Réunionnais un pan de leur histoire, combler un vide historique, renforcer la mémoire de la lutte des esclaves pour leur liberté, écrire une saga judiciaire de 27 années, contribuer au même titre que les marqueurs de parole antillais à faire de l’histoire par la littérature.
A noter que Mohammed Aïssaoui sera sans doute le dernier lauréat du prix RFO du livre : l’entreprise ayant changé de nom pour Outre-Mer Première, le prix littéraire pourrait changer de nom, tout en continuant de marquer sa singularité au sein de France Télévisions. Ce lauréat est le second auteur d’origine algérienne, après Anouar Benmalek en 2001 pour L’Enfant du peuple ancien (Pauvert), l’histoire du dernier Aborigène de Tasmanie. Un signe encourageant pour les lettres algériennes qui s’intéressent à des histoires et des mémoires très éloignées géographiquement du Maghreb.

A lire, les résonances que provoque le livre de Mohammed Aïssaoui dans le milieu des juristes français aujourd’hui, sur le blog de Philippe Bilger
A visionner une interview (9′) à la librairie Le Divan, Paris.
http://www.dailymotion.com/swf/video/xddvgh_mohammed-aiyssaoui_creation?additionalInfos=0Mohammed Aïssaoui
envoyé par 1film1auteur. – Futurs lauréats du Sundance.
Bravo à Mohammed Aïssaoui pour son prix du Renaudot essai, décroché pour son livre L’Affaire de l’esclave Furcy (Gallimard). Sept jurés ont voté pour ce livre qui l’a remporté au 1er tour de scrutin. Il a déjà été récompensé du prix du roman historique, à Blois.
Lancement de L’Atelier d’écriture numéros 15 et 16, revue littéraire, ce 27 octobre, 18h, à l’Institut français de Maurice, Rose Hill. Entrée libre. La revue littéraire prolonge l’atelier d’écriture animé chaque samedi matin, animé par l’écrivain Barlen Pyamootoo: « Dès les premières séances de l’atelier en novembre 2008, j’ai été frappé par la qualité des textes présentés, et j’ai compris qu’une nouvelle génération d’écrivains était à l’œuvre au cœur des êtres et des choses, parfois obscurément, et j’ai voulu, comme éditeur, les accompagner dans leur quête littéraire. Nous avons donc décidé de poursuivre l’atelier, et de créer une revue pour permettre de découvrir chaque mois des textes lumineux, inédits ou méconnus ».
http://culturebox.france3.fr/player.swf?video=28840Découvrez Mohammed Aïssaoui, Prix du roman historique 2010 sur Culturebox !
Mohammed Aïssaoui recevra vendredi 15 octobre aux Rendez-vous de l’Histoire à Blois le prix du roman historique 2010 pour L’Affaire de l’esclave Furcy (Gallimard). Ce journaliste du Figaro littéraire a enquêté quatre ans pour réunir toutes les pièces d’une affaire jusqu’alors présente dans la mémoire collective orale de La Réunion (l’Île Bourbon de l’époque), mais jamais écrite. Voir la chronique de France Ô et l’interview de l’auteur.

Ce prix augure certainement de bien d’autres. Il est en lice pour les prix Femina essais, Renaudot essais, l’Interallié, le prix du Premier roman, le prix RFO du livre.
En 2005, un lot de pièces historiques est mis aux enchères à Drouot, qualifié ainsi : « Important dossier sur l’affaire de l’esclave Furcy qui réclame en justice sa liberté ». Les Archives départementales de la Réunion l’achètent pour 2 100 euros.
Ces pièces de justice racontent 27 années de procès depuis ce jour d’octobre 1817 où Furcy décide de porter plainte au tribunal d’instance de Saint-Denis pour exiger sa liberté. Du jamais vu dans l’île. L’esclave sera mis en prison par le gouverneur Desbassins. Fait rare dans l’histoire de l’esclavage, Furcy est un esclave lettré.
Mohammed Aïssaoui exhume dans ce livre passionnant le récit d’un esclave présumé, finalement reconnu libre par la Cour royale de Paris le 23 décembre 1843… seulement cinq ans avant l’abolition de l’esclavage.
Ce livre allie récit historique et travail de fiction romanesque. A l’image des marqueurs de parole antillais, Aïssaoui comble les vides de l’histoire par le travail du romancier. En cela, il est important. On pense immaquablement aux livres de Daniel Vaxelaire, dont le plus connu est sans doute Chasseurs de noirs (Flammarion puis Orphie)
L’autre intérêt de l’ouvrage est de mettre en lumière et de restituer à La Réunion et à l’histoire de France une figure de la lutte pour les droits de l’homme.
Troisième qualité : le livre est emblématique du rôle de l’histoire selon le point de vue des victimes et racontée par elles. Aussi, les historiens tiennent de plus en plus compte des révoltes d’esclaves aux côtés des récits des abolitions dites « accordées ».
Pour lire les premières pages du récit, consulter le site Gallimard.
Sur le passage de Mohammed Aïssaoui à La Réunion, lire La Réunion des livres.
Lire l’article de l’universitaire américaine Sue Peabody, dans la revue des Annales (juin 2009) : La question raciale et le « sol libre de France » : l’affaire Furcy.
Lire l’ouvrage coordonné par Myriam Cottias, Alessandro Stella et Bernard Vincent, Esclavage et dépendances serviles (L’Harmattan, 2006), où est évoquée l’affaire de l’esclave Furcy, ou sa version en ligne.

