Pour une politique de l’enseignement de la langue arabe en France

Treize universitaires arabisants, auteurs de cette tribune, dénoncent « les conséquences du délaissement de l’enseignement de la langue arabe en France et appellent à un tournant politique. »

« Comment communiquer et créer des ponts quand on ne peut pas échanger ni se comprendre ? Les auteurs de cette tribune dénoncent les conséquences du délaissement de l’enseignement de la langue arabe en France, l’une des langues les plus parlées au monde, et appellent à un tournant politique.

Écouter les élites politiques et certains médias français parler du monde arabe est un spectacle consternant qui en dit long sur l’ignorance et le mépris dont la culture et la civilisation arabes font actuellement l’objet. Ainsi, l’actuel président de la République, François Hollande, rebaptise «  Daech  » du nom de «  Dash  », et on se souviendra de l’intervention de Nicolas Sarkozy1, alors ministre de l’intérieur, au cours de laquelle il a qualifié les sunnites d’«  ethnie  » et s’est avéré incapable de différencier sunnites et chiites. Et ne parlons pas des spécialistes autoproclamé(e)s, bien implanté(e)s dans les médias, qui dénigrent du haut de leur ignorance le travail de chercheurs spécialistes à la compétence internationalement reconnue. »

La suite sur le site Orient XXI.

Signataires :

SIGNATAIRES DE LA TRIBUNE

- Sobhi Boustani, professeur de littérature arabe moderne à l’Institut national des langues et civilisations orientales (Inalco)  ;

- Pascal Buresi, directeur de recherche au Centre interuniversitaire d’histoire et d’archéologie médiévales du Centre national de la recherche scientifique (CIHAM-UMR 5648/CNRS), directeur d’études à l’École des hautes études en sciences sociales (Ehess), directeur de l’Institut d’études de l’islam et des sociétés du monde musulman (IISMM)  ;

- Chihab Dghim, docteur ès lettres en littérature arabe, qualifié au poste de maître de conférence, au chômage  ;

- Brigitte Foulon, maître de conférences de littérature classique habilitée à diriger des recherches à l’université de Paris III-Sorbonne Nouvelle  ;

- Jean-Claude Garcin, professeur honoraire d’histoire de l’islam médiéval à l’université d’Aix-Marseille  ;

- Marie-Aimée Germanos, maître de conférence en linguistique à l’Inalco  ;

- Pierre Guichard, professeur émérite d’histoire de l’islam médiéval à l’université de Lyon II-Lumière  ;

- Kadhim Jihad Hassan, écrivain et traducteur, professeur de littérature arabe et comparée à l’Inalco  ;

- Pierre Lory, directeur d’étude en islamologie à l’École pratique des hautes études (EPHE)  ;

- Catherine Mayeur-Jaouen, professeur d’histoire contemporaine à l’Inalco, présidente du groupement d’intérêt scientifique (GIS) Moyen-Orient et mondes musulmans  ;

- Christian Müller, directeur de recherche (CNRS) et responsable de la section arabe de l’Institut de recherche et d’histoire des textes (IHRT).

- Jean-Charles Coulon, Chargé de collections pour le domaine arabe à la bibliothèque universitaire des langues et civilisations (Bulac/Inalco) ; secrétaire de rédaction de la revue Arabica.

- Heidi Toelle, Professeur émérite de littérature arabe moderne à l’université Paris III Sorbonne-Nouvelle ; directrice de la revue Arabica.

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