Au policier qui m’a frappé à la frontière entre la Macédoine et la Grèce…

Notre identité meurtrière – هويتنا القاتلة

est le récit poème de Majd Adlik, présenté comme « activiste syrien », originaire de Douma, dans la banlieue de Damas, aujourd’hui réfugié politique, sur le site Médiapart qui publie son texte, le 26 août 2015. Fuyant la Syrie fin 2014, il est frappé par un policier à la frontière entre la Macédoine et la Grèce, il lui dédie son texte :

انت يا ايها الشرطي … يا من  ضربتني على الحدود المقدونية اليونانية

(« Au policier qui m’a frappé à la frontière entre la Macédoine et la Grèce… »)

Majd Adlik l’invite à laisser sa matraque, à lui donner la main et à faire le voyage retour vers la Syrie. Frontières, mer, raids aériens… il le place devant un dilemme :

« A toi de voir… Tu as le choix entre une mort par noyade, mais en un seul morceau. Ou une mort sous un baril, avec tes membres récoltés dans un drap avant d’être jetés dans une fosse commune, avec le risque qu’ils se mélangent à ceux du pilote qui a balancé le baril. Après une courte réflexion, tu opteraspour la noyade. Le froid est préférable à la fournaise. »

 

 

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