[Congo, J-8] : Le mot d’esprit et ses rapports avec la critique

À quelques jours d’une Rencontre internationale d’art contemporain, organisée aux Ateliers Sahm de Brazzaville et avant de s’embarquer pour un atelier de critique d’art, le 4 septembre, donc dans 8 jours, je feuillette quelques journaux sur les rapports entre les peintres et la critique, et j’apprends que Le MoMA (Musée d’Art moderne) de New York, accueillera du 28 septembre au 12 janvier 2014, une exposition Magritte intitulée « Le Mystère de l’Ordinaire ».

René Magritte, L’Assassin menacé, Bruxelles, 1927. Huille sur toile, 150,4 x 195,2 cm. Museum of Modern Art. Kay Sage Tanguy Fund. © 2012 C. Herscovici, Brussels / Artists Rights Society (ARS), New York

Quand le mot d’esprit vient à la rescousse de la raillerie, cela devient cinglant. Exemple parmi les plus beaux sarcasmes en réponse avec cette lettre de Magritte répondant à un critique en 1936 qui raillait sa « curiosité maladive » :

Qu’avait écrit le critique du Soir de Bruxelles ? Le site André Breton nous en donne l’origine, l’article de Richard Dupierreux :

Deux des tableaux moqués par Dupierreux, La Lampe philosophique (1936) :

et Le portrait (1935) :

Fallait-il donc que Magritte accordât grande importance aux propos du critique, plutôt désinvoltes. Cet échange amer s’inscrirait nous rappelle Parisianshoegals dans le contexte d’avant-guerre en Belgique et de l’art dit « dégénéré » par les nazis ou leurs sympathisants pour qui le surréalisme était « démodé ». Pourtant le critique d’art Richard Dupierreux (1891-1957) ne semble pas dans cette mouvance politique. Il était proche du socialiste Jules Destrée pour qui « L’art exige une absolue liberté. Toute contrainte le stérilise ! L’État n’a que des devoirs vis-à-vis de l’art ; il n’a pas de droits » « Art et socialisme », Bruxelles, Journal Le Peuple, 1896.

À noter que sous Le Portrait se cache une œuvre, un fragment de la Pose enchantée, comme la rapporte la presse et la commissaire de l’exposition, Le Mystère de l’Ordinaire, Anne Umland, et un conservateur du MoMA, Michael Duffy, qui sont à l’origine de cette mystérieuse découverte…

Le Portrait de Magritte aux rayons X. Charly Herscovici-ADAGP-ARS, 2013.

 

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