En Haïti, au sud de la capitale, il existe un village Furcy, assez peu accessible si l’on en juge par cette photo remarquable, extraite du site Le paysan haïtien :

Le Centre d’Etudes de l’Inde et de l’Asie du Sud organise sa 15e Journée d’étude le 12 octobre 2010 à l’EHESS, 105 boulevard Raspail, Paris VI : « l’Ile Maurice post-coloniale et l’Inde : enjeux politiques, économiques et culturels ».
Programme
9h30-10h Ouverture
Accueil des participants : Stéphanie Tawa Lama-Rewal (CEIAS/CNRS), pour la direction collégiale du CEIAS
Introduction: Catherine Servan-Schreiber (CEIAS/CNRS)
10h-11h 15 Session I
Avenir créole ou indianité modernisée ? Quel modèle pour le multiculturalisme mauricien ?
Modérateur : Aurélie Varrel (CEIAS/CNRS)
Julie Peghini (MSH Paris Nord): « Les impasses du multiculturalisme. Politiques, industries et tourisme culturels à l’île Maurice » (The impasses of multiculturalism. Cultural policies, industries and tourism in Mauritius)
Nabil Moolna (Doctorant EHESS) : « Le communalisme et les élections de 2010 » (Communalism and the 2010 elections).
Discutante : Sophie Blanchy (CNRS/Université de Paris X Nanterre)
11h15-11h30 Pause
11h30-12h45 Session II
L’hindouisme créole et son évolution dans le contexte du revivalisme religieux
Modérateur : Faranirina Rajaonah (Université Paris VII)
Mathieu Claveyrolas (CEIAS/CNRS) : « L’hindouisme mauricien : un paysage religieux en chantier » (Mauritius or the invention of a Hindu landscape)
Suzanne Chazan-Gillig (IRD) : « Les cultes populaires hindous et la mondialisation à l’île Maurice » (Popular Hindu cults and globalization in Mauritius)
Discutant : Pierre-Yves Trouillet (Doctorant UMR ADES/CNRS)
12h45 –14h00 : Repas de dholl-puris, samosas et tchai.
14h00-15h15 Session III
L’Etat-nation et ses diasporas
Modérateur : Tristan Bruslé (MSCH/CNRS)
Anouck Carsignol (CSH New Delhi): « L’Inde et sa diaspora : influences et intérêts croisés, au Canada et à l’île Maurice » (India and its Diaspora: reciprocal influences and interests in Canada and Mauritius).
Anthony Goreau-Ponceaud (Université de Périgueux-Bordeaux IV/UMR ADES/CNRS): « Le ‘malaise tamoul’ à l’île Maurice » (The ‘Tamil issue’ in Mauritius).
Discutante : Aminah Mohammad-Arif (CEIAS/CNRS)
15h15-16h30 Session IV
Défis économiques et nouveaux partenariats : modèle indien, modèle chinois
Modérateur : Vasoodeven Vuddamalai (Université d’Evry)
Emmanuel Grégoire (IRD) : « Rivalités politiques et économiques dans l’océan Indien : entre l’Inde et la Chine, le coeur de l’île Maurice balance » (Political and economic competitions in Indian Ocean : Mauritius coveted by India and China).
Pierre Lachaïer (CEIAS/CNRS): Présentation du film de Patrice Dutertre « Trafic mortel, quand les médicaments tuent ».
Discutant : Frédéric Landy (Université de Nanterre/CEIAS/CNRS)
16h30-16h45 Pause
16h45-18h Session V
Emergence d’une littérature indo-française mauricienne
Modérateur : Lise Guilhamon (Université de Versailles Saint-Quentin )
Sylvie Adamo (CEIAS/CNRS): « Le fonds mauricien de la bibliothèque du CEIAS »
Annie Montaut (INALCO/CNRS SEDYL): « Les hommes d’Ananda Devi: de Joséphin le fou au dokteur-dieu »
Discutant : Tirthankar Chanda (INALCO)
Contact : Catherine Servan-Schreiber : kschreib@ehess.fr