Palmyre, Baalshamin et sa résonance littéraire

Les journaux : « A Palmyre, Daesh (État islamique) fait exploser le temple de Baalshamin », un « nouveau crime de guerre » selon l’UNESCO, dont l’annonce est diffusée une semaine après l’assassinat à l’âge de 82 ans de Khaled al-Assaad, chef des Antiquités de Palmyre.

Dans le roman de Mathias Enard, Boussole, édité par Actes Sud, paru le 19/08/15, le lecteur découvrira au cœur du livre cet extrait :

« L’emplacement de l’hôtel Zénobie était extraordinaire : sur le côté de la ville antique, on avait sous les yeux, à quelques dizaines de mètres à peine, le temple de Baal et si on était assez chanceux pour obtenir une des chambres qui donnaient sur la façade avant, on dormait pour ainsi dire au milieu des ruines, la tête dans les étoiles et les rêves anciens, bercé par les conversations de Baalshamin, dieu du soleil et de la rosée, avec Ishtar la déesse au lion. Ici régnait Tammuz, l’Adonis des Grecs, que chantait Badr Shakkir Sayyab l’Irakien dans ses poèmes ; on s’attendait à voir l’oasis se couvrir d’anémones rouges, nées du sang de ce mortel dont le seul crime fut de trop passionner les déesses. »

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