Mourir en exil à demi-vie

Mourir en exil à demi-vie

brûlée de l’intérieur

d’une flamme infinie

pour Homs pour Alep

tombée dans l’abîme du ciel

cheveux courts, parole libre

ton visage est un charbon de fleurs

dans la blessure d’une mémoire

dans un silence assourdissant

ô femme de Syrie, ô Fadwa

Salam à toi.

Que faire de nos pleurs

sinon des brandons de poèmes ;

‘dors mon petit’, dit ton chant dans la berceuse d’un dessin animé ;

‘uni uni uni le peuple syrien est uni’, scandait ta voix dans la rue, il y a six ans sinon six siècles ;

‘nous sommes les fantômes de ceux qui étaient là-bas’, lâchait ton souffle de poète cet été quand la maladie te rongeait.

‘J’ai hurlé contre les balles’… transformer la peine en poème ?

Mourir en exil à demi-vie

lignes rouges au cœur

quand se répandent laideur et douleur

loin du pays natal

et des crimes de guerre

d’un bourreau toujours en vie

mais

notre solidarité

notre compassion

sont sans limite.

 

In memoriam.

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