La palette de ses yeux bleus

À 300 km/h, le TGV dessine d’un trait sa trajectoire dans la plaine jetée comme un immense drap, à travers les bois épars et les champs jaunes de colza mûr. Un ciel gris de blancs laisse entrevoir les couleurs d’une trace de vitesse irréelle. Imaginer ce qui pourrait advenir de cet horizon qui se dégage dans les lointains. En voiture-bar, une fillette joue avec son grand-père. Elle essaie de nommer les couleurs qui défilent dans la palette de ses yeux bleus. Les nommer c’est essayer de les retenir, essayer de garder en soi la vitesse de la lumière.

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